L’atelier australien EPSD a transformé une Suzuki DRZ 400E de 2009 en associant les codes du scrambler à ceux des machines de flat track. Son nom : EB588. Cette moto incarne une vision singulière de la moto custom : une base mécanique solide, pertinente et abordable, qui n’a nulle vocation à être une pièce de musée. Ce scrambler est conçu pour rouler sur terre comme sur bitume en procurant un maximum de plaisir.
Le choix de la moto

Pour concevoir ce scrambler, l’atelier australien EPSD s’est logiquement tourné vers un monocylindre fiable afin de créer une moto polyvalente, aussi adaptée à la ville qu’aux chemins ou aux anneaux en terre battue.
La présence dans le garage EPSD d’une ligne d’échappement Yoshimura spécifique à ce modèle a scellé le choix : ce sera une Suzuki DRZ 400.
La préparation du monocylindre Suzuki par EPSD
La Suzuki DRZ 400 jouit d’un excellent rapport poids/puissance (0,307 ch/kg) : son monocylindre liquide développe 40 chevaux pour seulement 134 kg, des valeurs dignes des trails d’antan !
Le moteur adopte une ligne Yoshimura 1-en-2 qui apporte un léger gain de puissance mais, surtout, transforme la ligne de ce scrambler signé EPSD.
Afin d’améliorer la respiration du moteur, l’atelier australien a supprimé la boîte à air et installé un filtre Uni. Le reste du monocylindre de 398 cm³, à deux arbres à cames et quatre soupapes, reste intact.
L’esthétique de la Suzuki DRZ 400 scrambler

La découverte sur eBay d’un réservoir de Suzuki vintage en condition « mint » (parfait état), de couleur jaune moutarde, a donné le ton stylistique du projet. Cette teinte rend hommage aux Suzuki des années 70, tandis que la bande blanc perle s’inspire des muscle cars de la même époque.
Bien que provenant d’un autre modèle, ce réservoir a été installé avec quelques ajustements mineurs et la fabrication de supports de radiateur par EPSD. Une grande partie du faisceau électrique simplifié est dissimulée sous le réservoir, préservant la pureté des lignes.
L’atelier EPSD a recouru à l’usinage CNC pour produire plusieurs pièces clés du scrambler EB588, toutes réalisées en aluminium T6061 :
- Support de phare
- Feu arrière
- Pontet de fourche
- Support de phare
- Feu arrière
- Pontet de fourche
La selle a été réalisée sur mesure et recouverte de vinyle UV, mêlant parties lisses et perforées, avec des surpiqûres jaunes.
L’éclairage repose sur un phare de la marque Halo complété par des clignotants Posh Chamfer. L’alimentation de l’ensemble est assurée par une batterie lithium Antigravity.
Au niveau de la partie-cycle, cette Suzuki DRZ400 adopte des jantes Excel de 19 pouces à l’avant et à l’arrière, chaussées de pneus Mitas H18 homologués route.
Conclusion

La EB588 signée EPSD démontre que l’on peut toujours réaliser un scrambler fidèle aux codes du genre en 2026. La Suzuki DRZ400 coche toutes les cases : légère, puissante, fiable et accessible, elle est pensée pour un usage quotidien. Un bel exemplaire se négocie aux alentours de 3 000 €. C’est une idée à reproduire sur une Honda XR 400/600 ou une Suzuki DR 650/600. Qu’attendez-vous ?
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Fiche technique : Suzuki DR-Z 400 de série
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Cylindrée | 398 cm³ |
| Puissance maximale | 40 ch à 8 500 tr/min |
| Couple maximal | 39 Nm à 6 600 tr/min |
| Boîte de vitesses | 5 rapports |
| Fourche | Inversée 47 mm (réglable) |
| Roues | 17 pouces (AV et AR) |
| Pneu avant | 120/70 |
| Pneu arrière | 140/70 |
| Poids à sec | 134 kg |
| Poids en ordre de marche | ~145 kg |
| Capacité du réservoir | 10 litres |
| Consommation moyenne | ~4 L/100 km |

