Suzuki 1200 Bandit

Suzuki Bandit 1200 « Lucky Legend »

Alors que Joan Mir vient de devenir champion du monde de MotoGP 2020 pour le compte de Suzuki, cette préparation nous ramène à un autre titre mondial ravi par la firme d’Hamamatsu vieux de quasiment 40 ans. Accessoirement, Suzuki est une marque qui m’est chère car j’ai débuté la moto avec un petit DR80 ; fin de la parenthèse « Souvenir Souvenir ».

La base de cette préparation : une Suzuki Bandit 1200

cafe racer suzuki Bandit 1200

Ce roadster débute sa carrière sous nos latitudes en 1995 en 600 cm3 puis il est décliné l’année suivante en 1200 cm3. Cette machine est propulsée par le 4 cylindres SACS refroidi par air et huile dérivé de la Suzuki GSX750R de 1984.

En 2007, ces 2 modèles tirent leur révérence au profil des Bandit 650 et 1250 dotées de moteurs plus modernes (refroidissement liquide et injection) conformes à la norme Euro 3.

En 2020, il n’est pas rare d’en croiser une au coin d’une rue ou d’un virage en raison de sa très large diffusion et de l’extrême solidité de son 4 pattes.

Pourquoi cette Suzuki Bandit 1200 « Lucky Legend » ?

La Suzuki Bandit que nous vous présentons rend hommage au fantasque Marco Lucchinelli qui remporta le titre mondial en catégorie reine en 1981.

L’Italien avait réussi à imposer sa Suzuki RG500 à 4 cylindres en carré appartenant au team Roberto Gallina face à des pilotes entrés dans la légende de la discipline tels que Kenny Roberts, Randy Mamola et Barry Sheene. Excusez du peu !

La préparation par Italian Dream Motorcycle

Le choix d’un 4 temps s’est imposé car ce type de motorisation est beaucoup plus facile à utiliser au quotidien. De plus, le 4 pattes de la Suzuki Bandit 1200 est placé dans un cadre tubulaire parfaitement raccord avec le 2 temps de Marco Lucchinelli. Les parties-cycles de sections carrées en aluminium (ou « Deltabox ») débarqueront en GP en 1983 avec la Yamaha YZR500 0W70 de Roberts.

L’atelier italien dirigé par Sergio Giordano a réussi à dégotter en Finlande des moules originaux de la Suzuki RG500 Gamma. À partir de là, il a été facile de réaliser un carénage se rapprochant de celui de la moto de Grand Prix et de le gréer sur le roadster japonais.

Au niveau moteur

1200 cm3 Suzuki SACS

Le 4 cylindres de 1157 cm3 a été reconstruit de A à Z par le mécanicien de Marco Lucchinelli. Le spectaculaire échappement 4 en 4 réalisé par Massimo Rinchiuso et les filtres à air K&N ont nécessité de revoir les réglages de la rampe de Mikuni BST36.

Bien qu’il soit possible de pousser le rendement du 4 cylindres SACS jusqu’à 150-170 ch, cette Suzuki Bandit 1200 n’en revendique que 119 contre 97 de série. Un embrayage hydraulique soulage les articulations de la main gauche.

Une moto hommage au Continental Circus

poste de pilotage moto

Cette Suzuki Bandit n’est donc pas un énième café racer. Sa facture célèbre la douce folie des Grands Prix des années 80 à travers un pilote rock n’roll.

Cette moto regorge de petits éléments bien vus comme les jantes Marvic en magnésium recouvertes de blanc. Niveau freinage, Italian Dream Motorcycle ne joue pas la carte nostalgie mais sécurité en équipant le roadster d’étriers Brembo.

Marco Lucchinelli
Marco Lucchinelli : champion du monde 500 1981

Italian Dream Motorcycle recouvre la Suzuki Bandit 1200 des couleurs de la moto d’usine en soustrayant la ribambelle de sponsors guère seyants. C’est tout à la fois racing et classieux !

La Lucky Legend a été présentée à Marco Lucchinelli qui la signera. Il dit à son propos :

« C’est une très belle moto. On sent qu’elle a été construite avec passion. Il n’y a qu’à voir l’attention portée au moindre détail ».

Marco Lucchinelli

Que peut-on dire mieux ?