Quelle base pour un café racer ?

Si vous naviguez sur Belles Machines, vous vous êtes certainement posé cette question. Dans cet articles, nous passons en revue 13 motos très souvent utilisées dans la confection d’un café racer mais aussi d’un scrambler ou d’un street tracker.

Préambule

Nous avons sélectionné les motos accessibles tant d’un point de vue mécanique que financier permettant de réaliser en quelques mois une moto custom à votre image sans connaissances mécaniques poussées et sans avoir à vider votre P.E.L. !

Bien entendu, il s’agit d’un tour d’horizon des bases mécaniques les plus utilisées par les custom builders de la planète. Bien entendu, il y a quantité d’autres machines, parfois exotiques (2 temps, Italiennes, etc.) qui feront le job pour une préparation.
La customisation, n’est-ce pas l’art de tous les possibles en matière de moto ?

Faites une croix sur les collectors

On oubliera les motos de collection que sont devenues les premières Honda CB750 , Kawasaki Z1 (1973) et autres Yamaha XT500 (1976). Le prix de ces machines flambe souvent au delà de toute raison car certaines ont enregistré des chiffres de vente à 6 chiffres.

Une base mécanique fiable et qui freine

Les japonaises à minima des années 70 sont un excellent choix car elles associent une fiabilité actuelle mais sans les tracas de l’électronique des motos modernes.

De plus, toutes sont équipées d’un frein à disque à l’avant. Cet élément de sécurité s’avère indispensable dans la circulation actuelle. Dès le milieu de cette décennie, certains constructeurs proposent des doubles disques à l’avant optionnels. On optimisera le mordant du système de freinage avec des durites aviations.

Remarque : on choisira impérativement une base mécanique avec un cadre tubulaire. Il donne à votre préparation un look vintage et il permet de modifier facilement le bâti arrière.

La tentation Yamaha

Yamaha XS650 flat track
La Yamaha XS650 est une base mécanique qui peut se décliner à l’infini. Elle peut être chopper comme café racer.

Le gros mono de la SR500 ou le bicylindre de la XS650 sont des mécaniques très simples pour une raison arithmétique : il y a 2 à 4 fois moins de pièces que sur un 4 cylindres ! Elles sont donc facile à entretenir, régler et pimper pour un débutant. CQFD !

1 – Yamaha XS650

Produite de 1970 à 1983, la Yamaha XS650 est une Bonneville nippone (twin calé à 360°) fiable et qui se prête à merveille au jeu d’une torréfaction. C’est donc une base idéale pour un café racer mais également pour un track. En 1973 et 1974, Kenny Roberts remportera deux titres Grand National AMA à son guidon face à une meute de Harley-Davidson XR750. Sa légitimité comme flat tracker est donc historique.

2 – La Yamaha SR 500

Les très grands débutants qui n’ont jamais tenu une clef de 12 ou fait seulement une vidange pourront se tourner vers la Yamaha SR 500 (1978-1998). Cette moto partage le même monocylindre que la XT500. Le gromono de 500 cm3 de la firme aux diapasons et qui existe également en 400 cm3 est une moto culte au Japon. Elle fera sans mal une belle « BSA Gold Star like ».

Ces deux Yamaha disposent de catalogues de pièces aftermarket dignes de chez Harley-Davidson, ce qui n’est pas peu dire !

Malgré une production à plus de 500.000 exemplaires, n’imaginez pas trouver une Yamaha XS sur Leboncoin sous la barre des 4000 € et dans un état moyen. La Yamaha SR500 possède également une cote soutenue, autour de 2400€, malgré des prestations mécaniques limitées (31,5 ch et 36,3 Nm de couple).

4 – Le 4 cylindres : la base mécanique idéale pour un café racer ?

Honda CB750 café racer
Cette illustration montre les grandes lignes d’un café racer. C’est une moto courte et rien ne doit dépasser le Té de fourche supérieur.

Les quatre constructeurs japonnais ont construit ce que les historiens anglo-saxons de la moto qualifient de « Universal Japanese Motorcycle », autrement dit des pelletées de roadsters à quatre cylindres 4-temps de 1969 jusqu’au mitan des années 2000.

3 – Les Honda 4 cylindres

Honda propose un vaste panel de quatre cylindres (CB500,CB350, CB750 ou CB750 F2) connus pour leur grande qualité de fabrication mais parfois jugés fades. Libre à vous et par la magie de la préparation de transformer le matou en fauve rugissant !

4 – Suzuki 4 cylindres

En 1977, Suzuki se lance à son tour dans la bataille du quatre cylindres 4-temps avec comme vaisseau amiral, la GS750 (DOHC) forte de 63 ch. Deux bicylindres GS400 et GS250 sont commercialisés à la même date.

On sélectionnera de préférence un quatre cylindres de moyenne cylindrée (750 cm3) qui délivre une puissance suffisante (70-80 ch) comme l’on dit chez Rolls Royce pour un poids contenu afin de rester cohérent avec l’esprit café racer. Ces motorisations très rependues permettent de construire un « piège » avec un budget limité.

5 – Les quatre cylindres japonais des 90’s ou « basiques »

base mécanique café racer
Honda Seven Fifty préparée.

Durant les années 90, les quatre constructeurs japonais ont commercialisé en masse ce que l’on appelait pudiquement « les basiques ». Dans les faits, il s’agissait de braves roadsters propulsés par un Four de moyenne cylindrée reprenant le look des machines des 70’s.

Ces motos bonne à tout faire s’avèrent être un gisement inépuisable de bases mécaniques idéales pour une préparation café racer.

Nous pouvons citer la très diffusée Honda CB750 Seven Fifty (1992-2003) qui se dégote dès 1300€. Toujours très présente sur le marché de l’occasion, cette machine est d’une fiabilité proverbiale.

Entre 1991 et 1996, Kawasaki commercialise sa basique avec la Zephyr 750.

Dès 1995, Suzuki entre dans la bataille des basiques en commercialisant les Bandit 600 et 1200. Produite durant une courte période (1999-2001), la Suzuki GSX Inazuma possède un excellent rapport poids/puissance avec 80 ch pour 201 kg à sec.

Ces 3 motos sont propulsées par un bouilleur dérivé de celui de la Suzuki GSX-R 750 de 1984. Ce quatre pattes utilise le refroidissement air-huile dit SACS (une technologie issue de l’aéronautique) qui permet un gain de poids conséquent. Ainsi, la « grosse » Bandit 1200 (1995-2007) ne pèse que 208 kg à sec.

A mes yeux, les basiques de très grosses cylindrées s’écartent trop de l’esprit café racer des 60’s. Ainsi une Yamaha XJR1300 ou Suzuki 1400GSX sont des bestiaux de deux quintaux et demi en ordre de marche. La préparation les délestera de 30 à 40 kg mais cela restera des machines lourdes…

Les bicylindres « exotiques »

base mécanique café racer

6 – Honda CX  (1977-1983)

Les Honda CX500 et CX650 déclinées en version roadster et custom sont particulièrement présentes parmi la scène café racer moderne. Cette moto compacte répond parfaitement au cahier des charges d’un café racer du XXIe siècle avec son twin atypique mais robuste.

Les CX500 (50 ch) et 650 (65 ch) sont des motos assez techniques avec un ensemble cylindre bloc-moteur d’un seul tenant (une technologie d’origine automobile), un refroidissement liquide et un arbre à cames placé au centre du V-Twin.

Cette base mécanique homogène (212 kg tous pleins faits pour le roadster) connaît un fort engouement pour une préparation. N’imaginez pas chiner un exemplaire en état correct en deçà les 2500€.

7 – Kawasaki W650 (1999-2007)

Construite de 1999 à 2007, la Kawasaki W650 est la première moto néo-rétro de l’histoire. Cette moto séduit par le caractère de son bicylindre vertical de 675 cm3 calé à 360° comme une anglaise des 60’s ou une Yamaha XS650.

Si cette moto conserve une cote élevée (4300 €), son allure vintage de série limite les frais pour la métamorphoser en café racer ou tracker convainquant. Point noir de la geisha de Kobe, sa puissance limitée de seulement 50 ch.

8 – Yamaha Virago (1987-1998)

Les Yamaha XV Virago 535 (1987-1996) et 1100 (1988-1998) font de très bonnes bases mécaniques pour réaliser un bobber ou un café racer. On les trouve dès 1500€.

9 – BMW serie R & Monolever

Les BMW R voient leurs côtes atteindre la stratosphère malgré une diffusion à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires. Seuls les Monolever restent abordables.

10 – Le Sportster

Si vous êtes tenté par une Américaine, n’imaginez pas dégotter un Sportster 883 Evolution sous la barre des 5500 €.

Les gromono des 90’s : une base abordable et simple

préparation flat tracker honda dominator
Exemple de gros trail préparé : La Honda Dominator flat tracker de Carl Fogarty

11 – Suzuki DR650 (1990-2004)

Grace à une longue production, le trail gros mono Suzuki de 644 cm3 se négocie sous la barre des 1500€. Fort de 46 ch à 6400 tr/mn et de 54 Nm à 4600 tr/mn pour moins de 150 kg, il fait une excellente base pour s’aventurer dans les chemins en scrambler (voir cette préparation d’une Suzuki DR650 scrambler) ou s’initier à la glisse en mode flat tracker.

12 – Honda NX 650 Dominator (1988-1999)

Toujours dans la même veine mais avec la finition plus léchée (démarreur, jantes dorées et frein arrière à disque), Honda proposera sa vision du trail monocylindre. Il est sobrement appelé : Honda NX 650 Dominator. Diffusé sur le marché français à plus de 14.000 exemplaires, vous n’aurez aucun mal à dégotter un bel exemplaire pour moins de 1500 €.

Ce gromono à soupapes radiales (culasse RFVC) délivre 46 ch à 6000 tr/mn et un couple de 53 Nm à 5000 tr/mn pour un poids à sec de 163 kg. Il accroche les 160 km/h en pointe.

13 – BMW K75 & K100 : l’originalité au pouvoir

Un article évoquant les particularités et la préparation du tricylindres et quatre cylindres bavarois (1983-1992) a déjà été publié  sous l’intitulé : BMW K100 & K75 en vue d’une préparation.

consectetur Curabitur amet, consequat. leo. in venenatis odio Donec efficitur.