Aux USA, Roy Richter, un pilote de kart tout-terrain (les midgets) d’avant-guerre, rachète le garage Bell Auto Parts en 1945. Il y prépare avec talent des véhicules notamment pour la Speedweek de Bonneville. Suite à la perte d’un ami en course, il conçoit dans un coin de son atelier un couvre-chef nettement plus protecteur que la casquette jockey jusque là utilisée.
1954 : le Bell 500 ou le premier casque moto moderne
En 1954 et après des mois de recherche, Bell Helmets Compagny commercialise enfin son premier casque ouvert ou « jet ». Il porte le nom de « Bell 500-TX», « TX » ou de « Bell 500 » selon les sources. Le chiffre « 500 » fait référence aux 500 miles d’Indianapolis. Ce casque jet utilise des techniques et matériaux issues de l’aéronautique comme :
- Une calotte externe en fibre de verre ;
- Une calotte interne en polystyrène expansé de qualité militaire amortissant et répartissant l’impact;
- Une jugulaire en cuir à attache rapide.
Le Bell 500-TX est une révolution par la protection qu’il apporte mais il est aussi facile à produire et ne coûte donc quasiment rien (40 $). En comparaison, un casque en cuir avoisinait les 200 $ avant-guerre.
Temps forts du Bell 500

- En 1962 : Il reçoit un prix lors d’une exposition sur le design organisée par le musée d’art moderne de New York ou MoMa ;
- En 1963 : Jim Clark devient le premier champion du monde de Formule Un à porter un casque Bell ;
- 1964 : Il est portait par la première équipe américaine dont Steve McQueen participant aux ISDT ;
- La technologie du Bell 500-TX est utilisée pour d’autres sports comme le base ball, le football américain, le ski alpin ou le cyclisme ;
- Il équipe les professionnels comme les sapeurs-pompiers et plus de 800 unités de police.
- 1969 : Il est sur la tête de Peter Fonda dans Easy Rider de 1969.
1968 : Le premier casque intégral de l’histoire

En 1968, la société californienne produit le Bell Star, soit le premier casque intégral de l’histoire. Bell communique sur le fait que cet équipement emploie les mêmes matériaux que les casques des astronautes ou des pilotes de chasse tels que :
- Une calotte externe en fibre de verre tressée plus résistant à l’impact ;
- Une calotte interne en polystyrène expansé de qualité aérospatiale ;
- Une coiffe en nylon.
La protection de la face et ce raffinement technique font qu’il est le premier casque à être certifié par la jeune norme d’homologation Snell. Notons que le Bell Star ne possède pas de visière. Par contre, il dispose des boutons-pression ou ergots permettant d’en fixer une.
1971 : Bell Moto 3 ou le premier intégral de motocross
En 1971, l’équipementier californien commercialise le Bell Moto 3 soit le premier casque intégral dédié au motocross et aux loisirs tout-terrain. Le pilote et ami de Steve McQueen,Bud Ekins participera à son développement.
Kenny Roberts chez AGV ou le déclin de Bell
En 1979, Gino Amisano, le fondateur des casques AGV, le pendant européen de Bell fait la connaissance de Kenny Roberts lors des 200 Miles d’Imola qu’il sponsorise. Le Kid de Modesto abandonne la firme américaine pour coiffer un AGV KR-2000 aux couleurs de Yamaha USA (jaune & noire).
A partir de là, de nombreux pilotes américains comme Randy Mamola ou Wayne Rainey feront de même. D’autres, comme Freddie Spencer ou Kevin Schwantz vont se laisser tenter par les sirènes d’un nouveau équipementier japonais. Son nom : Arai.
Bell Helmets : De nos jours
La firme californienne est très présente dans la course automobile que cela soit en F1 (Charles Leclerc, Lewis Hamilton, etc.) ou en rallye (WRC). En moto, cet équipementier n’équipe aucun pilote du plateau du MotoGP ou du World SBK.
Bell fait produit des casques modernes (modulaire et intégraux) mais fait aussi fructifier son héritage à travers des versions modernes de ces classiques répondant aux normes CE les plus sévères. Ces heaumes, désormais vintage, sont très prisés des amateurs de scrambler et café racer. Bell Star et Bell 500 ont chacun défini les casques modernes. Leurs lignes sont devenues iconiques donnant lieu à d’innombrables copies : casques intégral vintage (Premier, Nexx, Nox,etc.).
Comment vous procurer un casque Bell de qualité ?
Le style vintage d’un casque Bell 500 ou la technicité d’un Star vous font de l’œil, mais vous ne savez pas où chercher pour trouver un vrai modèle fiable, homologué et bien taillé pour votre usage ? Oubliez les répliques douteuses sur des marketplaces génériques ! Pour éviter les contrefaçons ou les équipements obsolètes, tournez-vous vers des spécialistes de l’équipement auto et moto. Ceux-ci référencent les collections actuelles de la marque, des modèles pour la piste aux casques orientés route et karting.
En magasin physique, c’est dans les enseignes spécialisées ou lors des salons de la moto que vous pourrez essayer différents équipements. Ne négligez pas non plus les promotions saisonnières. Certains revendeurs proposent en effet des offres très compétitives sur les anciennes collections, qui restent techniquement au top. Pensez par ailleurs aux modèles reconditionnés ou au déstockage, mais toujours avec vérification des dates de fabrication (évitez les casques de plus de 5 ans) et l’absence d’impacts visibles.
Casque Bell vintage ou intégral sportif : comment choisir ?
Si Bell évoque immédiatement l’élégance brute des années 60 ou 70, les casques de la marque n’ont rien d’un simple objet rétro. Pour savoir que choisir entre un jet, un intégral ou même un modulable, demandez-vous tout d’abord quel type de pilote vous êtes et sur quel terrain vous roulez. Le Bell 500, par exemple, séduit les amateurs de café racers ou de balades urbaines, avec son design minimaliste et sa légèreté. Pour une conduite plus soutenue en revanche, sur nationale ou autoroute, un intégral type Bell Race Star Flex ou Qualifier DLX Mips devient rapidement incontournable.
Les détails techniques qui font vraiment la différence
De nombreux motards s’arrêtent à l’esthétique ou au poids d’un casque sans prêter attention à ce qui se passe à l’intérieur. La mousse EPS multi-densité, la doublure antibactérienne, la ventilation dynamique ou la compatibilité intercom font pourtant toute la différence au quotidien. Un casque peut en effet être visuellement superbe, mais être un cauchemar acoustique à haute vitesse ou provoquer une vraie gêne après 30 minutes.
Chez Bell, les efforts de recherche et développement se concentrent sur des détails comme le champ de vision latéral, la résistance des mécanismes de visière ou encore l’aérodynamisme à vitesse élevée. Des modèles haut de gamme comme le Pro Star vont même jusqu’à intégrer des technologies comme le Flex Impact Liner pour absorber les chocs multidirectionnels. Pensez-y donc lors de votre choix !






