Ce pick-up est un concentré de l’Amérique des seventies pris dans les convulsions de la « Fièvre Du Samedi Soir». On imagine parfaitement Bobby Ewing dans « Dallas » avec trois tonnes de laques pour cheveux descendre de cette voiture. Preuve que je ne fabule pas, cette Jeep J-10 est un millésime 1978, année de lancement de la série  !

La Jeep J-10

Cet utilitaire a été produit de 1974 à 1983 par le constructeur AMC (American Motors Corporation).

Ce solide pick-up était disponible dans une infinité de combinaisons et d’options. Ainsi, deux types de bennes étaient proposées : « Stepside » ailes apparentes et « Short Bed Truck ».

La Jeep J-10 présentée dans cet article est la version baptisée « Golden Eagle ». Elle est l’une des 3 finitions proposées avec les variantes « Honcho » et « 10-4 ». Pour l’anecdote, le package « 10-4 » pouvait recevoir en option et dès 1978 le très lointain ancêtre du smartphone, une C.B. !

Le design

Ce pick-up délaisse la calandre avant verticale à deux feux ronds de la Jeep CJ-5 sortie en 1973 et héritée de l’iconique Willys MB de 1940. A la place, nous trouvons une face avant empruntée aux ancêtres des SUV que sont les Jeep Cherokee et Wagoneer.

La Jeep J-10 Golden Eagle produite de 1977 à 1983 reçoit de série un kit d’autocollants fait de 17 panneaux, dont une imposante tête d’aigle stylisée trônant sur le capot. S’ajoute à cela une riche dotation pour ce véhicule à vocation rustique, un intérieur en tissus Levi’s, une protection de calandre, un arceau sur le plateau, des jantes en 8 pouces ainsi que des feux de route. Ce traitement haut de gamme est facturé 749 $ de l’époque soit 3200 $ au cours du jour (2900 €).

Cette Jeep J-10 est propulsée par un V8 sans muselière

La Jeep J-10 est animée par le plus gros moteur jamais produit par AMC.

Il s’agit du V8 401 d’une cylindrée de 6.573 cm3 (sic) qui fera les beaux jours de la Javeline produite de 1968 à 1974. Ce muscle car délivrait 330 chevaux mais le choc pétrolier de 1973 mettra un terme à ce genre de voiture.

La Jeep J-10 Golden Eagle est animée par le V8 de la Javeline mais avec un taux de compression abaissé à 8,5:1. Grâce à cet artifice, elle est moins dispendieuse en termes de consommation.

L’ADN sportif de la motorisation demeure avec un vilebrequin et des bielles en acier forgé. Le solide V8 401 équipé d’un carburateur four barrel ne produit désormais plus que 195 chevaux à 3500 tr/mn avec 377 Nm à 2600 tr/mn de couple max.

Le pick-up J-10 Golden Eagle présenté de 1978 est d’autant plus rare qu’il reçoit le V8 401. Ce dernier ne sera plus jamais reconduit par AMC.

Le V8, issu d’une époque insouciante, est légèrement préparé avec des pipes d’admission en aluminium et des culasses retravaillées. Gageons qu’il chante à nouveau comme la Javelin !

Un intérieur proche d’une Resto-mod

Le pick-up est doté des options suivantes : Boîte automatique TH400, transmission intégrale permanente Quadra-Trac et climatisation.

L’habitacle a été totalement rafraichi dans un esprit Resto-mod. Autrement dit, son look est plus contemporain faisant la part belle au cuir de couleur sable. Malgré cela, elle conserve en partie la sellerie en vrais tissus et boutons Levi’s du package Golden Eagle.

Quelques touches de customisation ont fait leur apparition. Ainsi, le hayon de série est remplacé par un élément tubulaire de chez Tiregate. Une puissante rampe à Led de chez KC surplombe la cabine de l’utilitaire. L’ensemble de l’éclairage utilise la technologie des LED.

Cette Jeep J-10 malgré la restauration soignée de la cabine et son V8 tonitruant n’en demeure pas moins un utilitaire comme l’atteste la présence sur le plateau d’une Suzuki R125 et d’une Honda Elsinore (ou CR125 en France) des 70’s.

Pour rappel : Importer, homologuer via la FFVE et assurer sa voiture de collection n’est qu’une simple formalité comme l’explique l’article : Importer une moto ou une voiture des USA.

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