La Triumph que vous avez sous les yeux pourrait être la descendante de la toute dernière Triumph baptisée sobrement   » bobber «  sortie en fin de semaine dernière. L’esprit est le même mais là, s’arrête la comparaison.

La Triumph « Made In Hinckley » embarque toutes une tripoté de béquilles électroniques et dont le cœur et un bicylindre qui malgré son look vintage est très moderne avec pas moins de 8 soupapes en tête et un refroidissement liquide…

Autrement dit les customisateurs qu’ils soient en herbe ou professionnels vont se tirer les cheveux (qu’ils leurs restent) d’entrée avec l’écheveau de câbles. Par contre futur client de cette très belle machine, vous aurez une moto très fiable !

bobber triumph

triumph-bobber-old-school-02_750La paire d’Amal montée sur les Bonneville (T120) n’ont jamais apportés un réel plus par rapport à la Triumph T110 à un seul carburateur et ils avaient la mauvaise habitude de se désynchroniser.

L’antique bobber présenté dans cet article est animé par le vertical Twin de la Bonneville « originelle » lancé en 1959.  Le cadre rigide accueille un moteur Unit qui cube 650 cc. C’est donc une version postérieure à 1963 jugée plus fiable que les Bonneville Pre-Unit, c’est à dire à boîte séparée.

Ce choix de motorisation se retrouve plutôt sur les Café Racers. Les customs ou choppers sur base de Triumph « Made In Meriden » sont plutôt construits autour de la génération précédente de vertical Twin ; les Pre-Unit dont les carters moteurs ont des « formes organiques » à des années lumières des pièces actuelles conçues en CAO.

Au niveau moteur, notre Bonny rigide est alimentée par un gros carburateur Mikuni à la place des deux Amal de série. Avec la pipe d’admission coudé vers la gauche et la grosse cartouche filtrante de Flat Track, le look est bestial. Gageons que les performances ne doivent pas être aux abonnées absents !  De plus, l’unique Mikuni est bien plus aisé à régler sans baisse de puissance notable.

La cylindrée est portée à 750 cc pour gratter quelques purs-sangs.triumph old school custom

La partie électrique est assurée par une rare magnéto ARD à courroie ; une très belle pièce issue du monde du Flat Track qui nous permet de rappeler que Triumph a donner bien du fil à retordre aux Harley KR 750 dans les sixties. Cette magnéto permet d’avoir un circuit électrique réduit à sa plus simple expression. De plus, la magnéto ne nécessite pas l’emport d’une batterie. C’est tout « bénef » pour le sacro saint rapport poids puissance de notre hot rod à deux roues.

Ajoutez des accessoires vintages comme une selle Bates à ressorts d’époque choisis avec gouts et des pièces homemade comme le réservoir d’huile et vous obtenez un bobber sur base Triumph totalement intemporel.

Entre un produit bien balancé et fiable et d’un autre coté, une œuvre d’art sur roues avec un moteur qui a un caractère aussi fort qu’une Guinness mais à la fiabilité incertaine (je vais me faire incendier par les amoureux des vieilles anglaises), je vous laisse faire votre en brainstorming