Un bref rappel historique

En 1903, deux amis d’enfance, William S. Harley et Walter Davidson construisent leur première moto dans un cabanon de Milwaukee (Wisconsin) s’inspirant grandement du moteur français De Dion Bouton. La Harley-Davidson Motor Compagny voit le jour.

Le constructeur dont le QG est à Milwaukee (Wisconsin) nait deux ans après son grand rival Indian Motocycle Manufacturing Company (1901-1953) et Excelsior Motor Manufacturing & Supply Company (1907-1931).

En 1920, Harley-Davidson devient le premier constructeur de moto au Monde

Au lendemain de la première guerre mondiale, le constructeur du 3700 W. Avenue Juneaux vole à Indian son leadership.

Harley-Davidson Knuclkehead EL 1938
Ci-dessus, un Knuclkehead EL de 1938. Sortie en 1936, cette moto fait partie des modèles les plus iconiques du constructeur américain. Elle définit tant par l’esthétique que par les choix mécaniques les machines qui suivront.

La Motor Co., Indian Motocycle et Excelsior-Henderson se partagent le marché américain de la moto et sont surnomées « The Big Three ». Excelsior-Henderson ne survivra pas Krack boursier d’octobre 1929. Indian Motocycle fermera ses portes en 1953, victime d’un outil industriel vétuste et du début de la british invasion.

L’après-guerre

Un incident mineur survenu le 4 juillet 1947 à Hollister (Californie) avec comme protagonistes des anciens combattants paumés va donner au constructeur une connotation sulfureuse. Hollywood s’empare du fait divers et produit « L’Équipée Sauvage ». Marlon Brando y joue le rôle d’un rebelle sans cause. L’Amérique ultra-conservatrice n’accepte pas ces rejetons nés de la guerre. Les bikers sont nés !

Dans les années 50-60, elle a résisté face à l’arrivée massive de motos britanniques symbolisée par un homme, Steve McQueen qui crève l’écran au guidon de sa Triumph TR6 dans « La Grande Évasion » de John Sturges.

En 1969, Easy Rider (1969) fait échos à la guerre du Vietnam qui bât son plein et à la libération des mœurs. La génération du Flower Power veut en finir avec le racisme et le puritanisme omniprésent de la société américaine.

Harley-Davidson a également survécu à la montée en puissance dès le milieu des années 60 des constructeurs japonais puis à leur hégémonie dans les décennies suivantes. Ce phénomène est symbolisé par une moto : La Honda CB750 commercialisée en 1969.

Les années AMF

En 1969, la firme située Avenue Juneaux à Milwaukee passe sous l’autorité du groupe AMF. Contrôle qualité devenu inexistant, moteur à la technologie vieillissante, qualité de fabrication revue à la baisse année après année pour courir après les japonaises se liguent pour moins de fiabilité.

Année après année, la fiabilité des motos américaines baisse à tel point que sa part de marché aux USA est simplement anecdotique. En 1981, les cadres dirigeants rachètent le constructeur.

Cette décennie passée sous le contrôle d’AMF donnera à la marque au « Bar and Shield » une mauvaise réputation dont elle aura bien du mal à se défaire dans le futur…

Dans les années 80, grâce des mesures protectionnistes prises par le président Ronald Reagan et un nouveau directoire, le constructeur du Wisconsin retrouve une sérénité financière qui lui permet d’envisager le futur avec une nouvelle motorisation.

1984 : harley-Davidson is Back to business

histoire Harley-Davidson
Softail Springer  » Cross Bones  » Twin Cam : Cette moto est la dernière Harley équipée de série d’une fourche Springer. Ce type de suspension n’est pas compatible avec l’ABS.

1984 marque le renouveau de Harley-Davidson grâce à un big block à boîte séparé de 1340 cm3 intégralement réalisé par fonderie d’aluminium. Dès 1986, la technologie Evolution des 1340 est reprise sur les Sportster XLH 883 et XLH 1100 cm3. Ces derniers conservent un moteur accueillant une boîte à 4 rapports. La MoCo est de retour aux affaires !

2014 : Retour vers le futur

moto électrique LiveWire
Le roadster électrique LiveWire

Durant la décennie 2010-2020, les volumes de ventes baissent année après année. Sa clientèle historique qui prend de l’age raccroche le cuir définitivement. De plus, elle doit faire face à une concurrence acharnée au niveau mondial avec de nouveaux acteurs comme Triumph ou Indian.

En juin 2014, Harley-Davidson dévoile un projet ambitieux baptisé « LiveWire » qui doit rajeunir son image. Il s’agit d’une moto électrique qui produit 105 ch et de 116 Nm de couple immédiat.

Avec ce roadster iconoclaste, l’image d’Épinal du biker barbu roulant sur une monture bruyante et bardée de chromes n’est plus de mise.

Commercialisée en 2019, cette première moto électrique d’un grand constructeur est vendue plus de 30.000 euros, un prix trop élevé pour les jeunes permis auquel elle se destine…

La firme du Wisconsin incarne « The american way of life » sur deux-roues et tout un pan de l’histoire du 20ème siècle des États-Unis. Rien que ça !

L’histoire de Harley-Davidson décennie par décennie :

  • 1903-1909 : Le temps des pionniers.
  • 1910-1919 : Les premières vraies motos.
  • 1920-1929 : La fin du boardtracking.
  • 1930-1939 : La grande dépression & la naissance du flat track par l’AMA.
  • 1940-1949 : La seconde guerre mondiale et le V-Twin Panhead.
  • 1950-1959 : Le début de la British Invasion.
  • 1960-1969 : Le début de la Japan Invasion.
  • 1970-1979 : Les années AMF.
  • 1980-1989 : La décennie du renouveau avec le V-Twin Evolution
  • 1990-1999 : Redevenue maître ès cruisers.
  • 2000-2009 : Des ventes records puis la crise de 2008…
  • 2010-2019 : A la recherche d’un second souffle.
tempus mattis mattis fringilla mi, amet, Sed elementum consequat. suscipit dolor. consectetur