Le film « Terminator : Renaissance » sorti en 2009 et malgré la présence de Christian Bale, alias John Connor, avait laissé les fans de la saga de science fiction sur leur faim.

Ce constat prévaut également pour l’épisode précédent. Ces deux opus étaient, pour le mieux, d’aimables série B.

Malgré les progrès des effets spéciaux, ces deux films ne peuvent rivaliser avec « Terminator » (1984) mais surtout « Terminator 2 : Le Jugement dernier » sorti en 1991.

moto terminator SF

Il est bon de rappeler que ces deux longs métrages avaient été dirigés par un jeune réalisateur pétri de talent : James Cameron.

Ce dernier sera notamment à « à la barre » des blockbuster Titanic (1997) puis Avatar (2009).

Le premier « Terminator », qui lance la franchise de ce monde cybernétique post-apocalyptique, peut être considéré comme « daté ». Ce qualificatif est également vrai pour la plupart des films des années 80.

« Terminator 2 : Le jugement dernier » conserve quasiment trois décennies après sa réalisation, grâce aux progrès des effets spéciaux et à un montage très efficace, une grande modernité qui en fait désormais un classique de la S.F.

« Terminator 2 : Le jugement dernier » est également lié à une moto.

Ducati terminator Renaissance

Lors d’une très longue séquence, Arnold Schwarzenegger qui joue le cyborg T-800 chevauche dans les rues de Los Angeles un Softail Fat Boy Noir de 1990. Ce cruiser est désormais exposé en bonne place au musée Harley-Davidson de Milwaukee.

Dans « Terminator : Renaissance », des moto-tueuses rodent sur les routes cherchant à éliminer les derniers humains. John Connor (Christian Bale) s’empare de l’une d’entre elles pour se rendre au centre de Skynet à San Francisco afin de sauver Kyle Reese (Anton Yelchin).

Même si cette scène utilise abondamment l’imagerie de synthèse, elle a tout de même nécessité une véritable moto.

Les motos de Terminator : Renaissance

Terminator moto

La production a fait construire deux motos pour cette séquence. Les moto-cybernétiques sont à la base deux Ducati : un Monster 1100 et une Hypermotard 1100. C’est cette dernière que l’on voit dans le film.

Ces deux Ducati partagent une même motorisation. Il s’agit du bicylindres en L à 90° à refroidissement par air et à commande desmodromique des soupapes. Ce twin délivre 95 ch à 7750 tr/mn pour 102,9 Nm de couple présent dès les bas régimes (4 750 tr/mn). Le cadre utilise un classique treillis tubulaire dont les qualités ne sont plus à prouver.

La Ducati Hypermotard

La Monster ou Monstro apparue en 1992 est l’oeuvre de l’argentin Miguel Angel Galuzzi alors que l’Hypermotard, apparue en 2009, est due au coup de crayon de Pierre Terblanche.

Le designer sud-africain, souvent controversé pour ses choix esthétiques, invente avec l’Hypermotard une nouveau type de moto jetant un pont entre le classique roadster et les fantasques supermotard. Légère avec seulement 177 Kg, puissante nous l’avons mentionné plus haut, la Ducati Supermotard 1100 est une moto sportive sur les départementales tout en étant conviviale par rapport à un supermotard « pur et dur ». Le bicylindres est aussi plus endurant qu’un monocylindre.

Pierre Terblanche a mis dans le mille puisque son concept sera copié par KTM et Aprilla avec la Dorsoduro 900. En 2019, l’Hypermotard, décliné en version standard et SP, est toujours au catalogue du constructeur de Borgo Panigale.

La préparation des Ducati Terminator

moto science fiction

Victor Ramirez était chargé par la maison de production de donner aux deux motos italiennes des atouts de motos post-apocalyptiques.

La chose n’était pas aisée car les Ducati devaient être conduites par un humain, les effets spéciaux ne faisant pas tout. Les commandes au guidon comme aux pieds sont donc fonctionnelles. Une selle a même été ménagée car Christian Bale ou le cascadeur se partagent la conduite des deux Ducati. Les suspensions, l’empattement et le bicylindres sont restés d’origine.

gatlin mitrailleuse

Les deux mitrailleuses Gatling placées à l’avant réduisent l’angle de braquage de façon drastique.

Cette moto est actuellement présentée au musée Petersen de Los Angeles au sein d’une rétrospective baptisée «  Holllywood Dream Machine ».

Nous ne savons pas s’il y aura une séquence en moto dans le sixième épisode de la franchise qui sortira à l’automne 2019.

Par contre, les « historiques » Arnold Schwarzenegger et Linda Hamilton (Sarah Connor) rempilent pour « Terminator Dark Fate ». Scharzy a pris quelques rides, preuve que les cyborgs vieillissent également ! Gage de qualité, James Cameron a écrit le scénario et produit cet épisode.

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