Que le « groupe » des verts  (dont l’importance médiatique est inversement proportionnelle à ses résultats électoraux) ait voté pour le contrôle technique des deux roues lors du vote au parlement européen, on pouvait s’en douter sans être Madame Irma.

Par contre, parmi les soixante quatorze députés français qui ont voté pour l’instauration du contrôle technique (CT), nous retrouvons la totalité des membres du Parti de Gauche et des communistes.

Ce qui est étonnant dans les résultat de ce vote, c’est que toutes les instances européennes ont signalé que ce projet de loi était gangréné par les lobbyistes à la solde des sociétés qui organisent le dit contrôle. En effet, ce futur marché représente la coquette somme d’1,5 milliards d’euro par an !

Les appétits et les lobbyistes étaient lachés dans les couloirs du parlement européen de Strasbourg.

Aucun député, digne de ce nom, ne pouvait ignorer que ce projet de loi était porté par les grandes enseignes du contrôle technique comme l’allemand Dekra . Ce groupe a généré des revenus qui s’élèvent à plus d’2,5 milliards d’euros selon la page wikipedia de cette multinationale.

Il est consternant, rappelons-le, que des partis soit-disant anticapitalistes ou du moins très à gauche, comme le Front de Gauche/Communiste et les verts, votent une loi portée par des multinationales !

Rapellons que selon l’étude MAIDS, les défaillances techniques représentent 0,3% des accidents impliquant les deux roues.

Ce vote démontre encore une fois le décalage entre de beaux discours et les actes de nos politiques. Car le Contrôle technique touchera d’abord les moins fortunés d’entre-nous, l’électorat traditionnel de la gauche avant la mise sous tutelle de ces partis par le petit cercle bobos parisiens. Ne nous étonnons pas si demain les « idées extrêmes » atteignent des sommets…

Source : FFMC