Suzuki SV650 street tracker

Suzuki SV 650 Street Tracker par Stoker Motorcycles

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La Suzuki SV 650 est une machine qui a permis à des générations de motards de faire leurs premières armes. Pourtant, cette moto n’est guère prisée de la communauté café racer au sens large du terme. Ainsi en 2021, la Suzuki SV650X, une version « café racer », vivote au catalogue du constructeur dans la plus totale indifférence.

La faute est imputée à un cadre treillis et un V-Twin sophistiqué qui ne font en rien vintage.

Au fait, c’est quoi la Suzuki SV650 ?

Sortie en 1999, la Suzuki SV650 s’attaque frontalement aux Ducati à 2 soupapes (Desmodue) avec 2 attributs chers à la marque italienne : un bicylindre placé dans un cadre treillis.

Ce roadster mid-size coche toutes les cases de la bonne moto. Il permet pour un tarif canon de goûter à l’aristocratie des moteurs de moto : un V-Twin.

Ce bicylindre à 45° de 645 cm3 développe 75 ch (à 9 000 tr/mn) et 64 Nm de couple (à 7200 tr/mn).

Fort d’un poids contenu (165kg à sec), ses performances sont meilleures qu’une Ducati 750 SS et proche de la 900 SS. La rigidité de la partie-cycle n’a rien à envier aux Bolognaises, ce qui n’est pas rien !

Au rayon des choses qui fâchent, on ne peut lui reprocher qu’une fourche pas à la hauteur et un « poêle à chauffer » faisant office d’échappement.

La Suzuki SV650 Street Tracker

Ce street tracker semblant conçu pour un Stormtrooper nous vient de Finlande. Il est l’oeuvre d’Antti Eloheino qui l’utilise au quotidien.

La base choisie pour ce projet est une Suzuki SV650 Millésime 2000, soit une version de première génération, reconnaissable à son cadre en gros tubes d’aluminium.

Une coque monobloc époxy

Le réservoir de la Suzuki SV650 a été généreusement découpé puis il a été remodelé afin d’être plus plat et avec des flancs creusés.

Une coque monobloc en résine époxy le recouvre et fait office de support de selle puis de dosseret. Elle intègre à la poupe un feu à Led homologué.

Le Finlandais a repensé l’admission avec 2 entrées d’air forcées placées à l’avant de la carrosserie qui communiquent avec une boîte à air réalisée en impression 3D. À l’arrière de la selle, des écopes améliorent le refroidissement du Twin liquide à 8 soupapes.

Le sabot moteur en aluminium peint en noir adopte une grille également réalisée grâce à une imprimante 3D. Le même procédé est employé pour réaliser les écopes du radiateur.

Les portes numéros latéraux sont taillés dans de l’aluminium tout comme l’élément avant qui reçoit un phare à LED décalé.

Le V-Twin

Le système d’échappement d’origine 2 en 2 cède sa place à un collecteur 2 en 1 sur lequel est emmanché un silencieux double type GP. Cette ligne qui épouse au plus près le cadre compense la garde au sol abaissée de 5 cm.

La partie-cycle

La Suzuki allégée de 5 Kg (165 kg à 160 kg) conserve ses jantes d’origine en 17 pouces qui sont chaussées en Michelin Supermoto Rain donnant un excellent grip à ce street tracker.

La fourche de 41 mm a été reconditionnée et reçoit des bouchons de précharge réglables et des protections contre les projections.

L’amortissement arrière s’opère via un élément de Kawasaki ZX10R. Antti optimise un freinage déjà très performant de série (2 disques de 290 mm pinçant 2 étriers à 2 pistons à l’avant) en montant des durites tressées.

La vie à bord

Fort logiquement, le Finnois choisit un dirigeoir de la marque française Neken modèle « Flat Bar » développé par le pilote de dirt track Jared Mees.

Nous retrouvons en bouts de guidon des clignotants Motogadget ainsi qu’un compteur Motoscope Mini du même équipementier caché derrière la plaque porte numéro avant.

Stocker Motorcycles : à suivre…

Le préparateur finlandais démontre avec cette machine, qui se prête peu à une préparation, un talent certain d’autant plus qu’il ne s’agit que de sa deuxième création. Stoker Motorcycles est donc un nom à suivre !

site web: Stoker Motorcycles | Sources des photos : Iiro Muttilainen