[mise à jour : 06/03/2023] BMW Motorrad est parti d’un constat simple. Le constructeur allemand est quasi absent sur le marché nord-américain qui représentait près d’un demi-million de vente de motos neuves en 2017. La même année, Harley-Davidson, et malgré une certaine « méforme », a séduit 150 000 bikers avec ses motos custom et ses baggers.
BMW Motorrad : constructeur global
Depuis une bonne décennie, la firme à l’hélice est dans une stratégie d’élargissement de sa gamme. Ce fut le cas en 2009 avec la supersportive S1000 RR puis en 2014 avec le roadster vintage R nineT en 2013. Parallèlement, elle diffuse l’iconique BMW GS 1250 qui, année après année, se classe parmi les meilleures ventes de moto en Europe
La BMW R18 : un design old school
Le design de la BMW R18 est réalisé par le designer en chef de BMW Motorrad, Edgar Heinrich épaulé par Bart Janssen Groesbeek. Cette moto puise son inspiration dans les classiques du constructeur avec notamment la méconnue BMW R5 de 1936. Signature du constructeur, la transmission finale par cardan est volontairement apparente pour un rendu encore plus rétro.
La firme à l’hélice s’est donc donnée les moyens et s’est lâchée pour nous pondre une vraie moto custom, qui fait oublier la piètre R1200C des années 90.
Le Big Boxer de la BMW R18 : des chiffres à donner le tournis
Son boxer twin de 1802 cm3 à distribution culbutée délivre 91 ch à 4.750 tr/mn mais surtout 158 Nm de couple max. à seulement 3.000 tr/mn. Il est déjà de 150 Nm à seulement 2000 tr/mn.
Vous n’aurez donc pas à jouer de la boîte à 6 rapports, uniquement là pour satisfaire au cahier des charges de l’homologation Euro 5 du Big Boxer. L’expression « moteur coupleux » prend tout son sens avec ce bicylindre à plat !
Ces chiffres sont quasiment calqués sur ceux du Milwaukee Eight de Harley-Davidson et du Thunderstroke 116 d’Indian. A titre de comparaison, la BMW R18 produit 50% de couple en plus que la néo-vintage R NineT !
De façon anecdotique puisque ce n’est pas la finalité d’un custom, cette BMW atteint 180 km/h en pointe (bridé électroniquement) et effectue le 0 à 400 mètres en 4,8 secondes.
Bien entendu, ce moteur à plat interdit d’allonger les jambes comme sur un cruiser américain. Rédhibitoire pour le biker ? Peut être… Le sélecteur à double branche est proposé en option : nous sommes bien chez BMW !
La partie-cycle
Le cadre est un classique double berceau en acier à suspension arrière type cantilever donnant un aspect de cadre rigide ou hardtail. Il est accompagné d’une fourche de 49 mm proposant un débattement de 120 mm
Le débattement arrière de seulement 90 mm vous fera ressentir toutes les imperfections de la route à la manière d’une Harley-Davidson ou d’une Indian ! La garde au sol s’avère plutôt bonne pour un custom. Son poids (345 kg tous pleins faits) se fait oublier du fait d’un centre de gravité bas et d’une hauteur de selle de 690 mm. Le guidon, quasiment sans câble apparent et pas excessivement large, permet de la manipuler à l’arrêt sans « trop jouer des cuisses ».
Le freinage plutôt performant dans la catégorie (3 étriers à 4 pistons) ralentit efficacement avec un bon feeling. Attention tout de même à utiliser le mode d’emploi de ce genre de moto lourde et à fort empattement : il faut surtout freiner de l’arrière.
La vie à bord
Ce cruiser se la joue minimaliste. N’espérez-pas trouver un régulateur de vitesse, pourtant très utile sur un cruiser. Idem pour la jauge à essence. Le compteur de vitesse très lisible au demeurant fait office de compte tours additionnel. On regrettera que le siège passager soit une option.
Derrière des lignes vintage, ce cruiser est bardé d’électronique :
- ABS Intégral ;
- 3 modes de conduite (Rain, Roll et Rock) ;
- Accélérateur électronique ;
- Contrôle de couple et de stabilité pouvant être déconnecté ;
- Feux à Led.
Une flopée d’accessoires et d’options proposés
BMW s’est associé avec plusieurs accessoiristes américains pour créer un catalogue d’accessoires et de pièces dédiés à la BMW R18 dont des guidons, de la bagagerie et même une roue en 21 pouces. Mustang Seat propose des selles alors que Vance & Hines fournit des échappements pour le Big Boxer 1800 cm3. Roland Sands Design (RSD) commercialise également de nombreux goodies pour personnaliser le gros custom bavarois.
La BMW R18 et déclinaisons
Le prix de la BMW R18 débute à 15 590€. Elle est désormais épaulée par la R 18 Classic richement équipée (phares additionnels, pare-brise, sacoches et selle biplace) qui est proposé pour la somme de 17 990 €. Depuis 2021, un bagger ou R 18 B (dès 22 190 €) et une Grand Tourisme à l’américaine baptisée R 18 Transcontinental (dès 24 190 €) étoffent la gamme R18.








Je trouve cette BM bien dans l’esprit allemande du moment : arrogante. Vue la crise qu’on vit, a t’on besoin de nouvelles bécanes qui seront HS dans une décennie.
Je garde ma vieille R et je fais bosser le mécano du coin qui paye ses 30% de charge et pas la multinationale BM. Mes 2 sous
Belle machine qui déclasse brutalement ce qui existe sur le marché depuis trop longtemps… quant au prix… pour du Bm ça me semble juste correct si fabriquée en Europe.
Je ne dénigre rien. J’informe !
Elle est trop belle. J en ai commander une et vivement le retour des beaux jours pour aller cruiser.
Je viens de l’essayer, ça déménage, il va falloir faire de la place à côté de ses soeurs !
Tant pis pour les jaloux .
Superbe machine, BMiste depuis 19 ans, après avoir rouler avec presque toute la gamme BMW, c’est avec appréhension que j’ai, face à ce big flat, que j’ai essayé (en souvenir de mon R1200c) la bête. Appréhension confirmé à la mise en selle par son gabarit et son poids mais une fois la première enclenchée c’est que du bonheur. Certes on est pas dans une position d’attaque mais une fois la prise en main confirmé il faut reprogrammer son mode de conduite. Un régal si on colle à cette philosophie de pilotage. Une machine qui attire les regards et sucite la curiosité.
Bravo BMW.
C’est une belle machine.
Merci pour votre témoignage.
Grand V