Roland Sands vient de construire une nouvelle moto. « Vous me direz rien de nouveau ! » Le californien est un « serial builder ».

Je vous répondrai : « oui, mais non ».
Le californien est sans aucun doute le builder le plus médiatisé de la scène custom actuelle. Il collabore avec des constructeurs comme BMW, Ducati ou Harley-Davidson. Sa marque « RSD », pour Roland Sands Design, produit aussi bien des accessoires pour embellir votre machine que des blousons en cuir.

RSD Indian Roland Sands

Trêve de bavardages et passons à la moto

Qui mieux que Roland Sands pouvait construire un chopper aussi radical ? Personne.

Roland Sands est le fils d’un custom builder majeur de la scène chopper de la fin des sixties ; Perry Sands. Ce dernier a fondé en 1970 Performance Machine (PM) constatant qu’il y avait une forte demande chez les bikers en matière de freins dignes de ce nom… Une chose qui durera ! Perry développera son entreprise en proposant notamment des roues et commandes avancées taillées dans de l’aluminium « billet ».

Roland Sands a donc grandi dans les copeaux d’aluminium et entre les machines outils avec en fond sonore les show bikes en échappement libre qui étaient un vecteur pour promouvoir PM.

Avec ce chopper, Roland Sands, abandonne le temps d’une préparation les racers et autres scramblers qui font écho à ses années de pilote.

Rappelons que c’est la troisième fois que le californien signe un custom biker à moteur Indian. Il avait déjà revisité l’histoire de la moto américaine en signant un boardtracker portant le nom de « Track Chief » mû par un moteur d’Indian Chief en collaboration avec les Français de Holographic Hammer ainsi qu’une Scout s’inspirant des racers de flat track des années 30 qui avait été dévoilée lors du Wheels and Waves.

Le show bike « The Mescalero » présenté est l’interprétation moderne d’un radical chopper comme nous pouvions en voir dans les seventies en Californie.

Cet exercice de style reprend tous les codes esthétiques et techniques du genre : une grande roue avant en 21, un réservoir s’inspirant du « mustang », un guidon en forme d’oreille de lapin, un sissy bar tutoyant le ciel supportant une selle « King and Queen » XXL, passage des vitesses « jockey shift », un embrayage suicide et un cadre à suspension arrière coulissante.

rsd indian el mescaleroLe point d’orgue de cette préparation est bien entendu la fabrication d’une fourche de type Gilder. Cette pièce a été construite en interne et à la manière des seventies en utilisant de l’acier inoxydable et non un alliage moderne à base de chrome et de molybdène certes beaucoup plus rigide mais à la patine nettement moins vintage. L’amortisseur fait sur mesure provient de chez Öhlins.

Pour donner un coté moderne à ce chopper, RSD implante sur le guidon deux phares à Led très puissants mais possédant des dimensions très réduites.

Notons que dans un soin du détail, les câbles d’accélérateur comme la durit de frein passent à l’intérieur du guidon donnant un aspect très dépouillé comme il sied à tout chopper.

indian thunderstroke chopper« The Mescalero » est animé par le V-Twin Indian 111 Thunderstroke. Les gaz d’échappement sont évacués par drag pipes aux sorties hautes. Le Big Twin Indian grâce à ses ailettes généreuses et rondouillardes participe grandement à la réussite esthétique de ce chopper qui marie le classicisme du style chopper seventies à quelques pièces hi-tech. Vous constaterez sur ce chopper une paire de jantes possédant un nouveau dessin. Ces dernières entrent dans le très fourni catalogue RSD.

La touche finale, brouillant les pistes entre custom moderne ou vintage, est apportée par une peinture donnant un effet « usé ».