Mercedes-Benz AMG

La première Mercedes AMG était une grosse berline !

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De nos jours, le sigle « AMG » est surtout connu par l’automobiliste lambda comme un pack de finition de chez Mercedes-Benz.

Pourtant, les véritables Mercedes AMG sont un must have en terme de GT et de berlines sportives conçues à Stuttgart. Ultra performantes mais aussi ultra coûteuses, il est néanmoins possible de nos jours de financer ce type de voitures via plusieurs solutions. Heureusement serions-nous tenter de dire car ces très belles machines nécessitent un solide portefeuille…

Arthur Bechtel Classic, spécialiste en matière de véhicules vintage de la marque à l’étoile, vient de dévoiler une réplique ou recreation de la toute première AMG : la 300 SEL Red Pig.

Cette voiture est importante pour le constructeur de Stuttgart, car elle est un premier pas vers son retour dans la course automobile après l’accident survenu lors des 24 Heures du Mans 1955.

La naissance d’AMG

Les ingénieurs Hans Werner Aufrecht (le « A » de AMG) et Erhard Melcher ((le « M » de AMG) fondent en 1967 à Grossaspach (le « G» de AMG) dans le land du Bade-Wurtemberg un atelier de préparation dédié aux Mercedes-Benz. En 2005, AMG est absorbé par le groupe Daimler-Benz.

La première Mercedes AMG était… une limousine

En 1970, les deux ingénieurs conçoivent la toute première AMG à partir d’une Mercedes-Benz SEL 6.3. Étrange idée, car cette « berline statutaire », comme on aime à le dire de nos jours, était très prisée des despotes de l’époque…

Contre toute attente, cette limousine baptisée « Red Pig » (« Cochon Rouge » en Français) remporte sa classe et finit second du général lors des 24 heures de Spa-Francorchamps 1971.

Elle met à l’amende le gotha des sportives de l’époque telles que les Alfa Romeo GTA, Ford Capri RS, BMW 2800 CS ou Chevrolet Camaro.

Réparée après une lourde sortie de route sur le circuit Hockenheim, cette Mercedes sous stéroïdes sera vendue au groupe français Matra qui l’utilisera pour tester des équipements d’avion. On perdra sa trace au début des années 90.

L’AMG « Red Pig » : Ça se passe sous le capot d’une Merco B*nz B*nz B*nz

Rien ne prédispose donc la Mercedes-Benz 300 SEL à être une voiture de course. C’est une sorte de salon cosy fait de cuir et de bois qui vous amène sans mal à 220 km/h dans un monde qui ne connaît alors aucune limitation de vitesse !

Mais cette lourde berline de près de 2 tonnes possède un atout de poids : un V8 de 6,3 litres délivrant sans effort 250ch (4000 tr/mn) et 500Nm (2 800 tr/mn).

Les deux ingénieurs allemands poussent ce moteur dans les cordes en augmentant sa cylindrée jusqu’à 6,8 litres à grands coups de pistons Malhe.

La distribution n’est pas oubliée avec des profils de cames plus agressifs alors que les chambres de combustion adoptent de grosses soupapes. La pipe d’admission polie façon miroir est désormais boulonnée à une injection double corps.

Le travail réalisé par Herr Aufrecht et de Herr Melcher paye puisque la Red Pig revendique désormais 422 ch au banc de puissance.

Un travail d’allégement naturellement limité

Comme il est de coutume sur une voiture de course, caisse et châssis ont été rigidifiés et allégés malgré le fait que la Mercedes 300 SEL ne soit pas la candidate idéale pour cet exercice. Au final, les fondateurs d’AMG lui font perdre deux quintaux (1630 kg en ordre de marche) à grands coups de jantes en magnésium et de portes en aluminium.

Mercedes-Benz 300 SEL Red Pig Recreation

Arthur Bechtel Classic réalise les répliques de la Red Pig à partir d’épaves. La carrosserie avec notamment ses ailes élargies, laissant passer des jantes en 15 pouces, est en tout point identique à la voiture de course.

L’intérieur est traité dans un esprit racing vintage avec un arceau 4 points, des baquets, un extincteur et des harnais Sparco. Sous le capot, vous retrouvez le V8 de 6,3 l qui a été totalement restauré.