L’état des lieux du marché des motos néo-rétro fin 2019

Les 9 premiers mois 2019 voient une progression à deux chiffres (+11,9%) de la vente des motos de plus de 125 cm3. Cette progression s’est confirmée en octobre et profite également aux motos et scooters de moins de 125 cm3.

Toujours sur cette période, seulement 6.200 exemplaires de motos néo-vintage de moyenne et grosse cylindrée ont été vendues. A contrario, on remarquera la belle santé de l’offre en motos néo-rétro de faibles cylindrées (- de 400 cm3) portée par des marques comme Mash, Bullit ou Benelli pour n’en citer que quelques unes.

L’effet scrambler ou dirt track prophétisé par certains médias a fait pschitt ! Les motards n’ont pas succombé à de vulgaires roadsters travestis en scrambler ou flat tracker et proposés au delà des 15.000 euros…

Les grands succès en terme de motos néo-rétro en 2019 sont les Royal Enfield Continental GT et Interceptor ainsi que la Moto Guzzi V85 TT. Les Triumph Street Twin 900 et Speed Twin 1200 tirent également leur épingle du jeu.

Royal Enfield enregistre la vente de 1342 bicylindres fin septembre 2019 et devient la moto néo-vintage la plus vendue en France !

Autre réussite commerciale, la Moto Guzzi V85TT lancée au printemps 2019 s’installe à la 41ème place des motos de grosses cylindrées les plus vendues dans l’Hexagone sur les 9 premiers mois 2019 grâce à un tarif bien placé (5000 € de moins qu’une BMW GS 1250 non optionné !). Cette moto s’inspirant des trails des années 80 n’oublie pas les aspects pratiques contrairement à la grande majorité des autres motos néo-rétro…

En 2020, la catégorie des motos néo-vintage ne verra que deux nouveautés avec les très élitistes Triumph Truxton RS et MV Agusta Superveloce.

Ducati Scrambler

Présentée en 2014, la gamme Scrambler de Ducati se décline désormais en 3 cylindrées : 400, 800 et 1100 cm3.

Ducati 800 scrambler Icon
Le simple étrier à quatre pistons Brembo pinçant un disque de 330 mm couplé à un ABS en virage fourni par Bosch est largement suffisant pour arrêter net cette moto de seulement 173 Kg.

La firme de Borgo Panigale a une légitimité historique pour proposer cette Armada de Scrambler.

En effet, de 1962 à 1976 et à la demande de son importateur américain, Joseph Berliner, Ducati a produit une gamme de scrambler monocylindre 4 temps de 250 (1962) à 450 cm3 (1969). D’un point de vue mécanique, il n’y a aucun rapport entre les scramblers d’hier (monocylindres) et ceux actuels dotés d’un V-Twin.

Ducati 400 Scrambler Sixty 2

Le bicylindre en L Ducati de 399 cc délivre de série 41 ch et 34 Nm de couple. La Sixty 2 proposée pour 7.990 € ne souffrira donc d’aucun bridage pour les détenteurs du permis A2.

Ducati 800 Scrambler

Ducati scrambler Icon Dark
L’une des nouveautés 2020 dans la gamme Scrambler de Ducati : L’entrée de gamme Ducati Icon Dark (8.850€).

Cette moto possède de réelles qualités dynamiques grâce à un excellent rapport poids-puissance de 73 ch pour 173 Kg à sec (189 Kg tous pleins faits). Elle est facile à vivre grâce à sa faible hauteur de selle, son empattement court (1 445 mm) et son grand guidon.

Comme toute Ducati, la partie-cycle est très rigoureuse et son comportement est typé roadster en raison d’une jante avant de 18 pouces.

Le couple moteur du L-Twin de 803 cm3 à refroidissement air/huile est de 67 Nm à 5 750 tr/mn. Sa plage d’utilisation idéale se situe entre 3 et 6 000 tr/mn.

Le Ducati 800 Scrambler évoluera sans mal hors des sentiers battus grâce à un bon débattement des suspensions et la monte de pneus Pirelli mixtes. Cet exercice sera quelque peu freiné car, en cas de chute, la note peut être salée…On lui préférera la nouvelle Yamaha 700 Ténéré déjà chroniquée sur Belles Machines.

Notons que le Scrambler italien en 800 cm3 est décliné dans de nombreuses versions : Tangerine Icone (9.550€ ), Icon Dark (8.850€), Street Classic, Café Racer, Desert Sled (11.990 €), Full Throttle (10.950€).

Si l’Icon Dark d’entrée de gamme est plutôt bien placée au niveau tarifaire, le design réussi du Scrambler Café Racer se fait chèrement payer avec 11.990€ !

Ducati 1100 Scrambler

Ducati Scrambler 1100

Apparue en 2018, la firme de Borgo Panigale utilise une motorisation très classique pour chapeauter son offre néo-vintage. En effet, le Scrambler 1100 est propulsé par un L-Twin de 1079 cm3 à refroidissement air/huile et à deux soupapes par cylindre. Ce gros scrambler développe 86 ch à 7500 tr/mn et 88 Nm de couple à 4750 tr/mn et ne tracte que 211 Kg tous pleins faits.

Ducati le propose en trois finitions : 1100 (13.096 €), Special (14.396€), et Sport (15.096€).

BMW gamme Heritage

BMW R nineT

BMW R nineT
BMW R nineT : Apparue fin 2013, c’est elle qui allait lancer les hostilités en matière de motos néo-vintage de grosse cylindrée. Aucune BMW de la gamme Heritage n’est éligible pour les permis A2.

En 2013, le designer suédois Ola Stenegärd fait évoluer la perception de la marque bavaroise auprès des motards en imaginant la BMW R NineT. Grâce à lui, les motos munichoises ne sont plus seulement des motos de flics et de cadres sup’ rêvant de se la jouer grand baroudeur !

L’ensemble des BMW Heritage est animé par le bon vieux Boxer Twin aux cotes carrées de 1170 cm3 doté de 4 soupapes par cylindre et refroidi par air/huile . Il délivre 110 ch à 7 750 tr/mn et 116 Nm à 6000 tr/mn de couple pour un poids à vide de 222 Kg.

En 2020, la gamme BMW « Heritage », autrement dit les motos néo-rétro de BMW, s’appuie sur six motos : R nineT (16.150€), Racer (14.000€), Scrambler (13.950€), Pure (13.00€), Urban G/S (13.950€) et l’édition spéciale R nine T Série 5 (15.050€).

L’offre au sein de la gamme Heritage s’enrichit en 2020 d’un roadster qui rend hommage au cinquantième anniversaire de la première moto moderne du constructeur allemand : La BMW R identifiée code « /5 » et dite « série 5 » sortie en 1970 et produite jusqu’à fin 1973.

BMW R nine T Série 5

Elle ne diffère des autres R nineT que par un traitement cosmétique qui fait la part belle aux accessoires old school : Jantes à rayons, rétroviseurs chromés, un silencieux poli, grippe-genoux sur le réservoir, échappement poli et soufflets de fourche.

Les éléments de carrosserie de cette série limitée sont recouverts d’un bleu électrique baptisé « Lupinblau Metallic » qui est accompagné d’un filet de peinture blanche comme nous pouvions en voir sur les motos du début des seventies.

BMW R NineT Racer

nineT racer : la moto néo rétro selon BMW
Le café racer selon BMW : La R nineT Racer.

Cette moto rend hommage au passé sportif du constructeur avec les BMW Rennsport puis la R90S présentée lors du salon de Paris 1973 et dont le but était de rivaliser principalement avec la Honda CB750.

On regrettera, vue le propos un brin crapuleux de cette machine, l’absence d’une fourche inversée et de freins périmétriques présents sur la R nineT.

Les autres modèles ne sont guère mieux lotis et devront se contenter d’une fourche classique de 43 mm et de freins génériques. Également, quid des jantes à rayons sur le Scrambler! Pourtant, cela fait partie des figures imposées de ce genre de moto…

Triumph

La marque de John Bloor a déployé une Armada impressionnante en terme de motos néo-vintage avec pas moins de 10 modèles répartis dans sa gamme « Modern Classic » proposant différents univers : Bobber, Scrambler, café racer ou vintage.

Désormais, Triumph ne propose plus les Street Scrambler 900 et Street Cup 900. ce choix commercial est très certainement lié à la sortie des Royal Enfield vendues près de 3000 euros moins chers !

La firme d’Hinckley semble se recentrer sur des motos haut de gamme que symbolise parfaitement le département « Triumph Factory Custom« .

Triumph Street Twin

Le bicylindre liquide de 900 cm3 de la Street Twin (dès 9.400€) a été entièrement revu en 2018 afin d’améliorer l’expérience de conduite. En 2020, il affiche 65 chevaux et 80 Nm de couple à très bas régime (3200 tr/mn).

Triumph Speed Twin 1200

triumph speed twin 1200
La Triumph Speed Twin est avec la Street Twin la Triumph la plus vendue dans l’Hexagone.

La Speed Twin, commercialisée en début d’année 2019 (à partir de 13.000€) est le maillon manquant entre le roadster ultra-sportif du constructeur, la Speed Triple, et la Bonneville. Aussi bien d’un point de vue visuel que dynamique, cette moto issue de la gamme Triumph « Modern Classic » se la joue plus Modern que Classic.

Son bicylindre vertical de 1200 cm3 à simple ACT calé à 270° et refroidissement liquide a été retravaillé en 2019 et il produit désormais 97 ch pour 112 Nm de couple présent à bas régime (4.950 tr/mn). Les Scrambler XC et XE profitent également de cette évolution.

Le constructeur anglais a profondément revu la partie-cycle avec notamment la présence de jantes en aluminium de 17 pouces limitant le poids non suspendu. Au final, l’anglaise affiche un poids à sec de 196 Kg soit 10 kg de moins que la Truxton.

Ce roadster, diablement réussi esthétiquement en mariant modernité et passé, reçoit un équipement en rapport avec ses performances élevées soit deux étriers Brembo fixes pinçant deux disques de 305 mm et un jeu Pirelli Diablo Rosso 3.

Moto Guzzi

Moto Guzzi V7 III

moto guzzi carbon V7 III
Moto Guzzi V7 III Carbon (9.999€). Les V7III sont éligibles pour les permis A2.

Le bicylindre en V perpendiculaire à la route de 744 cm3 libère 52 ch à 6 200 tr/mn pour un couple max. de 60 Nm à 4900 tr/mn. Les tarifs de la belle italienne, déclinés en 6 finitions, débutent à 8.599€ avec la Stone pour atteindre 10.549€ pour la version café racer : Moto Guzzi V7 III Racer.

Moto Guzzi V85TT

moto guzzi V85TT
Le trail V85TT est éligible pour les permis A2.

Le Trail V85 TT était la grande nouveauté de l’année 2019 de la firme de Mandello Del Lario . Cette moto défriche une nouveau concept : Le trail vintage.

Elle évoque avec son réservoir de 23 litres et sa motorisation rustique les premiers gros trail bicylindres des années 80 (BMW 80G/S) et les grandes heures du Paris-Dakar.

La Moto Guzzi V85TT est très bien placée au niveau tarifaire (11.699 €) soit quasiment 1500 € de moins qu’un Urban G/S (12.999 €). L’allemande est certes plus puissante (110 ch) mais elle est chichement dotée pour la randonnée comme pour le trajet boulot-dodo. De plus, Moto Guzzi commercialise un kit comprenant une malle et deux valises métalliques qui s’inspire des BMW GS Adventure.

Le V-twin transversal de la V9 Roamer de 853 cm3 a été retravaillé en profondeur par les ingénieurs de Guzzi. La puissance de cette évocation des trails purs et durs des années 80 passe de 55 à 80 ch et le couple moteur de 62 Nm grimpe à 80 Nm dès 5000 tr/mn.

Débarquée en concession au printemps 2019, cette moto a logiquement trouvé son public avec 580 ventes en septembre 2019 grâce à un rapport prix/ prestation de premier ordre. En 2020, elle sera épaulée par la V85 TT Travel encore mieux équipée.

Harley-Davidson Sportster

sportster 1200 iron 2018
Le Sportster 1200 iron ou l’un des meilleurs rapport qualité prix de la gamme Harley-Davidson

Le Sportster est après la Royal Enfield Bullet (1948) la moto qui connait la plus longue production ininterrompue puisque sa production débute en 1957.

L’année 2019 marque une forte baisse de ses ventes de Sportster aussi bien en 883 cm3 qu’en 1200 cm3. Fort logiquement le 883 Iron (10.765€) a disparu du classement des 50 meilleures ventes du fait de la sortie en 2018 du 1200 Iron bien placé au niveau tarifaire (11 290 €) et aux performances toutes autres. Il semble malgré tout que cette offre n’ait guère sédui malgré tout les éventuels bikers. Il en va de même pour le bestseller Forty-Eight (12.590€) bien à la peine en 2019 (-17%).

Royal Enfield

Royal Enfield Continental GT & Interceptor

Ces deux bicylindre de 650 cm3 sortis au cours de l’année 2019 ont naturellement trouvé leur public étant donné leurs tarifs et une garantie de 3 ans. Grâce à ces prix ultra-compétitifs, elles n’ont aucun mal à tailler des croupières à une Triumph Street Twin, une Moto Guzzi V7 ou à une Ducati Scrambler Icon !

Fort logiquement à l’automne 2019, les Royal Enfield 650 Continental GT (6.690€) et Interceptor (6.490€) sont les meilleures ventes sur le marché des motos néo-vintage (18ème place des motos les plus vendues en France).

Royal Enfield Interceptor 650
Royal Enfield a fait le choix de tailles des pneumatiques très vintage. La bande de roulement est de 100 mm à l’avant et 130 à l’arrière, ce qui participe à donner une partie-cycle agile.

Le constructeur de Chenney a donc réussi son pari : Créer une motorisation qui s’inspire visuellement des grandes classiques de l’industrie motocycliste britannique et de la technologie moderne afin de répondre aux normes environnementales actuelles et futures.

Le vertical twin de 648 cm3 à refroidissement air/huile calé à 270° afin de limiter les vibrations produit 47 ch à 7.250 tr/mn et un couple de 52Nm à 5.250 tr/mn. Le cadre double berceau en acier a été conçu par des maîtres en la matière, les britanniques d’Harris Performance.

Cette moto éligible pour les permis A2 est idéale pour les débutants grâce un poids de 202 Kg, une boîte à 6 rapports précise et douce, un embrayage souple et la qualité des équipements annexes.

On pourra regretter la présence de quelques accastillages en plastique et de commodos indigents mais vue les économies réalisées lors de l’achat, rien n’interdit de la customiser au fil du temps.

Royal Enfield Bullet 500 : bien plus qu’une moto néo-vintage

Royal Enfield Bullet Redditch
Ici en finition Redditch

La royal Enfield Bullet apparue en 1948 fait partie des dinosaures de la moto avec son monocylindre de 499 cm3 à longue course (90 mm de course pour seulement 84 d’alésage).

Historiquement, les Bullet (350 ou 500 cm3) ont toujours été de braves utilitaires aux performances modestes. En 2020, cette vraie moto de collection que l’on peut acheter neuve produit 27 ch à 5.250 tr/mn pour un couple de 41 Nm.

L’anglo-indienne conserve son lot d’aficionados puisqu’elle atteint le 38ème rang en terme de vente avec plus de 600 machines vendues durant les neuf premiers mois de 2019.

Kawsaki

Kawasaki Z 900 RS : le diable s’habille en vert

Kawasaki Z 900 RS
Kawasaki Z 900 RS : Coloris Godier-Genoud ou Eddy Lawson Replica ?

La Kawasaki Z 900 RS, dérivée du roadster Z900, après des débuts tonitruants marque le pas. En 2018, elle était la moto néo-rétro la plus vendue en France avec 1260 unités. En 2019, ses ventes chutent de plus de 33% avec 704 immatriculations en septembre malgré des tarifs légèrement revus à la baisse débutant à 11.999€.

Au niveau technique, les ingénieurs de Kawasaki ont parfaitement retravaillé le quatre cylindres de 948 cm3 dans une optique old school. Il est coupleux pour un quatre cylindre moderne (98,5 Nm à  6500 tr/mn) et il demeure toujours la motorisation la plus puissante de ce panorama des motos néo-vintage 2020 avec 111 ch à 8 500 tr/mn.

Kawasaki 800 W : so british

kawasaki w800 2019 street
Kawasaki W800 2019 Street

Contrairement à une idée répandue, cette moto n’est pas la copie d’une Triumph Bonneville. Elle est la descendante de la Kawasaki 650 W1 apparue aux USA en 1966. La 650 W1 était à l’époque une vraie sportive (50 ch.) qui s’inspirait de la BSA A10.

La Kawasaki W650 fait ses premiers tours de roues en 1999. En 2011 et après trois ans d’absence, le bicylindres vertical est de retour sous la forme de la W 800. Elle gagne dans l’opération 98 cm3 et une injection, normes d’homologation oblige. Fin 2016, elle quitte encore une fois le catalogue Kawasaki car elle est incompatible avec la norme Euro 4.

Énième rebondissement lors du salon de Milan 2018, Kawasaki commercialise à nouveau la W900 en 2019. Selon le constructeur japonnais, la W800 2019 ne conserve que 10% des pièces de l’ancienne version et justifie ainsi une hausse de 1000 euros entre les millésimes 2016 et 2019…

Kawasaki W800 Classic 2020
La Kawasaki W800 « tout court » renforce la gamme de cette moto à la mécanique vraiment à l’ancienne. Prix : nc

La Kawasaki W800 conserve les caractéristiques moteur d’une vraie anglaise d’antan. Son bicylindres vertical de 773 cm3 est de type longue course (77×83 mm) et le calage du vilebrequin est à 360°. Désormais équipé d’un disque arrière (homologation Euro4 oblige), le vertical twin produit 48 chevaux à 6.000 tr/mn pour 69,9 Nm de couple dès 4.800 tr/mn.

En 2020, le constructeur de Kobe propose une W800 « sans artifice » ou « tout court » qui est la copie conforme du modèle de 2011 qui fait la part belle aux chromes. Elle complète les versions « Street » (10.049€) et « Cafe » (10.849€).

Toutes trois sont éligibles pour les permis A2 et elles devraient être en concession au printemps.

Indian FTR 1200 : Un pas vers une vraie sportive ricaine

Avec cette moto, la firme de Spirit Lake cherche à se diversifier en proposant autre chose qu’un énième cruiser, bagger ou GT à l’américaine. Harley-Davidson fera de même durant l’année 2020 avec les sorties du roadster Bronx 975 et du trail Pan America 1250.

Indian FTR Rally
Indian FTR Rally 2020

L’Indian FTR 1200 est mue par une version profondément revue du V-Twin à 60° de 1203 cm3 équipant les Scout. La puissance s’établit à 123 ch à 8 250 tr/mn pour 120 Nm de couple à 5 900 tr/min.

Tout comme la XR1200 en son temps, l’Indian FTR 1200 est un roadster plutôt lourd avec ses 222 kg à sec et ceci malgré la présence de carters et de couvercles en magnésium et aluminium.

Contrairement aux préjugés liés aux motos américaines, l’Indian FTR 1200 freine bien en mordant des étriers Brembo et possède une partie-cycle agile et saine grâce à des suspensions de qualité (Sachs). Son bicylindre liquide, grâce à sa forte cylindrée unitaire, possède un vrai tempérament qui n’oblige pas à prendre des tours comme sur les roadsters manga.

Lancé mi-juin, ce roadster exotique a séduit les motards et enregistre 350 immatriculations.

L’Indian FTR 1200 Standard est proposée à 14.690€ alors que la version S qui gagne un antipatinage de série bien utile pour passer la puissance à la roue arrière sera votre pour la somme de 15.990€. Début 2020, les deux racers de Spirit Lake seront seront épaulées par la FTR Rally.

Mash 650 Dirt Track : la moto néo-vintage franco-chinoise

La Mash 650 ou 6.5 est propulsée par le vénérable monocylindre de 644 cm3 à refroidissement air/huile d’une puissance de 40 ch à 6.000 tr/mn pour 54 Nm de couple. Dans les années 90, ce gromono équipait les Honda XR 650 et le trail SLR 650. Désormais, il équipe cette moto pensée en France mais construite en Chine.

La franco-chinoise en livrée flat track est annoncé pour 163 Kg à sec et est proposé sous la barre des 5.500 €. Cette descendante Honda XL500 S de 1979 peut être la machine pour s’initier aux joies du off-road à moindre coût et renoue avec les joies du trail à l’ancienne !

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