Pit Bike

Le phénomène Pit Bike : la moto anti-COVID

Et si la moto de l’année 2020, annus horribilis (« année horrible ») pour paraphraser la reine Élisabeth II, était non pas la BMW R18 mais une modeste Pit Bike !

Ainsi, Honda vient d’annoncer la vente en moins de 6 années et ceci aux pays de Harley-Davidson de plus de 10 000 exemplaires de la Honda MSX125, une version modernisée du Monkey.

De plus, les Pit Bikes sont la seule solution pour rouler en période de confinement. Il suffit de posséder un petit terrain privé.

Quelle est la différence entre « Pit Bike » et « Dirt Bike »

Ces deux termes sont similaires et désignent des motos dont les tailles des jantes sont inférieures à celles d’une moto de cross standard. La position basse (environ 80 cm) accroît l’impression de vitesse et procure sa dose d’adrénaline.

Ces mini motos sont propulsées par des monocylindres 4 temps allant généralement de 50 à 190 cm3. Les modèles de loisir sont peu onéreux (dès 600 euros) et nécessitent peu d’entretien par rapport à une vraie motocross.

Malgré leurs dimensions réduites, ces machines ne sont pas destinées aux enfants. L’âge moyen du pilote de Pit Bike est compris entre 18 et 35 ans.

Bien que largement utilisées en loisir, les Pit Bikes font l’objet d’un championnat de France particulièrement dynamique sous l’égide de la Fédération française de motocyclisme.

Les origines du pit bike

mini moto
Des Red Devils équipés de Welbike. Ces mini motos à moteur 2 temps de 98 cm3 seront exportées aux USA de 1947 à 1954 et vendues par Indian sous le nom de « Papoose ».

Bien que les mini motos aient vu le jour durant la Seconde Guerre mondiale avec la Welbike construite par Excelsior Motor Compagny pour les troupes parachutistes anglaises, la Pit Bike voit le jour en 1961 avec la Honda Z100.

Cette mini moto était développée pour le parc d’attractions Motopia attenant au circuit de Suzuka créé l’année précédente par Soichiro Honda.

Ce parc permet aux petits comme aux grands de découvrir les joies des deux roues motorisées. Le constructeur japonais imagina une mini moto accessible à tous propulsée par le robuste monocylindre 4 temps de 50 cm3 de la Honda Cub.

Plébiscité par les visiteurs, Honda industrialise sa mini moto pour commercialiser le CZ100 en 1964. Elle prend le surnom de « Monkey » (« singe » en français) en raison de la position simiesque du pilote.

Le Honda Monkey : faite pour l’Amérique

Honda Monkey Z50A

En 1967, il rencontre un joli succès en Europe et en Asie sous la dénomination de Z50M. Ceci pousse Honda à le distribuer dès 1968 sur le marché étasunien, très friand en matière de mini moto.

Le constructeur japonais, alors méconnu, va vendre 50 000 exemplaires du Z50A également baptisé « Mini Trail » dès sa première année de commercialisation.

Le Monkey Z50A s’inscrit dans l’air du temps avec tous les attributs d’un mini scrambler : échappement haut comme la Honda CL450, fourche, des freins avant et arrière et des grosses roues de 8 pouces à crampons. C’est l’avènement de la Dirt Bike !

Malgré la faible puissance (4,5 ch), les qualités du Monkey sont indéniables. Il est facile à apprivoiser, solide, peu onéreux et se case sans mal dans un combi VW grâce à un guidon démontable.

Pourquoi Pit Bike ?

Il est rapidement adopté par le microcosme (pilotes, mécanos, photographes,etc.) qui tourne autour des courses autos comme motos. Cette petite machine se faufile aisément entre les camions et permet d’aller d’un paddock à l’autre. La Pit Bike est née ! Elle tire ce nom des termes « Pit » pour stand et « Bike » pour moto.

Le Honda Monkey Z50R & CRF50 : les premiers Dirt Bikes

Monkey Z50R
Monkey Z50R avec autant de chromes qu’un chopper. C’est l’Amérique !

Au fil des décennies, le Monkey sera proposé en de nombreuses versions dont le modèle Z50R produit en 1979. Ce Pit Bike adopte de série un guidon de BMX, une carrosserie en plastique et ne dispose d’aucun éclairage. Il sera largement utilisé lors des premières courses de mini motocross aux USA.

Sortie en 1998, Honda avec la CRF50 adoube la discipline puisque ce 50 cm3 reçoit une suspension arrière monoamortisseur digne d’une grande. Les équipementiers s’emparent de la « bête » et proposent tout un tas de kits moteur et suspension.

Les Pit Bikes en 2020 : une passion française

Pit Bike
Une Dirt Bike signée YCF

Apparue en 2002, la Kawasaki KLX 110, animée par un monocylindre 4 temps de 112 cm3 de 7,1 ch, est la première Dirt Bike pouvant être utilisée « à la dure » sans préparation.

À la même époque, débarquent les Pit Bikes chinoises qui, certes démocratisent la pratique, mais donnent à ces mini motos une triste réputation du fait de leur piètre facture pouvant s’avérer dangereuse.

En 2020, le marché s’est profondément assaini avec des motos à moteur toujours chinois, mais construites dans l’Hexagone. Notre pays compte pas moins de sept constructeurs dont les plus connus sont Bastos Bike (Lot), Apollo Motors (banlieue parisienne) ou YCF (Basse-Normandie).

Si vous souhaitez acquérir une mini moto, n’hésitez pas à découvrir la boutique en ligne de WKX Racing qui propose un large panel de Pit Bikes de loisir comme de compétition.

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