Un nouveau guidon, c’est l’assurance d’un nouveau look pour votre moto. Son changement modifie également du tout au tout son comportement et la position de conduite. C’est donc tout sauf un achat à faire à la légère !
Les différents types de guidons moto
Cet élément fait partie des pièces permettant de customiser sa moto sans un gros outillage ni un grand savoir technique. Un cintre peut donc être la touche finale ou initiale à tout projet custom qu’il soit bobber, scrambler ou café racer.
- Guidons bracelet ou demi-guidons : ils se greffent sur les bras de fourche et équipent les sportives ;
- Guidon clubman : il s’agit d’un modèle proposant une position de conduite plutôt racing mais qui ménage vos vertèbres. Ils se montent sur les pontets ;
- Guidon droit : c’est le modèle monté sur la plupart des motos de série. Il est plus ou moins haut et prend plusieurs dénominations commerciales (streetfighter, streetracker, flat track, etc.) ;
- Guidon pour scrambler : hauban fixe ou boulonné ;
- Guidons pour custom : ils existent en une large variété de formes (apehanger, Z-bar, beach bar, etc.).
Attention : le diamètre d’un guidon moto n’est pas standardisé
Les guidons pour moto de route existent en deux diamètres extérieurs :
- 7/8 de pouce ou 22 mm pour toutes les motos japonaises et européennes modernes ;
- 1 pouce ou 25,4 mm pour les motos américaines (Harley-Davidson et Indian) et certaines motos classiques (Triumph Meriden par exemple) ;
- Guidon « Fat Bar » d’un diamètre de 28 mm.
La forme d’un guidon moto

Son design dépend de sa hauteur et sa largeur pour un café racer ou un scrambler. Les dirigoirs pour bobber ou custom se caractérisent par une troisième valeur : le recul. Ce déport vers l’arrière par rapport aux potences ou pontets (« risers » en anglais) procure un meilleur confort (dos plus droit) mais moins de feeling.
Le changement du guidon de sa moto en pratique
L’opération consistant à démonter puis à remonter un guidon ou cintre n’a rien de difficile si vous vous y prenez avec méthode. Elle demande un outillage basique.
Le démontage du guidon
Etape 1. Il est inutile de décrocher le câble d’embrayage puisqu’il dispose d’un support démontable.
Etape 2. Glissez un tournevis fin sous le caoutchouc de la poignée gauche pour la décoller du guidon et injectez un peu d’eau savonneuse dans l’interstice. Ôtez le tournevis, l’eau va se répandre à l’intérieur et la poignée va venir facilement en la tirant. Ne jamais vaporiser de WD40 pour décoller les poignées si vous pensez les réutiliser.
Etape 3. Enlevez les vis de maintien du commodo gauche pour le ôter.
Etape 4. Démontez les quatre vis présentes sur les deux pontets.
Etape 5. Côté droit, la poignée tournante peut rester accrochée aux câbles des gaz. Le guidon peut désormais être retiré. Notons que certaines motos sont munies d’un câble ouvrant le palonnier des carburateurs et un autre les refermant.
Etape 6. Démontez la commande de frein avant
Etape 7. Enlevez les vis de maintien du commodo droit qui accueille la poignée tournante et le ou les câbles d’accélérateurs.
Le remontage du guidon
Etape 1. Repositionnez le guidon sur les pontets sans trop le serrer afin de trouver la bonne position. A ce stade, réinstallez la poignée d’accélérateur pour ne pas tirer sur les câbles.
Etape 2. Remontez les commodos, les leviers de frein et d’embrayage.
Etape 3. replacez les poignées.
Etape,4. Le réglage final. Montez sur votre moto puis réglez l’inclinaison du guidon selon votre gout. Idem pour les leviers de frein et d’embrayage. Vous pouvez tout serrer.
Le cas des guidons pour bobber
Méfiance si vous jetez votre dévolu sur un grand modèle type guidon apehanger. Vos câbles de gaz et d’embrayage ainsi que le faisceau électrique ont de grandes chances d’être trop courts. Il en va de même pour la durit de frein avant. Il faudra donc les remplacer par des éléments plus longs.
La durit de frein de type aviation est façonnable à la demande. Idem pour le faisceau électrique. En revanche pour le câble d’embrayage, c’est une loterie hormis pour les Harley-Davidson et pour les custom japonais grâce à de gros catalogues dits « aftermarket » .





