Yamaha 125 RD

Yamaha RD 125 Street Tracker

Cette préparation a pour base une Yamaha RD 125 de 1979 et c’est un motard hollandais du nom de Wilco Lindner qui officie à la clef de 12. Malgré son jeune âge (28 ans), le Batave apprécie les 2 temps et leur montée en régime hystérique.

La Yamaha RD 125 : une petite teigne

Yamaha RDX 125

Derrière une cylindrée modeste, cette moto cache bien son jeu. Jugez plutôt !

Fort de 17 chevaux à 9000 tr/mn et de seulement 115 kg en état de marche, sa vitesse de pointe est de 125-130 km/h.

Mais la chose qui interpelle sur cette 125 est que la puissance double entre 6 et 8000 tr/mn. En effet, son petit twin est sans filtre, comprenez sans valve comme peuvent l’être les Yamaha RDLC 350 à partir de 1983. Vous avez là le parfait portrait-robot d’une petite frappe sur deux roues !

Avec une telle plage de puissance, ce piège adore les wheelings échevelés mais à vos risques et périls…

La préparation du bicylindre de la Yamaha RD 125

Moteur 2 temps Yamaha

Les lumières sont retravaillées puis polies afin d’accroître le remplissage des cylindres en mélange frais.

L’alimentation est désormais gérée par deux carburateurs en 24 mm de diamètre contre deux Teiki de 18 mm sur la moto de série. La pipe d’admission est du fait maison.

L’échappement qui est la pièce centrale pour tirer la quintessence d’un 2 temps a fait l’objet de savants calculs avant que sa fabrication soit confiée à un atelier de mécanique générale. Un couvercle usiné par CNC cache un allumage haute performance fourni par HPI. Le réservoir d’huile est une pièce en acier inoxydable réalisée par un ami de Wilco.

Selon ce dernier, les performances de cette tasse de café sont au rendez-vous avec une sonorité digne d’une 125 de GP ! Pas sur que les voisins apprécient…

L’esthétique de ce street tracker

Yamaha RD 125

Impossible, lorsque l’on travaille sur une prépa de Yamaha dans un esprit flat track, d’échapper à la TZ 750 maîtrisée par Kenny Roberts en 1975 !

Ce flat tracker de 130 chevaux pouvait prendre près de 250 km/h sur les anneaux en terre battue… Rapidement interdit par l’AMA car trop extrême, moto et pilote entreront au panthéon des exploits motocyclistes. Fin de l’aparté.

La livrée de cette 125 remet sur le devant de la scène ce graphisme désormais vintage des TZ des 70’s. Les suspensions qui ont particulièrement évolué au fil du temps ainsi que les jantes sont remisées au profil d’éléments du Derbi GPR 50.

Le greffe du réservoir d’essence provenant d’une Yamaha TY 50 a nécessité la modification de l’épine dorsale du cadre. À l’arrière, nous retrouvons comme de coutume une boucle supportant un dosseret en polyester.

Flat Tracker Yamaha

Malgré une démarche crapuleuse, le petit twin adopte quand même un éclairage à LED street légal qui ne fait pas l’impasse sur les clignotants. Comme pour l’Indian FTR 1200, le guidon provient de chez Pro Taper.

La Yamaha RD 125 : du fun, mais ne cherchez pas la vignette Crit’Air

Yamaha RD 125

Cette moto s’avère être une base idéale pour un débutant en raison de son excellent rapport poids/puissance.

Ajoutez au tableau que l’entretien comme la préparation moteur sont d’une simplicité biblique et qu’un modèle en état cosmétique moyen se négocie autour de 1500 euros. Le feulement du twin accompagné d’un panache de fumée générera l’ire des ayatollahs verts des métropoles…. Vous êtes prévenu !

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