BMW R18 Dragster

BMW R18 dragster par RSD : La « Big Bertha »

Avec la BMW R18, le constructeur allemand joue gros, car le succès de ce custom repose en grande partie sur le marché américain. Pour se faire accepter des bikers du Nouveau Monde, la réalisation d’un dragster autour de l’énorme flat twin culbuté de 1800 cm3 sonne comme une évidence. Cette discipline est en effet très populaire outre-Atlantique.

BMW R18 Dragster moto

Roland Sands, fort de plus de 200 réalisations sur des mécaniques diverses et ancien pilote pro, était l’homme de la situation pour transformer le cruiser germanique en une machine apte à réaliser des temps record sur le quart de mile.

N’oublions pas que le Californien est un « enfant de la balle » puisque son père n’est autre que Perry Sands. Ce dernier était custom builder (les roues et freins Performance Machine, c’est lui !) et accessoirement pilote de dragster le week-end. Bref chez les Sands, on a un fort indice d’octane dans le sang.

La partie-cycle

BMW R18 custom

Le cadre de la BMW R18 est comme il est de coutume dans cette discipline : rigide. Saddlemen fournit une selle avec un imposant dosseret calant au mieux le pilote lors d’un run.

Les commandes aux pieds sont placées dans une position peu académique : au niveau du disque de frein arrière. Le poids du pilote est ainsi déplacé vers la roue arrière augmentant le transfert de la puissance au sol. Un slick arrière en 180 mm de large a la charge de la motricité .

dragster moto

La banque d’organes BMW a été mise à contribution avec une fourche inversée de R NineT et un système de freinage provenant de la supersportive S 1000 RR. Des maîtres cylindres radiaux RSD actionnent les étriers.

Un flat twin qui a de la gouache

flat twin bmw boxer

La gestion électronique du flat twin moteur largement optimisée a été la difficulté de ce projet qui s’est étalé sur 4 mois

Le bicylindre est dopé comme un athlète de l’ex Union soviétique avec une admission plus que permissive.

Les gaz brûlés sont évacués par deux lignes en acier inoxydable. Les sorties types mégaphones sont de la taille d’un fût de canon. Ces échappements ne reçoivent aucun système d’atténuation, car un drag racer se doit d’être bruyant.

Cette BMW R18 dragster embarque une injection de protoxyde d’azote plus connu sous l’acronyme de « N.O.S. ». Pour la petite histoire, ce système fit son apparition durant la seconde guerre mondiale avec le chasseur Messerschmitt BF109. Un retour aux sources en somme !

La finition de ce BMW R18 dragster

Cette moto conserve de nombreuses pièces du cruiser bavarois comme le réservoir et le phare qui reçoit un entourage RSD. Les garde-boue sont simplement retaillés.

Le Californien profite de la visibilité médiatique qu’offre cette première préparation d’une BMW R18 pour lui greffer une multitude d’accessoires griffés « RSD » : leviers, jantes, couvres culbuteurs, cache carter et compteurs.

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