Histoire Harley-Davidson

L’histoire de Harley-Davidson de 1903 à nos jours

L’année 1903 marque la naissance officielle du constructeur de motos Harley-Davidson.

William S. Harley (21 ans) et Arthur Davidson (20 ans), dessinateur et modeleur pour l’usine Bart Manufacturing à Milwaukee (Wisconsin) passent leur temps libre à concevoir un moteur à combustion interne.

Ils étudient les plans du moteur français De Dion-Bouton à la fois fiable et léger. Leur but, dans un premier temps, aurait été de créer le premier moteur hors-bord afin d’atteindre plus vite leurs lieux de pêche favoris sur le lac Michigan.

En lisant les travaux des Allemands Hildebrand et Wolfmuller (qui ont établi les bases de la partie-cycle d’un deux roues motorisé), Bill Harley décide Arthur Davidson de construire une motocyclette. Ils se heurtent à la faible puissance du monocylindre ainsi qu’aux casses à répétition du cadre. Walter (machiniste) et William Davidson (usineur) se joignent à l’aventure. Selon certaines sources, Ole Evinrude, l’inventeur des bateaux hors-bord, aurait participé à la mise au point du carburateur de la Silent Grey Fellow.

En 1902-1903, Les États-Unis comptent pas moins de 200 fabricants de motos dont Thor, Pope, Excelsior et Henderson. Indian, qui sera le grand rival de Harley-Davidson durant un demi-siècle, a été fondée en 1901 à Springfield (Illinois) par Oscar Hedström et George Hendee.

La première Harley-Davidson : la « Silent Grey Fellow »

Harley-Davidson
Walter Davidson, premier président de la firme, prend la pose à cotée de sa Silent Grey Fellow. Nous sommes en 1908.

William « Bill » Harley et les Davidson finissent par construire un monocylindre de 405 cm3 produisant 2 puis 3 ch apte à gravir les côtes sans l’aide des pédales.

En 1905, cette première Harley-Davidson prend la dénomination de « Silent Grey Fellow » soit « L’ami gris silencieux » en raison de sa couleur grise (« Renault Grey ») et de la présence d’un silencieux. Selon la légende, la plupart des premiers motards le déposaient, car ils jugeaient qu’il perturbait le bon fonctionnement du moteur. Ironie de l’histoire, Bill Harley et les Davidson voulaient créer une motocyclette la moins bruyante possible !

Produite de 1905 à 1912, cette Harley-Davidson sera proposée en deux cylindrées : 494 et 800 cm3. Le monocylindre de 800 cm3 titre 6,5 ch et permet à cette moto de tutoyer les 100 km/h.

Le tout premier client de la Harley-Davidson Motor Compagny (ou MoCo) fut Henry Meyer. Sa Silent Grey Fellow passera entre plusieurs mains et parcourra 133.500 km sans qu’il soit nécessaire de changer la moindre pièce !

1909 – 1929 : naissance du premier V-Twin Harley-Davidson : le F-Head

En 1909, William Harley qui s’était inscrit dès 1904 à l’université du Wisconsin afin d’acquérir de solides connaissances en mécanique a terminé son cursus.

Il sait que l’avenir de la moto se fera grâce aux V-Twin très fermés qui permettent de doubler quasiment la puissance du moteur par deux avec un encombrement guère plus important qu’un monocylindre. Ainsi, la Norton à V-Twin Peugeot de 641 cm3 qui a remporté la classe des bicylindres lors du premier Tourist Trophy (1907) s’avère très prometteuse. Depuis juin 1906, Indian propose un V-Twin à 42° de 633 cm3 délivrant 4 chevaux directement dérivé des racers d’usine.

Dans la hâte, il construit le premier V-Twin Harley-Davidson. Cette première mouture est décevante en raison de ses soupapes poussées à l’admission et de l’absence d’un tendeur de la courroie en cuir qui fait office d’embrayage de fortune.

Après ce ratage, le V-Twin à 45° de 819 cm3 reprend du service en 1911. La soupape d’admission est désormais culbutée permettant des régimes moteur plus élevés. Il porte le dénomination de F-head en raison de sa chambre de combustion en forme de « F ».

1909 : Harley-Davidson enregistre sa première commande institutionnelle

En 1909, la police de Chicago passe une commande à la Motor Compagny. C’est une première, mais loin d’être une dernière ! Diverses forces de l’ordre américaines, mais aussi étrangères comme la Belgique, l’ex-Haute-Volta, le Mexique, le Brésil, etc. feront de même. Ces ventes sauveront le constructeur plus d’une fois de la banqueroute notamment lors de la crise économique de 1929.

1915 -1922 : les déménageurs entrent en scène

Harley-Davidson boardtrack racer
Boardtrack racer de 1915

En 1911, William « Bill » Ottaway, ingénieur chargé du service course du constructeur Thor intègre la Motor Compagny afin de seconder dans un premier temps William Harley. Durant l’automne 1913, il prend la direction du Racing Department ou département course de Harley-Davidson.

En novembre 1913, l’écurie Harley-Davidson fait des débuts timides mais prometteurs lors des 300 miles de Savannah avec 7 machines. Irving Janke, le tout premier pilote officiel de la Factory, se classe troisième sur une moto proche de la série (61 ci F-head dite « pocket valve ») derrière une Excelsior et une Indian toutes deux d’usine.

En 1915, Harley-Davidson engage avec Harry « Otto » Walker et Leslie « Red » Parkhurst deux pilotes de premier plan. Ils vont former le noyau dur du team Harley surnommé le Wreckling Crew (Les Démolisseurs) en raison de la domination sans partage des motos de Milwaukee dans la discipline durant son age d’or.

En 1915, Walker gagne les 300 miles de Venice à la moyenne record de 111 km/h. C’est la première victoire dans une course majeure de Milwaukee.

Le 4 juillet 1916, jour de la fête nationale américaine, Irving Janke remporte la course la plus prestigieuse du calendrier étasunien : La Dodge City 300. Il est au guidon d’un tout nouveau racer construit par Bill Ottaway.

Ce V-Twin abandonne les culasses de F-Head (semi culbutées) au profil d’éléments à 4 soupapes actionnés par 2 arbres à cames en tête placés dans un carter « banjo ». Seulement 50 exemplaires de ces racers dispendieux seront construits de 1916 à 1928.

À la fin de l’année 1916, les constructeurs s’accordent pour suspendre leurs activités en compétition du fait de l’entrée en guerre imminente des États-Unis.

Le 22 février 1921, Otto Walker entre dans l’histoire du sport motocycliste en remportant la course de Fresno (Californie) à une vitesse de plus de 100 miles/heure (160 km/h). Cette victoire marque le déclin de cette discipline.

1917 : Harley-Davidson et le premier conflit mondial

Harley-Davidson première guerre mondiale

Le 6 avril, les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne suite aux attaques par des sous-marins allemands de leurs navires civils . Les Harley-Davidson débarquent avec le corps expéditionnaire américain.

À partir de juillet 1917, la MoCo fournit à l’armée américaine un service de formation des soldats motocyclistes pour entretenir les motos de la marque sur les champs de bataille européens.

L’effort de guerre entre 1917 et 1918 sera l’un des tournants de l’histoire et de la rivalité qui ont agité Indian et la Motor Compagny.

Milwaukee a fourni la moitié de sa production soit environ 20 000 motos et side-cars principalement des Model 17F et 17J. De son côté, Springfield a vendu la totalité de sa production à l’armée américaine soit 50 000 machines. Les concessions Indian sont donc restées vides entre 1917 et 1919. Beaucoup n’ont pas survécu à la guerre alors que d’autres sont passées à la concurrence, comprenez Harley ! En effet, Milwaukee a conservé une substantielle production civile.

Aux sorties de la Première Guerre mondiale, Indian a perdu son statut de premier constructeur mondial de motos. En 1920, ce titre échoit à Harley-Davidson qui est présent dans 67 pays à travers plus de 2000 concessionnaires.

1926-1934 : Harley-Davidson Peashooter

L’histoire de la MoCo ne se conjugue pas qu’avec des V-Twins : Ici un Peashooter de 1925 à distribution culbutée.

Ce monocylindre de 350 cm3 (ou 21 cui) à boîte séparée à 3 rapports sera décliné en deux versions diamétralement opposées. Il tire son nom de « cracheur de pois », du bruit de son échappement.

Le monocylindre à soupapes latérales est destiné aux marchés européens et aux pays du Commonwealth qui sont demandeur d’une moyenne cylindrée économique. Cet utilitaire se taillera un joli succès commercial.

La version sportive hérite d’une culasse hémisphérique accueillant deux soupapes culbutées. Très performant avec 22 chevaux pour 84 kg, il sera la machine à battre en flat track aux Amériques mais également en speedway. Le Peashooter marque la fin des courses de boardtrack à la fois dangereuses pour le pilote et le public mais aussi dispendieuses pour les usines.

1927-1928 : la JDH ou la superbike selon Harley

Harley-Davidson JDH 74 ci (1200 cm3) 1928

La Harley-Davidson JDH dites « Two Cam » entre en production fin 1927 (millésime 1928). Elles est déclinée en 2 cylindrées : 1000 et 1200 cm3. La JDH est la première moto sortie de Milwaukee équipée d’un frein à tambour à l’avant. Cet équipement s’avère très utile pour maîtriser l’une des motos de route parmi les plus rapides de son temps. En effet, la version 74 ci (1200 cm3) peut cruisée à 140 km/h et 160 km/h en version libérée.

C’est en fait la déclinaison routière des bicylindres de course à 2 arbres à 2 cames créée par Bill Ottaway en 1919. Cette moto a un rapport poids-puissance exceptionnel de 29 chevaux à 5000 tr/mn pour un poids de 185 kg. Vendue pour un prix équivalent à une Ford Model T, elle ne suivra pas au Krach boursier de 1929. Elle marque également la fin de la commercialisation du V-Twin F-head équipant les Model J.

1929-1972 : le V-Twin Flathead ou « latéral »

Le servi-car à moteur Flathead ou « laté » sera construit de 1932 à 1972 : un record de longévité !

Harley-Davidson lance son nouveau cheval de bataille qui propulse le Model D. Il s’agit d’un rustique V-Twin de 741 cm3 à soupapes latérales délivrant 21 ch. Aux États-Unis, il est surnommé « Flathead » en raison de la forme plate de ses culasses.

Ce bicylindre sera décliné au fil du temps en plusieurs cylindrées : 80 cui (1340 cm3) et 74 cui (1 200 cm3) dès 1930. Il participera, sous la dénomination WLA et WLC, à la Seconde Guerre mondiale au sein des diverses troupes alliées.

Avec cette motorisation, Milwaukee change de stratégie économique et technique. Le moteur F-head semi culbuté de 1911 était à la pointe du progrès alors que le Flathead verse dans l’utilitaire et la réduction des coûts de fabrication.

En 1937, la WL reprend les lignes du Knucklehead avec deux demi-réservoirs et une console centrale.

1936 : le V-Twin Knucklehead

Harley-Davidson Knucklehead
Le Knucklehead : la Harley par excellence !

Malgré une crise économique toujours persistance, la Motor Co lance le Model EL animé par un V-Twin de 1000 cm3  (61 ci) à deux soupapes culbutées par cylindre. Cette motorisation « haut de gamme » prend le surnom de « Knucklehead » en raison de la forme en poing fermé de ses deux caches culbuteurs. Ce bicylindre de 45 ch est le plus grand bon en avant technologique réalisé par Milwaukee depuis le V-Twin F-head de 1909.

Le Knucklehead inaugure le réservoir Fat Bob et un nouvelle partie cycle ainsi qu’une lubrification en circuit fermé. Le Knucklehead est l’archétype du moteur Harley-Davidson : un bicylindre en V à 45° à 2 soupapes culbutées par cylindre. En 1940, il est décliné en 74 cui (1212 cm3) et délivre 50 ch.

1941 : Harley-Davidson durant la Seconde Guerre mondiale

Harley-Davidson WLA
Une belle brochette de WLA !

Après l’attaque du 7 décembre 1941 sur Pearl Harbor, toutes les capacités de production de l’usine se tournent vers l’effort de guerre.

L’usine de Milwaukee tourne à plein régime et produit environ 88.000 WLA et WLC durant la Seconde Guerre mondiale réparties au sein de toutes les forces alliées. Le stock de pièces permet d’en construire pas moins de 30 000 exemplaires supplémentaires !

La WLC, fabriquée au Canada d’où son « C » sera produite à 20 000 exemplaires. Elle diffère de la WLA par un filtre à air rond, un tan-sad, une béquille centrale et des bouchons de réservoirs sans chaînette.

On estime que l’URSS a reçu à elle seule près de 30 000 WLA sous la désignation «  WSR ». L’armée française (désignation WLA-F) en perdit la majorité en Indochine et le reste en Algérie. En novembre 1944, le War Production Board (bureau pour l’effort de guerre) autorise Milwaukee à reprendre sa production civile.

1948-1965 : le V-Twin Panhead

Electra Glide 1965
Le moteur Panhead tire sa révérence avec la sortie en 1965 de l’Electra Glide dotée d’un démarreur électrique.

Ce bicylindre tire son surnom de ses couvres culbuteurs chromés en forme de poêle à frire (« pan », en anglais). Il est pour beaucoup « Le » moteur Harley-Davidson par excellence, car il est plus abouti que le Knucklehead.

Les deux évolutions majeures de ce V-Twin sont des culasses en alliage d’aluminium et des poussoirs hydrauliques. Ces culasses en alliage apportent accessoirement un léger gain de poids mais surtout dissipent mieux la chaleur que celles du Knucklehead en fonte.

Comme sur les automobiles de Detroit, la distribution du Panhead reçoit des poussoirs hydrauliques qui réduisent les bruits mécaniques et facilitent l’entretien. La puissance du moteur Panhead dans ses premiers millésimes reste inchangée par rapport aux Knucklehead soit 50 chevaux dans sa version 1200 cm3 puis s’établit à 55 ch en 1956.

Un filtre à huile placé derrière le kick fait son apparition. Le bas moteur demeure quasiment inchangé par rapport à un Knucklehead de 1936. Au niveau de la partie cycle, le Panhead adopte le cadre rigide dit « Wishbone ».

Dès 1949, le Panhead troque son antique fourche springer contre un élément hydraulique mis au point pour la moto militaire expérimentale, « Harley-Davidson XA 750». Le Panhead prend alors le nom d’Hydra Glide.

1966-1970 : Le Pan-Shovel ou Early-Shovel

En 1966, le V-Twin Panhead reçoit un haut moteur totalement redessiné alors que le bas moteur reste inchangé. Ce moteur de transition améliore la lubrification de la distribution qui était le point faible du Panhead

grâce à une nouvelle épure du haut moteur, les nouveaux caches culbuteurs font également office de support pour les culbuteurs : deux axes soutenus par les caches culbuteurs passent à travers les deux culbuteurs creux de chaque cylindre. Comme de coutume, ce moteur tire son nom de la forme de ses caches culbuteurs qui sont pour l’occasion en forme de « tête de pelle » ou « Shovelhead ». Contre toute attente, ce bicylindre dans sa version FLH Electra est plus performant avec 60 chevaux que le V-Twin qui lui succédera, le Shovelhead donné pour 58 ch et 95 Nm de couple.

1970-1984 : Le V-Twin Shovelhead

Harley-Davidson histoire
Le FX (FXB) pourrait illustrer la pochette de l’album « black to black » d’AC/DC également sorties en 1980.

Après avoir revu le haut moteur en 1966, les ingénieurs de Milwaukee nous livrent un bas moteur du Big Twin à boîte séparée totalement repensé pour l’année 1970.

Le carter moteur du Shovel reçoit un alternateur en lieu et place de la magnéto alors que l’allumage par vis platinées se loge dans le couvercle de distribution comme sur le Sportster. Cette pièce en forme de cône lui donne le surnom peu usité de « Cone Motor ».

Ce moteur bimétallique (culasses en aluminium et cylindres en fonte) adopte également un nouveau couvercle de transmission primaire intégrant une trappe d’accès (ou Derby Cover) permettant de régler la tension de l’embrayage. La cylindrée du Shovelhead reste inchangée avec 1208 cm3 soit 74 ci.

En 1972, quatre ans après la sortie de la Honda CB750 Four, il reçoit un frein avant à disque surnommé « banane » en raison de la forme de l’étrier.

En 1978 et afin de répondre aux premières normes de limitation de la pollution, une version de 1340 cm3 est proposée en option sur les Electra Glide. L’année suivante, tous les Big Twin adoptent cette cylindrée.

En 1980, le bicylindre de 1340 cm3 se dote d’une courroie finale. La FLT Tour Glide reçoit une boîte à 5 rapports et un montage « souple » du moteur réduisant les vibrations moteur.

En fin de carrière et miné par les normes environnementales, le magasine Cycle le passe au banc de puissance. Les résultats sont les suivants : 51 chevaux à 5.000 tr/mn et un couple de 84 Nm ou 8,6 m. Kg à 4000 tr/mn. Cette faible puissance est à mettre au crédit d’un taux de compression très bas (7,4:1) afin de limiter les risques d’auto-allumage du mélange. Bref, il est temps de passer à autre chose et cela sera fait en 1984 avec la commercialisation d’un Big Twin moderne : le V-Twin 1340 Evolution.

Chronologie de la marque Harley-Davidson

1901-1909 : au début était le mono

1901 – William S Harley âgé de 21 ans conçoit le plan d’un moteur pouvant s’adapter dans une partie-cycle de vélo.

Toujours en 1901, Oscar Hedstrom et Oliver Hendee fondent Hendee Manufacturing Company qui deviendra en 1923 la marque « Indian ».

1903 – William « bill » Harley and Arthur Davidson donnent naissance à la première Harley-Davidson. Elle est équipée d’un monocylindre de 405 cm3 ou 24,74 ci (course de 89 mm pour un alésage de 79,37 mm). William Harley est nommé ingénieur en chef alors que Arthur Davidson se charge de la partie commerciale.

1905 – Carl Herman Lang, un homme d’affaires de Chicago, devient le tout premier concessionnaire (« official dealer ») en prenant livraison de trois Silent Grey Fellow.

1906 – La Motor Compagny construit son premier atelier sur Chestnut Street (l’actuelle Avenue Juneaux qui demeure toujours le siège du constructeur). La firme emploie alors 6 ouvriers et fait imprimer son premier catalogue.

1907 – Le 17 septembre, Walter Davidson devient le premier président de la Harley-Davidson Motor Compagny.

1908 – Naissance de la Ford T qui sera produite jusqu’en 1928. Les trois principaux constructeurs ou « Big Three » (Harley-Davidson, Indian et Excelsior) subiront la concurrence de cette automobile dont le prix ne cessera de baisser durant ses deux décennies de production.

1908 – Walter Davidson (32 ans) remporte l’endurance de « New York’s Catskill Mountain » sur sa Silent Grey Fellow personnelle. Le week-end suivant, Walter gagne un Economic Run à Long Island en parcourant 188 miles avec un gallon d’essence. Après ces victoires, les concessionnaires voient leurs ventes s’envoler.

1909 – Bill Harley conçoit un premier V-Twin de 811 cm3 qui délivre 7 ch.

1910-1919 : un V-Twin de plus en plus performant et évolué

1910 – La Motor Compagny utilise pour la première fois le logo dit «  Bar and Shield ». Il sera déposé l’année suivante. Naissance de la branche Harley-Davidson MotorClothes® avec la fourniture à ses clients de vêtements en cuir. La fameuse marque de blouson Schott ne verra le jour qu’en 1913.

1911 – Le V-Twin de 1909 est commercialisé avec une culasse semi-culbutée dite « F-head » ou « pocket valve ».

1912 – Plus de 200 concessionnaires sont répartis dans le pays et la marque est présente même au Japon.

1913 – Le Racing Department, ou département course, dirigé par William « Bill » Ottaway est fondé.

1914 – Commercialisation de side-cars. Une boîte de vitesse à 2 rapports est placée dans le moyeu de la roue arrière. La concession Dudley Perkins ouvre à San Francisco. C’est le plus vieux official dealeur toujours en activité.

1915 – Les transmissions primaire et secondaire par chaînes passent du même côté. Une boîte à 3 rapports équipe le V-Twin

1916 – Parution du journal The Enthusiast et première victoire de Harley-Davidson lors de la fameuse course de Dodge City.

1916-1917 – Le général John Pershing utilise pour la première fois des Harley-Davidson à des fins militaires afin de mater la guérilla du Chihuahua menée par Pancho Villa et Emilio Zapata.

1917 – Milwaukee a fourni un tiers de sa production à l’US Army ainsi qu’un service de formation de mécaniciens militaires. Après guerre, cette entité formera les mécaniciens des concessions.

1918 – Le caporal Roy Holtz est le premier soldat américain à entrer en Allemagne. Il pilote, comme il se doit, une Harley-Davidson.

1919 – Commercialisation du modèle Sport (1919-1923) propulsé par un bicylindre à plat dans le sens de la route de 585 cm3. Cette moto très silencieuse sera un échec commercial sauf en Italie.

1920-1929 : Numéro Un mondial

1920 – Harley-Davidson est désormais le premier constructeur mondial de motos. La marque est présente dans 67 pays avec plus de 2000 concessionnaires.

1925 – Révolution esthétique et technique à Milwaukee ! Les motos sont plus basses grâce à un nouveau cadre et des roues de plus faible diamètre. Le réservoir adopte un profil effilé en « goutte d’eau » ou « teardrop ». « Smokey » Joe Petrali devient le premier pilote d’usine salarié.

1926 – Commercialisation du Peashooter. Ce monocylindre de 350 cm3 (21 ci) est décliné en deux versions selon la distribution latérale (B) ou culbutée (A).

1928 – LeV-Twin Two Cam en 61 ci (1000 cm3) et 74 ci (1200 cm3) ou JDH coiffe la gamme JD.

1928 – Un frein avant fait son apparition sur le Model J mais peu de bikers équipent leur moto de cette option.

1929 – Commercialisation du Model D propulsé par un V-Twin de 740 cm3 ou 45 cui à soupapes latérales.Le Krach d’octobre va jeter les États-Unis, puis le monde, dans la pire récession économique de son Histoire. La firme de Milwaukee quoique prospère (23.989 motos vendues en 1929) ne sera pas épargnée.

1930-1939 : Harley-Davidson face à la grande dépression

1932 – Commercialisation du servi-car qui sera produit  jusqu’en 1972 ! Ce tricycle est un véhicule utilitaire multitaches grâce à un coffre arrière d’une capacité d’emport de 250 kg. Le coffre sera d’abord en bois puis plus tard en matériau composite. Le servi-car se décline en différentes versions afin de répondre aux besoins du postier, du livreur de journaux, de la contractuelle, du vendeur de glace, etc.

1932« Smokey » Joe Petrali remporte à la fois le championnat de Hillclimbing et de flat track 1932 qui se déroulent alors sur une seule épreuve. Il rééditera cet exploit jamais égalé en 1933, 1934 et 1935.

 L’American Motorcyclist Association (AMA) lance le championnat de dirt track avec la Class A réservée aux prototypes et la Class C réservée aux Flathead dérivés de la série. Le contexte économique fait que cette catégorie va rencontrer un grand succès notamment après la Seconde Guerre mondiale.

1935 – La société pharmaceutique Sankyo achète pour 30 000 $ la licence de production des Harley-Davidson 750 et 1200 cm3 pour le Japon sous le nom Rikuo qui signifie « roi de la route ». Il s’agit de la première moto construite au Japon ! La marque fera faillite en 1960. Beaucoup de GI, durant la Seconde Guerre mondiale, se demanderont ce que font des Harley-Davidson en Asie !

1936 – Commercialisation du Knucklehead  et d’un Flathead de 1340 cm3 (80 cui).

1937 – En mars, Joe « smokin » Petrali devient l’homme le plus rapide à Daytona Beach au guidon d’un Knucklehead partiellement caréné qui atteint 218,02 km/h. Les premiers modèles WL sortent de Milwaukee.

La première édition de la Daytona 200 qui se déroule sur un circuit de 3,2 miles alternant plage et route voit la victoire de Ed Kretz sur Indian Scout.

1938 – Ben Campanale impose à Daytona sa Harley-Davidson WLDR 750. Le Jackpine Gypsies Motorcycle Club organise sa première course à Sturgis (Dakota du Sud).

1940-1949 : de la WLA au Big Twin Panhead

1941 – Le département de la défense passe commande de 1000 exemplaires de la Harley-Davidson militaire XA 750. Le 7 décembre, les États-Unis entrent dans le second conflit mondial. Toutes les capacités de production de l’usine se tournent vers l’effort de guerre.

1943 – Décès de William S. Harley.

1941-1945 – Harley-Davidson produit 88 000 WLA et WLC pour toutes les forces alliées.

1946 – Production des flat racer WR et naissance des premiers MC « outlaw » en Californie.

1947 – Incidents d’Hollister (Californie) lors de la fête nationale entre les premiers bikers et la police. Ce fait divers mineur sera porté sur grand écran avec l’Equipée Sauvage en 1953.

1948 – Commercialisation d’un nouveau V-Twin décliné en 1000 et 1200 cm3 surnommé « Panhead » en raison de ses caches culbuteurs en forme de poêle. Les principales nouveautés de ce bicylindre sont des culasses en aluminium et des poussoirs hydrauliques.

Au titre des dédommagements de guerre, la Motor Compagny propose un petit monocylindre 2 temps de 125 cm3 de 3 ch de la firme allemande DKW. Commercialisé sous le nom de Model S, il est plus connu sous le nom de Hummer. La BSA Bantam est également un clone de la DKW RT125.

1949 – Greffe d’une fourche hydraulique équipant la XA 750. Le Big Twin Panhead prend logiquement le nom d’Hydra Glide.

1950-1959 : naissance du Sportster et domination sans partage en course

1950 – Arthur Davidson ultime survivant des quatre fondateurs de la marque, disparait à l’age de 69 ans dans un accident de voiture.

1952 – Rentrés au pays, les GI stationnés en Grande-Bretagne ont pris goût aux motos britanniques. Les ventes d’Anglaises explosent et les Américains qui ont le sens de la formule appelle cela, « The British Invasion ». Pour contrecarrer ce phénomène, Harley-Davidson lance une moto légère équipée d’un bloc moteur (boîte et moteur units) à soupapes latérales. Ce sont la Harley-Davidson Model K pour un usage routier et les racers Harley-Davidson KR pour le flat track et KRTT pour le circuit

1953 – Alors qu’Harley-Davidson fête son cinquantenaire sans faste, Indian, le rival de toujours, ferme ses portes. Paul Golsmith au guidon d’une KRTT remporte les 200 miles de Daytona.

Sortie du film  L’Équipée SauvageThe Wild Ones ) avec Marlon Brando et Lee Marvin.

1954 – Une nouvelle formule du championnat de flat track voit le jour. Joe Leonard gagne 8 courses de la première édition du « AMA Grand National Championship » sur une KR préparée par Tom Shifton. Le pilote californien remportera les titres 1957 et 1958 en flat track et il remportera également les éditions 1957 et 1958 de la Daytona 200.

1956Elvis Presley au guidon d’une KH fait la Une de The Enthusiast, le magasine fait par Harley.

1957 – Naissance du Sportster. Il s’agit d’un Model K de 883 cm3 sur lequel les ingénieurs de Milwaukee ont greffé deux culasses à soupapes culbutées. Le Sportster est l’outil pour contrecarrer l’importation massive (70 à 80% de la production totale) des motos anglaises vers les États-Unis.

1958 – Naissance du Big Twin Duo Glide qui reçoit une suspension arrière à doubles amortisseurs hydrauliques.

1960-1969 : la décennie Pan-Shovel

1960 – Harley-Davidson prend conscience que le marché des petites cylindrées peut être très lucratif . Pour se faire, Milwaukee produit un scooter, le Topper (1960-1965). Dans la foulée, le constructeur américain prend le contrôle d’Aermacchi qui fabrique d’excellents monocylindres 4 temps en position horizontale de 250 et 350 cm³. Brad Andres remporte la dernière Daytona 200 se déroulant en partie sur la plage de la cité balnéaire.

1962 – Harley-Davidson prend le contrôle de 60% de la société Tomahawk Boat Manufacturing Company qui construit des coques de bateaux en fibre de verre. Milwaukee a conscience de l’importance à venir de ce matériau dans l’habillage des motos.

1963 – Willy G. Davidson (petit fils de l’un des fondateurs) intègre le bureau du style de la firme de Milwaukee.

1964 – Le Servi Car reçoit un démarreur électrique.

1965 – Le Big Twin Panhead de la Duo Glide est la la première Harley-Davidson à recevoir un démarreur électrique d’où la dénomination « Electra ». Cette moto prend logiquement l’appellation d’Electra Glide.

le 21 octobre, George Roeder « aux manettes » d’un streamliner motorisé par un monocylindre Aermacchi bat le record du monde de vitesse en 250 cm3 à 177.225 mph (285.3 km/h). La Motor Compagny ouvre son capital.

1966 – Le V-Twin Panhead de 1948 reçoit un nouveau haut moteur surnommé Shovelhead en raison de ses caches culbuteurs en forme de tête de pelle. Souvent baptisé « Pan-Shovel », il s’agit d’un V-Twin de transition car le bas moteur reste celui du Panhead.

1967 – Brigitte Bardot enregistre le 45 tours « Harley-Davidson » écrit par Serge Gainsbourg.

1968 – En octobre et suite à la pression des constructeurs européens et japonais , l’AMA abandonne la règle d’équivalence instaurée en 1933 qui favorisait la distribution latérale et donc la Motor Compagny. Désormais, les motos doivent simplement faire moins de 750 cm3. Cette directive entre en vigueur pour la saison 1969.

Cal Rayborn sur une KRTT remporte les 200 miles de Daytona. Il rééditera cet exploit l’année suivante.

1969 – La Honda CB750 Four est commercialisée et dynamite un monde de la moto assoupi depuis trop longtemps ! Cette Japonaise au caractère volontairement coupleux est une concurrente directe des Anglaises, mais aussi des machines conçues à Milwaukee.

La société American Machine and Foundry Company (AMF), spécialisée dans les loisirs ( Bowling, jeux d’arcade, etc.) prend le contrôle de Harley-Davidson. Pour lutter contre une concurrence de plus en plus féroce des motos japonaises, AMF choisit de faire l’impasse sur le contrôle qualité durant la décennie suivante.

Mert Lawill gagne l’AMA Grand National Championship en dirt track.

Le road movie Easy Rider, joué par Dennis Hopper et Peter Fonda, remporte le prix de la première oeuvre lors du Festival de Cannes 1969.

1970-1979 : les années Shovelhead

1970  – Suite à la refonte de la réglementation qui régissait les courses de 1968, Dick O’Brian, patron du service racing de la Motor Co, construit dans l’urgence le racer XR 750.

À Wendover, Utah, Calvin Rayborn établit un record du monde de vitesse en atteignant 424 km/h aux manettes d’un cigare ou streamliner propulsé par un moteur de Sportster Ironhead.

Harley-Davidson lance la FX 1200 Super Glide très influencée par le mouvement Custom. La Super Glide inaugure un nouveau genre de moto appelé « custom » en Europe et « cruiser » aux USA. Cette moto est le croisement entre un Big Twin FLH (cadre et motorisation) et une partie avant de Sportster (XL).

1971 – Le Sportster abandonne sa cylindrée « historique » de 883 cm3 pour 1000 cm3 (61 cui). Il reçoit dans la foulée de nombreuses améliorations.

1972 – Harley Davidson greffe sur l’Electra Glide un frein avant à disque pincé par un étrier dit « banane » en raison de sa forme. Le XR 750 est totalement repensé avec un moteur entièrement réalisé en aluminium.

1973 – Le modèle FX abandonne le réservoir « Fat-Bob » de 3,5 gallons en deux parties pour un élément monocorps.

1974 – Ouverture de l’usine de York (Pennsylvanie).

1974 – Fin de la production du Servi-Car produit depuis 1932 !

1976 Jay Springsteen remporte consécutivement les championnats de dirt track 1976, 1977 et 1978 au guidon de la XR 750.

1977 – Le Sportster café racer ou XLCR dessiné par Willie G. Davidson est présenté à la presse durant la Bike Week de Daytona.

1978 – Scott Parker rejoint le team officiel Harley-Davidson de flat track. Il va devenir le pilote le plus titré de l’histoire du constructeur avec pas moins de 93 victoires et 9 Grand National en 10 ans de carrière.

Un V-Twin Shovelhead de 1340 cm3 (80 ci) est proposé en option sur la gamme Electra Glide.

1979 – Au niveau commercial, Harley-Davidson ne représente plus que 20 % des immatriculations aux USA contre 80% en 1969 ! AMF cherche un moyen de s’en séparer. Aermacchi est revendue aux frères Castiglione qui fondent Cagiva.

Lancement du FXEF « Fat Bob » équipé d’un réservoir d’essence en deux parties et d’un garde-boue court chipé au Sportster. La gamme FX hérite du V-Twin Shovel de 80 ci.

1980-1989 : le renouveau avec le V-Twin Evolution

1980 – Sortie des cruisers Wide Glide ( FXWG) et Sturgis (FXB) dans une cylindrée de 1340 cm3. Cette dernière produite à 5687 exemplaires inaugure une transmission finale par courroie en Kevlar.

1981 – En février, un groupe de 13 investisseurs amené par Vaughn Beals rachète Harley-Davidson à AMF pour 80 millions de dollars.

1982 – Les établissements Borie deviennent l’importateur officiel du constructeur pour la France.

La Super Glide II dessinée par Erik Buell est commercialisée. Son bicylindre est monté « souple » et elle reçoit une boîte à 5 rapports.

1983 – Naissance du HOG acronyme  de « Harley Owners Group ».  En 2000, il regroupait 500.000 membres. Le Sportster XLX 61 est la première moto du nouveau directoire. Ce millésime marque la commercialisation du Sportster XR1000 directement dérivé de la XR750.

Le 1 avril 1983, le président des États-Unis, Ronald Reagan instaure une surtaxe sur les importations de motos japonaises de plus de 700 cm3 pour une durée de 7 ans après une demande du directoire de la MoCo.

1984 – Mise sur le marché du Big Twin Evolution et de la partie-cycle Softail. Dès 1986, le Sportster adopte également un bicylindre entièrement fait en aluminium.

1986 – Sortie du Softail Heritage (FLST). Le 27 juin, Harley-Davidson propose à la vente deux millions d’actions à 11 dollars l’unité. Le succès boursier est au rendez-vous et la firme se constitue un jolie trésor de guerre lui permettant de voir l’avenir sereinement. Milwaukee demandera même l’année suivante l’abrogation de la surtaxe à l’importation des motos nipponnes.

1987 – Le 1 juillet, Harley-Davidson est coté à Wall Street.

1988 – Renaissance de la fourche à parallélogramme avec le Springer Softail (FXSTS).

1989 – Harley-Davidson détient désormais à elle seule plus de 54% du marché des gros cubes en Amérique du Nord.

1990 – Lancement du Fat Boy (FLSTF).

1990-1999 : Harley-Davidson est au top de sa forme

1991 – La Dyna Glide Sturgis inaugure le cadre baptisé « Dyna » qui s’avère moins onéreux à fabriquer, car mécanosoudé. Ce nouveau châssis ne possède pas les qualités dynamiques du cadre FX de 1982 dessiné par Erik Buell. Par contre, il est nettement plus esthétique et permet de redonner aux Dyna le look des FX des années 70.

1992 – La totalité de la gamme adopte une transmission finale par courroie. C’est une première dans le monde de la moto. Cette technologie comporte de nombreux avantages : faible entretien, propreté, grande durée de vie et elle transmet la puissance de façon plus douce.

1993 – Harley-Davidson prend quelques pour cent de la société Buell Motorcycle Company afin d’être présent sur le segment des sportives et des roadsters. La MoCo lui fournit des V-Twin de Sportster depuis 1983.

1994 – Après des années d’abstinence, Harley-Davidson dévoile un programme ambitieux en Superbike avec la  VR 1000. Ce racer est animé par un bicylindre à refroidissement liquide, ouvert à 60° avec une distribution à deux arbres à cames en tête par cylindre. 200 versions routières seront nécessaires pour son homologation en compétition. Cette moto ne gagnera aucune course !

1995 – Une injection électronique de marque Magnetti-Marelli est greffée sur certaines Electra Glide en raison d’un futur durcissement des normes antipollution.

19961200 Sporster Sport . Milwaukee ouvre une unité à Franklin (Wisconsin) dédiée aux pièces et accessoires.

1997 – Un nouveau centre de design de 20.000 m2 ouvre à Milwaukee et les Sportster sont désormais assemblés dans la nouvelle usine de Kansas City d’une superficie de 30 000 m2.

1998 – Un site de sous-traitance est ouvert à Manaus (Brésil).

Harley devient actionnaire majoritaire de la Buell Motorcycle Company en achetant 49% des actions de la firme d’East Troy.

Les gammes Dyna (FX) et Touring ( FL) reçoivent le nouveau V-Twin de 1450 cm3 (88 ci) baptisé Twin Cam.

2000-2009 : entre année du centenaire et crise économique

2000 – En juin, Harley-Davidson abandonne son long combat judiciaire auprès du service des brevets pour déposer le son de ses V-Twin.

Le moteur Twin Cam 88 B ( à arbres d’équilibrage) équipe les modèles Softail.

2002 – La V-Rod ou VRSC, acronyme de « V-Twin Racing Street Custom », est propulsée par un bicylindre ultra-moderne calé à 60° refroidi par eau à doubles arbres à cames en tête actionnant 4 soupapes par cylindre et alimenté par injection. Il a été développé en partenariat avec Porsche.

2003 – Centième anniversaire du constructeur. Pour l’occasion, l’ensemble de la gamme 2003 se pare d’une peinture noire et argent et de logos « 1903-2003 » sur le réservoir. En France, Harley-Davidson représente 3,61% des immatriculations de motocyclettes de plus de 125 cm3.

2004 – En dragster, la V- Rod Screamin’Eagle/Vance & Hines remporte la catégorie pro stock. C’est le premier titre d’un bicylindre dans cette classe où les quatre pattes faisaient la loi.

2006 – Nouvelle motorisation avec le Twin Cam 96 d’une cylindrée de 1584 cm3 associée à une boîte à 6 rapports.

2008 – En août, la Motor Compagny rachète pour 70 millions d’euros MV Agusta.

Harley-Davidson inaugure à Milwaukee son musée accueillant 400 motos sur une superficie de 12 000 m2.

2009 – La XR1200 inspirée par la XR750 est la première Harley de l’histoire spécialement conçue pour les Européens. Puissante (91 ch) mais lourde (250 kg à sec), elle ne rencontrera qu’un succès d’estime.

Suite à la crise de 2008 dite des subprimes, Milwaukee réduit la voilure en revendant MV Agusta et liquide Buell.

2010-2020 : En panne d’inspiration…

2010 – Commercialisation du Sportster Forty Eight .

2012 – Le Twin Cam 103 (1690 cm3) équipant les modèles Touring depuis 2010 est généralisé à tous les Big Twin.

2014 – Adoption de l’ABS. Mise sur le marché de la Street 750 soit la première moto frappée du Bar & Shield construite hors des Etats-Unis ! En Inde à l’occurence.Dans la foulée, Harley-Davidson dévoile sa moto électrique LiveWire.

2016 – Milwaukee met un terme à la production de la V-Rod car elle est non conforme avec la norme Euro 4. La MoCo présente avec le Big Twin Milwaukee Eight coiffé de culasses à 4 soupapes par cylindre la 8e itération de son V-Twin.

2017 – Arrêt de la gamme Dyna lointaine descendante de la FX 1200 Super Glide de 1970. Une nouvelle partie-cycle Softail 67% plus rigide équipe désormais tous les cruisers.

2020 – Milwaukee annonce l’arrêt de la commercialisation du Sportster eu Europe car il ne répond pas aux normes Euro 5 qui entrent en vigueur en 2021. C’est un coup très dur pour le constructeur car cette machine très populaire était la machine d’entrée dans l’univers Harley.

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