Moto Guzzi Café Racer

Préparation café Racer : Moto Guzzi V7 Sport

L’atelier dirigé par Axel Budde réalise exclusivement des préparations sur la base du V-Twin transversal classique né sur les rives du Lac de Côme.

Le sacerdoce de KaffeeMaschine, qui veut dire « machine à café » dans la langue de Goethe, est de créer les plus beaux café racers possibles sur base de Moto Guzzi classiques.

Les réalisations de l’atelier allemand ne portent quasi-exclusivement que sur des machines classiques construites dans l’usine de Mandello Del Lario. Ici, point de modernes Moto Guzzi VII.

L’ensemble des belles italiennes passées par l’atelier de Hambourg sont épurées au maximum afin de mettre en valeur le sculptural bicylindre à 90° perpendiculaire à la route.

KaffeeMaschine respecte à la lettre l’esprit et l’histoire du mouvement café racers old school. Donc tout ce qui est jugé superflu ou accessoire est benné. Grâce à un tel traitement, les Moto Guzzi sont tout à la fois plus légères, performantes mais aussi et surtout racées.

L’ensemble des éléments de carrosserie sont en alliage et réalisés à la main par l’atelier hambourgeois. Seul, le garde boue avant d’origine a été conservé sur cette préparation mais Il a été réduit afin d’affiner la moto.

Jetons un coup d’œil sur la  KaffeeMaschine 18

Et oui, le Hambourgeois ne se prend pas la tête avec des dénominations alambiquées voire ronflantes. Chaque moto préparée ne porte qu’un simple numéro qui souligne le travail de cet atelier : Ici, on magnifie les vieilles lombardes et c’est tout !

La KaffeeMaschine 18 est une demande d’un client suédois qui avait apporté une V7 Sport à l’état pièces. Axel Budde avoue qu’il ne prépare jamais de Moto Guzzi pouvant être restaurée…

La Moto Guzzi V7 Sport est une icône pour tout guzziste. Sortie en 1971, elle est la toute première moto sportive sortie de l’usine de Mandello de Lario. Elle donnera naissance notamment à la dynastie des Le Mans.

Le V-Twin de la Moto Guzzi V7 Sport bonifié

Le bicylindre de 748 cm3 a été préparé afin de lui donner quelques watts supplémentaires qui manquent à la V7 Sport ainsi qu’une nouvelle jeunesse.

Il est désormais chapeauté par une paire de culasses à double bougies équipant des Moto Guzzi 1000 cm3 plus récentes. Le V-Twin reçoit également un embrayage plus léger, un allumage électronique et un arbre à cames racing. Le vilebrequin est allégé et équilibré « aux petits oignons ». L’échappement en acier inoxydable est une création de KaffeeMaschine.

D’après Axel la V7 Sport délivre 80 chevaux à la roue arrière contre 52 sur la V7 Sport de série.

La puissance n’est rien sans un traitement digne d’un programme Slim Fast.  Le poids de la KaffeeMaschine 18 est de seulement 187 kg tout plein fait contre 227 kg sur la moto de série.

La partie-cycle de la Moto Guzzi KaffeeMaschine 18


La partie basse du cadre dessinée par Lino Tonti a été légèrement modifiée afin de permettre le montage de commandes reculées maison donnant une position en rapport avec le propos hautement crapuleux de l’Italienne.

Plutôt que de modifier celles préexistantes et de réaliser au final, un système peu esthétique avec moult biellettes, Axel a installé sur ce café racer un système ingénieux par câbles activant le frein à tambour arrière et le sélecteur de vitesse.

Le rapport poids/puissance de la KaffeeMaschine 18 nous laisse à penser que cette Moto Guzzi doit être un « joujou extra » pour s’encanailler sur les routes viroleuses.

La fourche avant d’origine reçoit un kit interne alors que les 2 amortisseurs sont fournis par Ikon.

Les roues, afin de ne pas s’écarter de l’aspect old school de la V7 Sport, sont constituées de rayons en acier inoxydable et d’un jeu de jantes fournies par Morad. Notre café racer germano-italien est chaussé de pneus Heidenau.

Un café racer à la finition soignée

Un compte-tours Chronoclassic Motogadget placé dans une platine réalisée par KaffeeMaschine trône au milieu du T de fourche. A la poupe, on trouve un feu arrière à LED.

Axel Budde n’est pas un grand amateur du coloris historique « citron vert très clair » des Guzzi racing dit « Verde Legnano ».

Et comme la N°18 n’est pas une restauration mais une réinterprétation moderne du tout premier café racer de série, le Hambourgeois recouvre sa réalisation d’une couleur toujours « citron vert » mais nettement plus pimpante ou flashy puisée dans un nuancier Ford vintage.

La Numéro 18 est au café racer ce qu’est le Numéro 5 de Chanel est au parfum : une référence !

Photos : KaffeeMaschine Custom Motorcycles