Nous avons sélectionné 10 motos accessibles financièrement permettant de réaliser un café racer ou un scrambler. Il s’agit d’un tour d’horizon des bases mécaniques les plus préparées par les custom builders de la planète.
Le café racer de nos jours
Ce style de moto personnalisé existe sous 2 formes : le café racer conçus par des grands constructeurs (BMW, Royal Enfield, Triumph, etc.) et ceux fabriqués par les custom builders ou des amateurs. Dans cet article, nous nous intéressons aux bases mécaniques les plus couramment utilisées pour les construire. Nous mettons en avant la difficulté à personnaliser telle ou telle machine si vous êtes un néophyte en matière de mécanique. Vous pouvez également faire vos premières armes en tant que custom builder en préparant un café racer sur base de 125. Celle-ci vous permettra d’acquérir des compétences et d’acheter l’outillage.
Quelle base à privilégier pour construire un café racer ?
Bien entendu, rien ne vous empêche de préparer des machines « exotiques » (2-temps, Italiennes, etc.) mais la tache risque d’être plus ardue notamment pour des raisons de disponibilité des pièces mécaniques.
Ces dix bases sélectionnées des années 70 à 90 pour créer un café racer disposent :
- De moteurs fiables sans les tracas de l’électronique des motos modernes (hormis les BMW K75 et K100 dotées d’une injection).
- Un frein à disque à l’avant voire un double disques (souvent optionnel à l’époque) que l’on optimisera (durites aviations, plaquettes modernes, etc.)
- Ces motos sont dotées d’un cadre tubulaire permettant de raccourcir la boucle puis d’y souder une boucle arrière courte.
1 – Yamaha XS650 : le charme d’une Anglaise
Produite de 1970 à 1983, la Yamaha XS650 est la copie nippone de la Triumph Bonneville construite à Meriden, la fiabilité en plus !
- Les + : Caractère « rugueux » d’une anglaise avec un calage moteur à 360°, large choix de pièces pour doper le Twin suite à une utilisation en en side-car cross, Flat tracker légitime !
- Les – : Cote même pour les modèles custom (à partir de 3 800 €) .
2 – La Yamaha SR500 : la base idéale des débutants
Ceux qui n’ont jamais tenu la moindre clef de 12 ou fait la moindre vidange pourront s’aventurer à customiser la Yamaha SR 500 (1978-1998). Aussi déclinée en 400 cm3, elle partage le même monocylindre que la XT 500.
- Les + : Facile à restaurer et à préparer, look, moto culte au Japon disposant d’un catalogue de pièces digne d’une Harley-Davidson
- Les – : Cote soutenue (3 000€), prestations mécaniques modestes (31,5 ch et 36,3 Nm de couple).
3 – Honda CB : un grand classique
Honda propose dans les années 60-70 un vaste panel de quatre cylindres : CB500,CB350, CB750 ou CB750 F2. Les 750 F1 et F2 représente une prise de choix en raison d’un disque à l’avant et à l’arrière et une cote contenue (4 800 €) .
- Les+ : Fiabilité et qualité de fabrication
- Les – : Four « fade », Plus coupleux que puissante (CB750), Lourd (Honda CB750)
4 – Suzuki GS : cœur de Katana
En 1977, la firme d’Hamamatsu fait une croix sur le 2-temps en commercialisant deux 4 cylindres en ligne 4-temps : Suzuki GS 500 et GS750. Ils sont accompagnés d’un bicylindre GS400 à double arbres à cames en tête (DOHC). Ce Four sera décliné en 1000 cm3 (1978), 850 cm3 (1979) et finalement 1100 cm3 en 1981.
- Les + : moteur rageur, 2 disques à l’avant sur la plupart des modèles (GS750), prix (dès 2500 € pour un GS 400)
- Les – : On cherche…
5 – Honda CX500 & CX650 : plus qu’une copie de Moto Guzzi
Les Honda CX500 et CX650 (1977-1983) cochent toutes les cases de la parfaite base pour un café racer. Le V-Twin ultra rageur (rupteur à 11 000 tr/mn malgré une distribution culbutée) lui permet d’atteindre sans mal 180 km/h.
- Les + : architecture du V-Twin « raffiné », robustesse, bon rapport poids-puissance ( Honda CX650 roadster : 65 ch pour 212 kg tous pleins faits).
- Les – : moteur sophistiqué, refroidissement liquide, moto recherchée (rien sous les 2500 €).
6 – Kawasaki W650 & W800 : mécanique suisse
Construite de 1999 à 2007, la Kawasaki W650 est la première moto néo-rétro de l’histoire. La W650 prend son inspiration du tout premier gros cube du constructeur : la Kawasaki W1 de 1965, copie de la BSA A10. Hier comme aujourd’hui (W800), son bicylindre vertical délivre une puissance modeste (- 50 ch) malgré la présence d’une distribution acatène entrainant 4 soupapes par cylindre.
- Les + : caractère du bicylindre vertical identique à une anglaise vintage (calage à 360°), permis A2, look vintage de série Classic Ride
- Les – : puissance limitée et cote (4 800 €)
7 – Yamaha Virago (1987-1998) : esprit Vincent
Les Yamaha Virago ( XV750, XV920, XV1000 et TR1) de première génération (1981-1984) sont de très bonnes bases mécaniques pour réaliser un scrambler ou un café racer. Nous avons écrit un article sur la préparation de la Yamaha XV Virago en cafe racer.
- Les + : Tarif (dès 1500€), V-Twin, Suspension cantilever
- Les – : Difficile à personnaliser en raison de sa partie-cycle custom.
8 – BMW Serie R & Monolever : un flat twin au prix fort
Les BMW R et Monolever sont très prisées pour réaliser aussi bien un café racer qu’un scrambler. Revers de la médaille, la côte a explosé malgré une diffusion à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.
- Les + : Moteur simple et fiable, facile à customiser, nombreuses pièces désormais permettant de réaliser un café racer ou un scrambler.
- Les – : Éviter la BMW R45 (seulement 27 ch pour 185 kg), prix
9 – Sportster 883 & 1200 Evolution
Le Sportster est une moto conçue en 1957 par Harley-Davidson afin de contrecarrer les ventes records d’anglaises aux États-Unis. Il possède donc un ADN sportif comme l’atteste le XR 1000 ou le café racer XLCR.
- Les + : V-Twin coupleux, fiable et puissant (1200 cm3), nombre de pièces disponibles, bonne base pour un street tracker.
- Les – : Poids (250 kg) et cote (N’imaginez pas dégotter un Sportster 883 sous les 5200 €)
10 – BMW K75 & K100 : l’originalité au pouvoir
Un article évoquant les particularités et la préparation des 3 et 4 cylindres bavarois (1983-1992) a déjà été publié sous l’intitulé : BMW K75 & K100 : Préparation cafe racer.
- Les + : Prix, fiabilité automobile.
- Les – : Caractère moteur peu jouasse et difficile à customiser (injection électronique).
N’oublions pas les roadsters basiques des années 1990-2000

Les constructeurs japonnais ont construit à partir des années 90 jusqu’au mitan des années 2000 des pelletées de 4 cylindres bons à tout faire reprenant le look des roadsters des années 70-80. Appelées à l’époque « basiques », ces roadsters représentent un gisement inépuisable de bases mécaniques pour réaliser à moindre coût un café racer. Nous pouvons citer :
- Honda CB750 Seven Fifty (1992-2003)
- Kawasaki Zephyr 750 (1991-1996)
- Suzuki Bandit 600 et Bandit 1200 (1995-2000)
- Yamaha XJR 1300
Les « basiques » : Une customisation moins facile que sur une moto « vintage »
Attention, la partie arrière du cadre de ces motos nécessite plus de travail qu’un Four des années 70-80 pour y souder une boucle permettant d’installer un dosseret. Cela est du à la présence d’un bâti supportant le garde-boue arrière.
Notre sélection de café racer pour les permis A2
Ces roadsters des années 90-2000 regorgent de moyennes cylindrées utilitaires pouvant convenir à un jeune permis. La moto qui ne doit dépasser 35 kW ou 47,5 ch doit recevoir une bride mécanique proposée par le constructeur et installée en concession.
Voici une courte sélection de motos compatibles avec un permis A2 :
- Suzuki Bandit GSF 600 S (78 ch)
- Kawasaki GPZ 500 S (60 ch)
- Honda CB 500 (58 ch)
- Suzuki 500 GSE (48 ch)
- Kawazaki ER-5 (50 ch)
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Les meilleures bases de « torréfaction » sont les trails des 80´ et 90´ pour plusieurs raisons:
_ Moteurs increvables et éprouvés;
_ Cadre treillis ou tubulaires (rond ou carré) donc facilement modifiable;
_ Amortissement exagérément surélevé donc rabaissable facilement;
_ Jantes à rayons;
_ Couple privilégié à la puissance;
_ Prix.