Triumph vient de dévoiler une nouvelle déclinaison au sein de sa gamme « Modern Classics ».

Son nom : Speedmaster.

Cette appellation avait déjà été utilisée dans le passé récent de la firme Hinckley avec une Bonneville Speedmaster sortie en 2002. Celle-ci avait connu une évolution notable en 2005 avec la greffe d’un vertical Twin de 865 cc suivie trois ans plus tard par une alimentation électronique.

Motorisation : un bicylindre « coupleux »

Nous retrouvons sur la Speedmaster 2018 le Vertical Twin liquide calé à 270° de 1200 cc présenté en 2016 sur la Bonneville T120.

Comme sur la Bonneville Bobber, Il s’agit d’une version légèrement « dégonflée » baptisée « High Torque » par rapport aux roadsters T120 « High Power » de la version Thruxton.

Les ingénieurs d’Hinckley avaient déjà privilégié le couple moteur au lieu de la puissance pure afin de coller au propos « custom » de la Bobber. Nous retrouvons donc ce moteur sur la Speedmaster qui est une moto qui évolue aussi dans la « sphère custom » mais avec une touche plus policée.

La puissance s’établit donc à 77 ch contre 80 ch pour les Roadsters mais le couple max.  de la Speedmaster (tout comme la Bobber) est atteint bien plus tôt à 6100 tr/mn contre 6550 tr/mn pour la Bonneville T120 High Torque). A 4000 tr/mn, le couple du bicylindre de la Speedmaster est de 10,81 m.Kg (ou 106 Nm) soit un gain de 10% face à la Bonneville T120.

triumph customLa grande différence entre la Speedmaster et le Bobber est le fait que ce gros cruiser permet de transporter un passager.

La Speedmaster conserve le cadre particulier du bobber donnant des airs de « faux rigide » mais reçoit un bâtit permettant le montage d’un pouf pour le passager. Comme sur les nouvelles Softails, le mono amortisseur se trouve logé sous l’assise et il possède un débattement de 73 mm.

La Speedmaster emporte 12 litres contre seulement 9,1 pour le bobber.

La position de conduite est plutôt typée « custom » avec des repose-pieds jetés en avant et un grand guidon de type « beach bar ». La selle plus haute (705 contre 690 mm sur la bobber) permettra de parcourir de longues distances avec un confort très supérieur à un bobber notamment en passant « par la case équipements » qui proposera pas moins de 130 articles dédiés à cette moto dont un parebrise, un sissy bar et des sacoches.

Bref, cette moto est nettement plus « user-friendly » (ou pratique dans la langue de Molière) que la Bobber !

La partie cycle est largement reprise sur le modèle bobber avec notamment une caractéristique roue avant de 16 pouces. Une fourche à cartouche de 41 mm de diamètre ayant un débattement de 90 mm contre 120 sur la T120 Bonneville et deux étriers à double pistons fournis par Brembo pinçant des disques acier de 310 mm assure le plaisir de conduire et la sécurité. A l’arrière, nous retrouvons un étrier Nissin simple piston sur un disque de 155 mm.

Triumph Speedmaster 1200L’amortisseur arrière réglable a été bien entendu revu afin d’accepter le poids supplémentaire lié à la structure portant le garde boue, la selle et l’éventuel passager.

Malgré unes esthétique sentant bon les fifties et les sixties, ce custom embarque l’équipement standard d’une moto bien de notre temps avec la gestion électronique des gaz, le choix entre deux cartographies d’injection (pluie ou route), la traction control, un régulateur de vitesse, l’obligatoire ABS et des phares à LED.

La Speedmaster sera disponible en début d’année 2018 en deux couleurs dans les concessions Triumph en rouge ou noire. Une version bicolore noire et blanche est aussi prévue.

triumph red speedmasterCes concurrentes désignées sont, aussi bien au niveau prix que performance, ou devrions-nous dire agrément d’utilisation, les Indian Scout affichées à partir de 13 690 € et Sportster à partir de 12 590€.

Le prix de la Speedmaster devrait être légèrement supérieur à la Bobber affichée à 13 100 €.