quelle base pour un café racer ou un scrambler ?

10 bases pour faire un café racer ou un scrambler

Nous avons sélectionné 10 motos accessibles financièrement permettant de réaliser un café racer voire un scrambler. Il s’agit d’un tour d’horizon des bases mécaniques les plus préparées par les custom builders de la planète.

Pourquoi les motos des années 70-80 font d’excellentes bases pour une préparation café racer ou scrambler ?

Bien entendu, rien ne vous empêche de préparer des machines « exotiques » (2-temps, Italiennes, etc.) mais la tache risque d’être plus ardue notamment pour des raisons de disponibilité des pièces.

Les dix bases mécaniques sélectionnées disposent :

  • De moteurs fiables sans les tracas de l’électronique des motos modernes.
  • Un frein à disque à l’avant voire un double disques (souvent optionnel à l’époque) que l’on optimisera (durites aviations, plaquettes modernes, etc.)
  • Elles sont dotées d’un cadre tubulaire permettant de raccourcir la boucle arrière afin d’installer un dosseret dans l’esprit d’un café racer Triton.

1 – Yamaha XS650 : le charme d’une Anglaise

Yamaha XS650 flat tracker
Une Yamaha XS650 flat tracker. Cette moto peut aussi se décliner en chopper ou en café racer.

Produite de 1970 à 1983, la Yamaha XS650 est la copie nippone de la Triumph Bonneville construite à Meriden, la fiabilité en plus !

On aime :

  • Caractère « rugueux » d’une anglaise avec un calage à 360° (les 2 pistons montent et descendent en même temps).
  • Vaste choix de pièces pour doper le Twin suite à une utilisation en en side-car cross.
  • Flat tracker légitime ! Kenny Roberts remportera deux titres en dirt track à son guidon en 1973 et 1974.

On aime moins :

  • Cote stratosphérique même pour les modèles custom (à partir de 3 800 €) .

2 – La Yamaha SR500 : la base des débutants

Ceux qui n’ont jamais tenu la moindre clef de 12 ou fait la moindre vidange pourront s’aventurer à customiser la Yamaha SR 500 (1978-1998). Aussi déclinée en 400 cm3, elle partage le même monocylindre que la XT 500.

On aime :

  • Facile à restaurer et à préparer car elle a 4 fois moins de pièces qu’un 4 cylindres !
  • Look et propos évoquant la BSA Gold Star.
  • Moto culte au Japon disposant d’un catalogue de pièces digne d’une Harley-Davidson, ce qui n’est pas peu dire !

On aime moins :

  • Cote soutenue (3 000€).
  • Prestations mécaniques modestes (31,5 ch et 36,3 Nm de couple).

3 – Honda CB : un grand classique

Honda CB 750 café racer
Honda CB750 café racer

Honda propose dans les années 60-70 un vaste panel de quatre cylindres : CB500,CB350, CB750 ou CB750 F2. Les 750 F1 et F2 représente une prise de choix en raison d’un disque à l’avant et à l’arrière et une cote contenue (4 800 €) .

On aime :

  • Fiabilité et qualité de fabrication.

On aime moins :

  • Four « fade ».
  • Plus coupleuse que puissante (CB750).
  • Lourde (CB750)

4 – Suzuki GS : cœur de Katana

préparation café racer Suzuki GN
Préparation café racer à partir d’une Suzuki GS 750

En 1977, la firme d’Hamamatsu fait une croix sur le 2-temps en commercialisant deux 4 cylindres en ligne 4-temps : Suzuki GS 500 et GS750. Ils sont accompagnés d’un bicylindre GS400 à double arbres à cames en tête (DOHC). Ce Four sera décliné en 1000 cm3 (1978), 850 cm3 (1979) et finalement 1100 cm3 en 1981.

On aime :

  • Moteur aussi rageur que la Kawasaki Z900.
  • Double disques à l’avant sur la plupart des modèles (GS750).
  • Abordable car moins connu par rapport aux Honda CB (dès 2 500 € pour un GS 400).

On aime moins :

  • On cherche…

5 – Honda CX500 & CX650 : plus qu’une copie de Moto Guzzi

Les Honda CX500 et CX650 (1977-1983) cochent toutes les cases de la parfaite base pour un café racer. Le V-Twin ultra rageur (rupteur à 11 000 tr/mn malgré une distribution culbutée) lui permet d’atteindre sans mal 180 km/h.

On aime :

  • V-Twin « raffiné » face à la route incliné à 80° avec culasses à 4 soupapes basculées à 20°.
  • Robuste.
  • Bon rapport poids-puissance : CX500 (50 ch) et 650 (65 ch) pour 212 kg tous pleins faits (roadster).

On aime moins :

  • Moteur sophistiqué (ensemble cylindre bloc-moteur d’un seul tenant et un arbre à cames placé au centre du V-Twin).
  • Refroidissement liquide.
  • Recherchée suite à l’engouement de la scène café racer. Rien sous les 2500€.

6 – Kawasaki W650 & W800 : mécanique suisse

Construite de 1999 à 2007, elle est la première moto néo-rétro de l’histoire. La W650 prend son inspiration du tout premier gros cube du constructeur : la Kawasaki W1 de 1965, copie de la BSA A10.

On aime :

  • caractère du bicylindre vertical calé à 360° (les deux pistons montent et descendent en même temps) comme une anglaise des 60’s ou la Yamaha XS650.
  • Twin noble (entraînement de la distribution par un arbre extérieur entrainant 8 soupapes).
  • Son look vintage de série limite les frais et vous permettra d’investir dans une veste Barbour chez Classic Ride.

On aime moins :

  • Puissance limitée (50 ch).
  • Cote élevée (4 800 €)

7 – Yamaha Virago (1987-1998) : esprit Vincent

Yamaha XV café racer
Un « doux » custom devenu café racer !

Les Yamaha Virago ( XV750, XV920, XV1000 et TR1) de première génération (1981-1984) sont de très bonnes bases mécaniques pour réaliser un scrambler ou un café racer. Nous avons écrit un article sur la préparation de la Yamaha XV Virago en cafe racer.

On aime :

  • Tarif (dès 1500€)
  • V-Twin
  • Suspension cantilever

On aime moins :

  • Difficile à modifier en raison de sa partie-cycle custom.

8 – BMW Serie R & Monolever : un flat twin au prix fort

Les BMW R et Monolever sont très prisées pour la réalisation d’un café racer. Revers de la médaille, leur côte a explosé malgré une diffusion à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

On aime :

  • Moteur simple et fiable.
  • Facile à customiser.
  • Nombreuses pièces désormais disponibles pour réaliser un café racer ou un scrambler.

On aime moins :

  • On oublie la BMW R45 au Flat Twin poumonesque (27ch) qui doit trimballer 185 Kg !
  • Tarifs.

9 – Sportster 883 & 1200 Evolution

Le Sportster est une moto conçue en 1957 par Harley-Davidson afin de contrecarrer les ventes records d’anglaises aux États-Unis. Il possède donc un ADN sportif comme l’atteste le XR 1000 ou le café racer XLCR.

On aime :

  • V-Twin coupleux, fiable et puissant (1200 cm3)
  • Pièces disponibles pour le customiser.
  • Bonne base pour un street tracker.

On aime moins :

  • Poids (250 kg)
  • Cote élevé (N’imaginez pas dégotter un Sportster 883 sous les 5 200 €)

10 – BMW K75 & K100 : l’originalité au pouvoir

Un article évoquant les particularités et la préparation du tricylindres et quatre cylindres bavarois (1983-1992) a déjà été publié  sous l’intitulé : BMW K75 & K100 pour une préparation cafe racer.

On aime :

  • Prix.
  • Fiabilité automobile.

On aime moins :

  • Caractère moteur peu jouasse.
  • Difficile à customiser (injection électronique).

N’oublions pas les roadsters basiques

Honda seven fifty café racer
Reine des basiques, la Honda Seven Fifty peut se transformer en un joli café racer !

Les constructeurs japonnais ont construit à partir des années 90 jusqu’au mitan des années 2000 des pelletées de 4 cylindres bons à tout faire reprenant le look des roadsters des années 70-80.

Appelées à l’époque « basiques », ces motos sont un gisement inépuisable de bases mécaniques pour réaliser à moindre coût un café racer. Nous pouvons citer :

Attention, le cadre de ces motos nécessite plus de travail pour se plier à une esthétique café racer qu’un Four des années 70-80 en raison d’un bâti arrière imposant.