Comme chaque fin d’été, Harley-Davidson vient de présenter ses nouveautés pour le millésime 2018.

Nous pouvons le dire sans ambages, 2018 est un très bon millésime que le constructeur américain nous a servi avec pas moins de 8 nouveaux modèles au sein  de la gamme Softail. Ces motos recevront le nouveau V-Twin  Milwaukee Eight sorti également cette année.

Il s’agit des modèles suivants : Fat Boy, Fat Bob, Street Bob, Low Rider, Heritage Classic, Deluxe, Slim et Breakout. Notez que trois de ces machines étaient présentes dans la gamme Dyna : Street Bob, Low Rider et Fat Bob.

Vous avez le choix entre deux motorisations Milwaukee Eight 107 cui (1746 cc) et 114 cui (1868 cc) sur 4 modèles qui sont les suivants :  Fat Bob, Fat Boy, Breakout et Heritage Classic.

Le 107 produit environ 86 chevaux et 14,8 m.kg alors que le 114 libère 94 chevaux et 15,8 m.kg. Le couple max. sur les 2 motorisation est atteint dés 3000 tr/mn contre 3250 tr/mn sur le Twin Cam 103.  Des valeurs assez basses même pour une Harley-Davidson qui devrait donner un gros V-Twin bien « parfaitement raccord avec la philosophie maison ! ».

L’année 2018 sera celle du Softail chez Harley puisqu’un tout nouveau châssis doit gommer tous les défauts de l’ancienne partie-cycle tout en conservant l’aspect de faux-rigide.

Lorsque l’on souhaitait acquérir un cruiser, nous devions affaire un choix cornélien : le look des Softail ou l’excellente tenue de route conférée par le cadre Dyna datant pourtant de 1991.

street bob 2018 harley M8

L’entrée de gamme est la Softail Street Bob 107 (1746 cc) dont le premier prix en France est de 14 860 €.

En 2018, la firme de Milwaukee répond enfin à nos attentes. Il est vrai qu’avec le puissant Milwaukee Eight, il paraissait difficile de mettre ce bicylindre dans une partie-cycle qui n’avait que peu évoluée depuis sa commercialisation en … 1984 !

Un rapide rappel historique sur le cadre Softail

Dés le milieu des années 70, Bill Davis, un ingénieur passionné par les motos construites à Milwaukee, avait plancher sur sa propre FX Super Glide de 1972 afin de mettre au point un cadre cachant les suspensions pour retrouver l’aspect de cadre rigide des anciennes Harley-Davidson. Il enregistre le brevet de sa partie-cycle en mars 1976.

En 1981, treize investisseurs amenés par Vaughan Beals rachètent les actions détenues par AMF. La Motor Compagny est à nouveau mettre de son destin et peut renaître de ses cendres ! En 1983, le brevet de Davis est acquis par Milawaukee. Louis Netz et Willie G. Davidson se chargent d’adapter cette partie-cycle à une toute nouvelle motorisation : Le 1340 Evolution. Le succès de cette association marquera le renouveau de la marque.

La seule évolution notable au châssis de 1984 a eu lieu en 2000 avec l’intégration du Twin Cam 1450 à deux arbres d’équilibrage (TC88 B, «B» pour «Balanced Engine») plus volumineux dans le cadre Softail.  Ce dernier, directement boulonné au cadre, nécessitera quelques modifications pour s’adapter à cette motorisation.

Récemment, La Bonneville Bobber ou les Indian ont prouvé que les cadres à suspension caché pouvaient être performants en terme de tenue de route.

Hormis son appellation, le nouveau cadre à amortisseur caché  n’a rien de commun avec son prédécesseur.

Mécaniquement, l’amortissement arrière est désormais géré par un unique amortisseur placé sous la selle contre deux placés sous le moteur sur les précédentes générations de cadre Softail.

Le mono-amortisseur fonctionne de manière conventionnelle. Il se comprime pour amortir alors que l’ancien système Softail réagissant dans la même condition voyait les deux amortisseurs se détendre. (Fat Bob, Fat Boy et Breakout possèdent un réglage manuel de la compression sans outil spécial.)

Ce nouveau cadre Softail enrichi au carbone s’avère 65% plus solide, avec 50% d’éléments en moins et 22 % de soudure en moins que son prédécesseur.

Ce cadre s’associe à 2 types de bras oscillants en fonction des motos. Le modèle large qui accueille les gros pneus perd 5,9 kg alors que l’élément étroit est plus léger de 8,16 kg par rapport à l’ancienne pièce.

Au final, la rigidité du châssis Softail progresse de 34 % .

Toujours au niveau partie-cycle, Harley-Davidson généralise la fourche à double valves introduite sur la gamme FL ou Touring à tous les Softail 2018.

Le Fat Boy perd de sa bonhommie de «Tourer mutant » immortalisé par Terminator 2 pour un dessin beaucoup plus art-déco.

La finition

L’ensemble de la gamme accueille des feux à LEDs baptisés « Daymakers ».

L’instrumentation évolue énormément sur ce millésime. Certains modèles « classic » conservent une instrumentation sur le réservoir (ou dashboard ) qui marie un compteur à aiguille et un écran digital. Le Street Bob perd ainsi son instrumentation sur le réservoir au profil d’un mini-compteur digital intégré à la potence de guidon.

Softail heritage classic 2018

De nombreux bikers ne vont pas apprécier l’abandon de la gamme Dyna qui était un pan de l’histoire moderne de la Motor Compagny sur l’autel de la  rationalisation des coûts de production.

Cette gamme avait su trouver sa place entre les lourds Tourings et les graciles Sportster.

Historiquement, la Dyna Glide était l’évolution de la Super Glide (désignation usine « FX ») crée par Willie G. Davidson dés 1971. La FXR dont le cadre avait été dessiné par Erik Buell lui succédera en 1981 avant d’être finalement remplacée par les Dyna en 1991.

A suivre : Article sur « LA » nouveauté 2018 « Mister » Fat Bob

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