2018 : Harley-Davidson réinvente le cadre Softail

Ce nouveau V-Twin à 4 soupapes (ou M8 dans le jargon de la MoCo) en version 107 ci produit environ 86 chevaux et 146–152 Nm et le M8 114 ci libère 94 chevaux et 161 Nm. Bonne nouvelle, quelque soit la cylindrée, le couple max. est atteint dès 3000 tr/mn contre 3250 tr/mn pour le Twin Cam 103. 

Un nouveau cadre Softail pour 2018

cadre Harley-Davidson Softail
Le cadre Softail 2018 n’a plus rien avoir avec son prédécesseur.

Harley-Davidson souhaite faire des économies d’échelle puisque l’ensemble des cruisers du constructeur seront équipés de cette nouvelle partie-cycle. La performante gamme Dyna (double amortisseurs) apparue en 1991 ne sera pas reconduite sur le millésime 2018.

La Factory annonce que le nouveau cadre Softail gomme tous les défauts de l’ancienne version qui n’avait guère évoluée depuis 1984 ! Il est vrai qu’avec le puissance du Milwaukee Eight n’était plus en adéquation avec des puissances de plus de 80 chevaux.

Rappel historique à propos du cadre Softail

Dés le milieu des années 70, Bill Davis avait plancher sur sa propre Super Glide de 1972 afin de mettre au point un cadre cachant les suspensions pour retrouver l’aspect de cadre rigide des anciennes Harley-Davidson. , L’ingénieur enregistre le brevet de sa partie-cycle en mars 1976.

En 1981, treize investisseurs amenés par Vaughan Beals rachètent les actions détenues par AMF. La Motor Compagny est à nouveau mettre de son destin et peut aller de l’avant. En 1983, le brevet de Davis est acquis par Harley et les designers Louis Netz etWillie G. Davidson se chargent d’adapter ce châssis à un nouveau V-Twin : le 1340 Evolution. Ce cadre et ce bicylindre donneront un nouveau élan au constructeur américain.

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La seule évolution notable de ce châssis a eu lieu en 2000 avec le Twin Cam 1450 (version TC88 B) à deux arbres d’équilibrage car il est plus volumineux. 

Le cadre Softail 2018

Harley-Davidson Slim 2018

De nombreux bikers vont regretter l’abandon des Dyna Glide sur l’autel de la rationalisation des coûts de production. Cette gamme, née en 1971 avec la FX Super Glide, était un pan de l’histoire moderne de la Motor Compagny et possédait une partie-cycle rigoureuse.

Elles avaient trouver leur place entre les Tourers, le Softail à la tenue de route incertaine et le gracile Sportster.

Un amortissement traditionnel

Mécaniquement, l’amortissement arrière est désormais géré par un mono-amortisseur placé sous la selle contre deux placés sous le moteur sur l’ancienne version.

Désormais, il fonctionne de manière conventionnelle en se comprimant lors d’un choc alors que les double amortisseurs de l’ancien châssis se détendaient pour la même opération.

Un cadre plus solide et plus léger

Ce nouveau cadre Softail en acier enrichi au carbone s’avère 34% plus rigide que son prédécesseur avec :

  • 65% solidité en plus
  • 50% d’éléments en moins
  • 22 % de soudure en moins

Deux bras oscillants font leurs apparitions

  • Le modèle pour pneu en 150 mm de large (Slim, Heritage Classic, fat bob, etc.) perd 8,,16 kg
  • Pour les cruisers à pneu large (Breakout, Fat Bob et Fat Boy), il est plus léger de 5,9 kg que l’élément précédent

Une nouvelle fourche

Toujours au niveau partie-cycle, Harley-Davidson généralise la fourche à double valves introduite sur la gamme FL ou Touring à tous les Softail de 2018.

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Ce qui change sur les Big Twin 2018

Le Fat Boy abandonne son look de «cruiser mutant » immortalisé dans Terminator 2 pour un dessin que ne renierait pas le designer américain Raymond Loewy.

L’ensemble de la gamme reçoit des feux à LED « Daymakers » mais c’est l’instrumentation qui change beaucoup en 2018. Les modèles haut de gamme conservent une instrumentation sur le réservoir (ou dashboard ) qui marie un compteur à aiguille et un écran digital. Par contre, le Street Bob perd son compteur sur le réservoir au profil d’un mini-compteur digital intégré au niveau des potences du guidon.

Les sissy bars : entre art et fonctionnalité

L’avènement des sissy bars dans le monde de la moto dépasse de loin leur aspect pratique. Ces éléments, autrefois perçus comme de simples appuis dorsaux pour le passager, se sont transformés en véritables pièces maîtresses de l’esthétique motarde. Explorer la gamme de sissy bars pour Harley Davidson révèle une fusion remarquable entre l’art et la fonction, chaque design racontant une histoire différente, chaque courbe reflétant une personnalité. Ces accessoires ne se contentent plus d’offrir un confort supplémentaire ; ils deviennent le reflet de l’individualité, permettant à chaque motard de laisser une empreinte distinctive sur sa monture.

L’innovation au cœur du design

L’innovation dans la conception des sissy bars est palpable, allant de l’intégration de matériaux novateurs à l’adoption de designs audacieux qui brisent les conventions. Les créateurs se penchent sur des alliages légers, mais résistants, des formes ergonomiques améliorant la posture, et des motifs qui captivent le regard. Cette évolution est le fruit d’une écoute attentive de la communauté des motards, alliant leurs retours à une quête incessante de perfection. Le résultat ? Des sissy bars qui ne sont pas seulement des pièces d’équipement, mais des emblèmes de style, des déclarations d’indépendance qui enrichissent l’expérience de conduite et célèbrent la liberté inhérente à la culture motarde.

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Laurent Blasco-Calmels

Laurent, passionné par les belles mécaniques en tous genres & curieux des nouvelles technologies. Ex journaliste & auteurs de nombreux livres techniques et historiques bien avant que cela soit "trendy".

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