L’atelier espagnol Bolt Motor Co a jeté son dévolu sur l’une des motos Japonaises qui incarne le mieux l’insouciance des années 80, la Yamaha 350 RDLC.

La Yamaha 350 RDLC : née de la course

La « Race Developped Liquid Cooled » ou 350 RDLC est présentée lors du salon de la moto de Paris en octobre 1979. Ce 2 temps n’est rien de moins que la version quelque peu assagie de la Yamaha TZ 500 que pilotait Kenny Roberts. La partie-cycle est également dérivée du racer avec lequel le Californien remportera trois titres mondiaux en 500 cm3.

Plus prosaïquement, la Yamaha RDLC 350 marque une vraie rupture dans la production des motos japonaises. Elle freine fort, sa tenue de route est excellente et elle est légère (157 kg). Grâce au refroidissement liquide, Yamaha élimine le principal défaut des deux temps : les serrages.

Désormais fiable, le bicylindre 2 temps enrhume et enfume sans mal les empotés gros quatre pattes avec leur tenue de route approximative.

La moto qui fait l’objet de cette préparation est une Yamaha RDLC 350 F2 millésime 1989. Il s’agit de la version la plus performante avec 63 chevaux à 9000 tr/mn. Depuis 1983, la Yamaha RDLC 350 possède le boisseau rotatif baptisé YPVS. Cette technologie, issue des Grands Prix, fait varier la taille de la lumière d’échappement en fonction du régime. Grâce à cela, Yamaha réussit le tour de force de rendre un 2 temps onctueux à moyen régime.

La préparation de la Yamaha 350 RDLC

Bolt Motor Co, dirigé par Adrian Campos, prépare habituellement des flat twin BMW. Le bouclard Andalous s’aventure parfois à réaliser des café racers sur des bases plus exotiques comme des nipponnes bonnes pour la réforme.

Lorsqu’un ami du garage souhaite passer commande d’un projet totalement atypique, une Yamaha 350 RDLC affûtée, impossible de dire : « non ! ». De plus, le propriétaire a des idées arrêtées sur le projet. Le look classique doit être préservé tout en donnant une nouvelle jeunesse à la partie-cycle .

Visuellement, la réalisation de l’atelier Sévillan ne correspond à aucun des nombreuses livrées et carénages dont sera affublé le twin 2 temps entre 1980 et 1995.

Que les aficionados de cette moto iconique des années « La Boum » se rassurent, le chantier a débuté à partir d’une épave.

Ainsi, les éléments de carrosserie OEM étaient absents. Et comme, il est quasiment impossible de mettre la main sur l’accastillage, Bolt Motor Co a construit le dosseret, le sabot moteur et la selle.

Une partie-cycle aux standards actuels.

Yamaha cafe racer

La fourche inversée provient d’une Suzuki GSX-R 600 sur laquelle sont montés des demi-guidons. Le compteur de vitesse et le compte-tours sont des modèles EX-02 de Koso GP.

Cette préparation dans un esprit ultra racing voit les deux disques avant de 267 mm remplacés par deux homologues de très grand diamètre provenant de l’équipementier Galfer. Les étriers sont un mélange d’éléments de Kawasaki et Suzuki. Goodrich fournit les durites.

La prépa moteur

moteur 2 temps
le « bouilleur » à refroidissement liquide : fiable mais gros consommateur de benzine !

Le bicylindre a été totalement refait et l’atelier espagnol a profité de cette occasion pour augmenter la cylindrée. Un silencieux Arrow se charge d’amoindrir les feulements du bicylindre.

La peinture : un grand classique

Elle marie le graphisme classique des Yamaha 350 RDLC avec les couleurs du pétrolier Gulf (bleu clair & orange). Cette première préparation porte le nom de «  La 23 », car il s’agit de la 23e création de Bolt Motor Co, minimaliste et pas pompeux pour un sou !

Yamaha 2 temps
Racing à deux et quatre roues. Belles Machines valide !

Cette bombinette s’est vendue à plus de 10.000 exemplaires en France. Son pendant actuel et tout autant populaire, la Yamaha MT07, fait bien « tristounette » face à cette échappée des paddocks. La Yamaha 350 RDLC, c’est 200 km en pointe, mais surtout des wheelings à gogo. Cette moto explique parfaitement l’intérêt grandissant pour les youngtimers et les motos collection.

venenatis diam id felis odio sit Donec Praesent elementum ipsum tempus