L’équipementier Icon 1000 réalise des motos percutantes et décalées afin de se différencier de ses concurrents.

Au lieu de s’engouffrer dans des préparations mainstream, comprenez un énième café racer ou un banal scrambler, le bouclard de Portland (Oregon) a toujours réalisé des motos d’une grande originalité voire irrévérencieuse.

Icon 1000 moto

Ces créations décalées semblent venues d’un univers post-apocalyptique et la Suzuki GSX-R 750 Major Tom que nous vous présentons, n’échappe pas à cette règle. Bref, avec Icon 1000, c’est toujours le choc des motos !

Pourquoi ce nom ?

Kurt Walter, qui dirige l’atelier custom de Icon 1000, est un fan de David Bowie (1947-2016). L’astronaute Major Tom est le personnage qui traverse l’album conceptuel «  Space Oddity », sorti en 1969. L’astronaute traversera de manière récurrente l’œuvre du chanteur britannique jusqu’à son ultime album « Blackstar » qui sortira quelques jours avant son décès.

David Bowie bike tribute
Life On Mars ?

Une moto affublée d’un tel nom se devait d’être à la hauteur du chanteur britannique et de cet album majeur dans l’histoire de la pop music.

La Suzuki GSX-R 750 : L’avant-gardiste

Cette moto n’est pas à proprement parlé la moto idéale en matière de personnalisation en raison de ce satané cadre en aluminium de section rectangulaire qui lui barre toute préparation vintage.

Une lubrification soignée

Malgré une facture classique, son quatre cylindres de 100 ch. étrenne une lubrification air-huile très performante portant le nom barbare de SACS pour Suzuki Advanced Cooling System.

Désormais, deux pompes à huile distinctes se chargent de lubrifier et de refroidir le moteur. Au final, cette solution s’avère quatre fois plus efficaces qu’un classique refroidissement air/huile.

Suzuki GSXR-R 750 Icon 1000

Pour l’anecdote, ce système s’inspirait du système du 12 cylindres en ligne Allisson équipant le chasseur américain Mustang de la seconde guerre mondiale.

Par un curieux hasard, cette solution sera partiellement reprise sur le moteur Harley-Davidson Twin Cam 1450 de 1998. La boucle était bouclée !

Une partie-cycle révolutionnaire

En effet, son cadre échappé des circuits ne pèse que 8,1 Kg. Grâce à cela, la Suzuki GSX-R 750 ne revendique sur la balance que 185 Kg tous pleins faits contre 240 pour les motos de la génération précédente !

Son rapport poids/puissance est de premier ordre et il est associé à un châssis qui enfin ne se tord pas comme du fer blanc au premier virolo venu…

Suzuki GSXR-R 750 1984

Bref en matière de moto, il y aura donc un avant et un après la Suzuki GSX-R 750 qui débarque en France au printemps 1985.

Avec cette moto, les constructeurs japonnais ont enfin trouvé une partie-cycle à la hauteur de leurs moteurs ! En France, le quatre pattes d’Hamamatsu signera la fin des préparateurs indépendants comme Georges Martin ou Godier-Genoud.

La préparation de la Major Tom

La Suzuki GSX-R 750 millésime 1986 évacue les gaz brûlés grâce un collecteur 4 en 1 Vance & Hines aboutissant dans un embout Yoshimura vintage. Icon 1000 a implanté une bonbonne de N.O.S (Nitrous Oxyde System) histoire de vous faire rejoindre en orbite le Major Tom.

Le gros du travail est d’ordre esthétique avec le montage d’un demi carénage fourni par le spécialiste américain en la matière : Airtech.

Suzuki supersport

Ce dernier s’inspire des éléments des Suzuki d’endurance Moriwaki et XR69 courant au milieu des années 70. Il a tellement été retravaillé par l’atelier Icon 1000 que ses lignes d’origine ont disparues. La bulle est supportée par une araignée Zero Gravity. Le bouclard de Portland a choisi de ne pas monter la partie basse du carénage pour mettre en valeur la mécanique mais aussi pour améliorer le refroidissement des radiateurs.

Le réservoir est abaissé de 77 mm diminuant sa contenance alors qu’une boucle arrière a été soudée afin de surélever le dosseret désormais monoplace. Le chef d’oeuvre de Massimo Tamburini avec la Ducati 916 semble être passé par là ! Les lignes quoique post-apocalyptiques de la Suzuki GSX-R 750 sont désormais nettement plus agressives et au goût du jour.

La Suzuki adopte une fourche inversée de Kawasaki ZX-7R en raison de sa forme décalée en osmose avec la moto. En effet, le tube plongeur est extrêmement court.

Toujours d’une façon iconoclaste, le team de Portland installe un jeu de jantes pleines provenant d’une Harley V-Rod de 2001 chaussées en pneus Avon. Kurt Walter justifie ce choix incongru par cette phrase :

« Je l’ai fait parce qu’on m’a dit qu’il ne fallait pas le faire !»

Cette phrase résume parfaitement bien cette réalisation et illustre d’un point de vue motocycliste la discographie toujours avant-gardiste du chanteur britannique.

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