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La marque Indian créé en 1901 par George M. Hendee et Carl Oscar Hedström,  et propriété de Polaris (qui a  aussi dans son giron la marque de motos Victory) depuis deux ans, vient de dévoiler à l’occasion de la Bike Week de Daytona un tout nouveau moteur.


Il s’agit d’un bicylindre de toute beauté en V calé à 49 degrés contre 45 degrés pour Harley Davidson.

Sa cylindrée de 111 cubic inches (1819 cc) en dit long sur la volonté  de Polaris de chasser sur les terres de la firme de Milwaukee. Cette dernière n’a sur ses étagères qu’un Twin Cam de 110 cubic inches (1 802cc) équipant uniquement les modèles les plus huppés, autrement dit la gamme CVO. D’ailleurs, c’est sur le segment des custom haut de gamme, traduisez 30 000 €, qu’Indian se positionnera.

Le V-Twin “Thunderstroke 111” a été élaboré en deux ans et ceci, dès l’achat d’Indian par le groupe Polaris.

Ce moteur devrait équiper une première moto dans quelques mois et toutes les Indian Big Twin dès le millésime 2014.

Cette motorisation a déjà parcouru plus d’un million de miles sur banc de puissance et sur la route. Au niveau esthétique, le moteur s’inspire du look du flathead de l’Indian de 1948 avec des ailettes présentes sur les deux culasses.

Sur le plan technique, le 111 Thunderstroke possède une distribution culbutée (garante d’une bonne partie du couple moteur qui s’élève à presque 16 m.kg) à deux soupapes par cylindre actionnées par trois arbres à came(s). Deux arbres à une came règlent le balais des deux soupapes d’admission alors que le troisième arbre  active les deux soupapes d’échappement. Le taux de compression est de 9,5:1.

Les tiges de culbuteurs sont quasi-parallèles. L’architecture moteur est de type longue course ( la aussi garant de couple copieux) avec une course de 113 mm pour un alésage de 101mm.

Le refroidissement est un mélange air-huile et l’alimentation située sur la gauche ( à droite sur une Harley Davidson) est confiée à une injection électronique. La boîte à six rapports avec overdrive est de type hélicoidal.

Les puristes de la marque peuvent  être soulagés car ce moteur pourrait être l’évolution logique des Flathead des années 40 si Indian n’avait pas fermé en 1953.

De plus, Polaris n’a pas créé une Indian au rabais en faisant des économies d’échelle telle que l’utilisation du moteur Victory. La démarche de Polaris, à la vue du Thunderstroke 111, semble clairement être inscrite dans la durée et dans la tradition de la marque.

Harley-Davidson n’a qu’à bien se tenir avec ce moteur lui aussi « Made in USA » ; un peu de concurrence ne peut pas faire de mal…