Après un teasing digne d’un nouvelle saison de La Casa de Papel, la version de série du gros cruiser signé BMW est dans les bacs comme l’on-dit en musique.

La BMW R18 en chiffres : À la hauteur de la concurrence

Son boxer twin de 1802 cm3 à distribution culbutée délivre 158 Nm de couple max. à seulement 3.000 tr/mn et une puissance de 91 ch à 4.750 tr/mn soit des chiffres quasiment calqués sur ceux du Milwaukee Eight de Harley-Davidson et du Thunderstroke 111 d’Indian. A titre de comparaison, la R18 First Edition produit 50% de couple en plus que la néo-vintage R NineT !

Big Boxer BMW
Le Big Boxer : Ça, c’est du moulbif !

De façon purement anecdotique puisque ce n’est pas la finalité d’une telle machine, le custom allemand atteint les 180 km/h en pointe (bridé électroniquement) et effectue le 0 à 400 mètres en 4,8 secondes.

Ce qui interpelle à propos de ce nouveau bicylindre à plat homologué Euro 5, c’est que la valeur de couple est déjà de 150 Nm à seulement 2000 tr/mn.

Vous n’aurez donc pas à jouer de la boîte 6, uniquement là pour homologuer la machine. L’expression « moteur coupleux » semble avoir été créée spécialement pour ce moteur baptisé Big Boxer !

La partie-cycle

moto custom softail cantilver

Comme la R18 de présérie vue au concours d’élégance de La Villa D’Este, le cadre est un double berceau en acier à suspension arrière type cantilever donnant un aspect de cadre rigide (hardtail).

Deutsche Qualität oblige, le cruiser bavarois reçoit une riche dotation avec une solide fourche de 49 mm proposant un débattement de 120 mm et 3 étriers à 4 pistons mordant des disques de 300 mm. Du jamais vu sur un custom !

Afin de satisfaire aux normes d’homologation et de contrôler cette Grosse Bertha de 345 kg (tous pleins faits), le freinage est naturellement couplé à une centrale ABS.

La BMW R18 First Edition : Old school mais qu’en apparence

BMW histoire

Derrière des lignes vaguement inspirées par la méconnue R5 de 1936 et signées Edgar Heinrich, la Bayerische Motoren Werke a déployé un bagage technologique tout contemporain. La BMW R18 First Edition embarque une électronique de pointe avec trois modes de conduite Rain, Roll et Rock ainsi qu’un contrôle de couple et de stabilité pouvant être déconnecté.

Une flopée d’accessoires et d’options proposés

BMW Cruiser custom accessoires pièces

BMW s’est associé avec plusieurs accessoiristes américains pour créer un catalogue d’accessoires et de pièces dédiés à la BMW R18 dont des guidons, de la bagagerie et même une roue en 21 pouces. Mustang Seat propose des selles alors que Vance & Hines fournit des échappements pour le Big Boxer 1800 cm3. Roland Sands Design (RSD) commercialise également de nombreux goodies pour personnaliser le gros custom bavarois.

La BMW R18 coté prix

compteur BMW custom
Le mode « rock » correspond au mode « sport ». BMW & Rock, il faudra s’y faire !

Le modèle dévoilé est un cruiser baptisé BMW R 18 First Edition. Cette édition de lancement est proposée à 22.990 € jusqu’à fin 2020 et sans limites d’exemplaires vendus.

BMW n’a pas retenu les tarifs parfois délirants (jusqu’à 35.000 €) que l’on a pu entendre ici et là sur cette moto tant attendue. Le BMW R18 First Edition a toutes les clefs pour braconner sur les terres de l’Indian ou de la Harley-Davidson.

Bien entendu, la plateforme que constitue la R18 se prête à des déclinaisons futures comme un bagger et un modèle Touring dans l’esprit d’une Electra Glide.

BMW : Et demain N°1 mondial ?

moto cruiser

Les customs étaient la dernière catégorie de moto où BMW était absente. Même en déclin aux USA, cette catégorie représente 40% du marché avec un volume de 440.000 ventes en 2019. Grâce à la BMW R18 d’abord formatée pour les américains, le constructeur allemand se donne un outil pour croquer une partie de cet énorme gâteau.

Ce n’est pas la première fois que le constructeur allemand quitte son cœur de métier, comprenez les traditionnels flat twin.

Par le passé, BMW a déjà su s’implanter dans le segment des néo-retro avec la R NineT en 2014 et a conçu avec maestria deux motos sportives : le roadster S1000R et l’ultra-sportive S1000R. Deux motos que l’on n’imaginait pas sortir de l’usine de Spandau !

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