Suzuki ose (enfin) la carte de la moto néo-rétro avec deux nouveautés : les GSX-8T et GSX-8TT. Ces deux motos emploient la partie-cycle et le châssis du roadster GSX-8S. Selon le constructeur d’Hamamatsu, elles rendent hommage à la célèbre T500 des années 70. Mais ce revival disponible dès septembre 2025 justifie-t-il un surcoût de plus de 2000 à 2500 € ?
GSX-8T et GSX-8TT : une nécessité pour Suzuki

Suzuki était le seul membre des big four à ne rien proposer en matière de roadster néo-rétro dans un segment qui représente 15% des immatriculations en Europe.
Ainsi, Honda propose dans ce segment la CB650R, Yamaha la XSR700 et Kawasaki la Z650RS. Suzuki mise donc sur ces deux machines pour ne plus être à la traine dans le classement des constructeurs.
Un design néo-rétro inspiré par la Suzuki Titan
Arthur Vidal, designer chez Suzuki, a donc conçu ces deux modèles comme un hommage à la T500. Cette moto commercialisée de 1968 à 1977 était surnommée « Titan ». Elle était animée par un bicylindre deux-temps produisant 47 chevaux à 6500 tr/min. Seul le phare circulaire à LED crée une filiation directe avec ce modèle.
La GSX-8T adopte le concept « neo sports café » cher à la marque avec des éléments vintage tels que :
- une paire de rétroviseurs en bout de guidon ; une première pour le constructeur ! ;
- une selle gaufrée bicolore composent sa signature visuelle.
- un réservoir spécifique de 16,5 litres offrant 2,5 litres de plus que celui de la GSX-8S portant l’autonomie à 394 km selon Suzuki ;
La selle gaufrée et dotée d’une mousse à haute densité permet d’abaisser l’assise de 5 mm par rapport à la GSX-8T afin de faciliter la prise en main et sans ne rien perdre en matière de confort.
La version TT (Timeless Titan) évoque grâce à son carénage « bikini » équipé de deux petits winglets et son sabot la Suzuki GS1000 S. Celle-ci avait notamment remporté le championnat Superbike US en 1979.
Un bicylindre de 798 cc inchangé

Ces deux motos conservent le parallèle Twin de 776 cc délivrant 80 ch et 78 Nm à 6 800 tr/min de couple de la GSX-8S. Cette mécanique est appréciée pour sa grande souplesse et sa polyvalence.
Châssis, suspensions et électronique
La partie cycle reprend les éléments de suspensions de la GSX-8S soient fourche inversée non réglable et mono-amortisseur réglables, tous deux de marque KYB.
Le freinage avant reste confié à un doubles disques 310 mm avec deux étriers radiaux à quatre pistons fournis par Nissin. Ils se montrent suffisamment efficaces pour arrêter ces deux roadsters légers (201 et 203kg). L’ABS est de type conventionnel donc sans centrale IMU afin de limiter les coûts. Ces deux Suzuki néo-rétro sont chaussées en Dunlop Sportmax Roadsport 2 en 120/70 et 180/55.
L’électronique est alimentée par une batterie lithium-ion (-2 kg) et comprend :
- trois modes de conduite ;
- un contrôle de traction ;
- une poignée d’accélération ride-by-wire ;
- un écran TFT de 5 pouces ;
- un port USB-C ;
- un quickshifter bidirectionnel série.
Le positionnement tarifaire de ces nouvelles Suzuki
Les Suzuki GSX-8T et GSX-8TT corrigent de façon magistrale le design controversé de la GSX-8S tout en conservant ses qualités. Son excellent comportement, sa facilité d’usage et son agrément sont préservés. Mais, les prix posent questions ! Elles sont ainsi proposées à 10 899 € pour la GSX-8T et 11 599 € pour la GSX-8TT. Les autres constructeurs japonais proposent des vintage de moyenne cylindrée moins onéreuses : Honda CB 650R (9 199 €), Kawasaki Z650 RS (8 299 €) et Yamaha XSR700 (8 799 €).
Pour conclure




Suzuki comble (enfin) son retard dans le segment des néo-rétro avec les GSX-8T et GSX-8TT. La solide base technique de la GSX-8S associée à un design vintage réussi créent une machine séduisante. Celles-ci seront disponibles dès la rentrée 2025.
Que pensez-vous de cette arrivée tardive de Suzuki dans le néo-rétro ? Les tarifs vous semblent-ils justifiés ? N’hésitez-pas à participer dans les commentaires.

