Erik Buell refait parler de lui après avoir claqué la porte de Harley Davidson via sa nouvelle entité Erik Buell Racing lancée en 2009.

Rappelons que les motos Buell ont été littéralement « assassinées » par la MoCo en 2008 suite à la crise financière et à la volonté de Milwaukee de se recentrer sur son activité principale : les Cruisers et Tourings.

Depuis ce temps , Erik Buell tente de relancer la production d’un gros cube sportif « Made in USA » et plus largement une gamme de motos qui n’aurait rien à envier à ce qui se fait de mieux en Europe.

Challenge utopique aux pays des gros customs roi ???

Dans sa nouvelle vie Erik Buell a vendu depuis 2010 seulement cent 1190 RS pour la coquette somme de 40 000 $. Ce modèle était issu du prototype « Barracuda 2 » que Buell développa pour remplacer la très disgracieuse 1125 R avant que Harley-Davidson mettent un terme à l ‘aventure Buell.

Un fond d’investissement du nom GE Capital a injecté dans Erik Buell Racing de l’argent qui va lui permettre de créer un réseau de concessionnaires sur le continent nord Américain et d’industrialiser sa production.

buell 1190 RS rotax La première moto de cette nouvelle ère est baptisée  » EBR RX « .

D’après les rumeurs, cette machine serait donc une variante de la RS. Elle serait suivie par la SX, un roadster et enfin l’AX un trail bike.
Toutes utilisent le bicylindre Rotax de 1190 cc. Ces trois modèles rappellent les trois motos vendues par le réseau Harley, il y a moins de 5ans : la XB12R Firebolt, XB12X Ulysse et la XB12S Lightning.

Espérons qu’Erik Buell aura la bonne idée d’embaucher un designer de talent afin que ces nouvelles motos mues enfin par un moteur moderne n’est pas à souffrir d’une esthétique pour le moins que je qualifierais « d’étrange ».

Rappelons que Buell sous l’ére Harley devait utiliser un moteur de Sportster qui malgré ses soins était sous motorisé par rapport à la concurrence et dont l’architecture  était anti-diluvienne (1957 !) : calage des cylindres à 45° , longue course, refroidissement par air et distribution culbutée.

C’est peut être bon pour un custom mais cela l’est nettement moins pour une moto qui a des velléités sportives. Voir aussi le flop du Sportster XR 1200 !

Erik Buell, qui est un ingénieur très respecté par les professionnels outre-Atlantique, reprend les recettes qui ont fait sa notoriété : fluides dans le cadre et bras oscillant ainsi que disques périmétriques.

Avec son nouveau partenaire financier, Erik Buell Racing s’apprête à démocratiser les sport bikes américaines avec un prix qui tournerait autour des 20 000 $ (15 000€).

Pour l’instant, l’exportation vers l’Europe n’est pas à l’ordre du jour.

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