forty eight vs indian scout 60L’Indian Scout et sa versions d’entrée de gamme Sixty (pour 60 cubic inches) se différencient principalement par leurs cylindrées qui passent de 1133 c à 999 cc et l’abandon de la boîte à 6 rapports sur la Scout contre une boîte 5 sur la Sixty.

Le châssis de ces deux motos, un mélange acier/aluminium reste rigoureusement identiques. La Scout « Classique » fait la part belle aux accessoires chromés (caches divers, guidon, logos, etc.) alors que la Sixty se contente d’éléments peints la plupart du temps en noir. La selle en cuir fauve est remplacée par un modèle recouvert de Skaï.

La qualité de fabrication de cette Indian reste tout de même bluffante avec une profondeur de peinture des pièces moteur et de carrosserie digne de motos autrement plus huppées. La qualité de finition est à l’avenant. Aucun fil ou durit ne dépasse ; c’est plutôt très bien pour une Indian soit disant « low cost ».

Du coté de chez Harley-Davidson, le Sportster quelque soit sa déclinaison, on connaît « la musique »: deux roues, un gros moteur expressif, une finition plutôt bonne et puis « basta » !

Au niveau moteur

Entre le Twin à air du Sportster de 1200cc et le moteur de l’Indian Scout, il n’y a pas de « photo finish » en terme de performance !

Le Forty Eight délivre difficilement 69  chevaux contre 78 pour l’Indian Scout Sixty (100 ch sur la Standard). Le couple max. du Sportster 48 de 96 N.m s’établit à seulement 3 200 tr/mn contre 89 N.m pour la Sixty au régime haut perché de  5 600 tr/mn.

Bref, avec ces quelques chiffres, vous pouvez voir que ce sont deux conceptions la mécanique qui se font face.

Le bicylindres de la Sixty s’avère linaire mais il pousse fort jusqu’à 8200 tr/mn. Le Twin liquide à 60° reprendra avec vigueur dès 1500 tr/mn alors qu’il ne faudra pas descendre en deçà les 2000 tr/mn sur le Forty Eight. Bref, il faudra jouer de la boîte sur le Sportster alors que la Sixty est un tapis volant qui enroule sur le couple vers des régimes stratosphériques.

Si l’on s’en tient au niveau des seuls chiffres, le Sportster 1200 est nettement surclassé par l’Indian avec une motorisation dont les grandes lignes datent de près de 60 ans.48 vs scout sixty

Partie Cycle :

La hauteur de selle de l’Indian est l’une des plus basses du marché à tel point que les automobilistes risquent de ne pas vous voir arriver. Des pots un peu plus bruyants comme les Remus (vendus dans un pack stage 1 avec la cartographie « qui va bien ») peuvent aider à vous signaler dans le trafic d’autant plus que le klaxon n’est pas très puissant.

Le poids des deux machines est de 246 kg pour l’Indian Sixty contre 252 kg pour la Forty Eight.

Les deux motos sont très faciles à manier à l’arrêt pour les petits gabarits (moins d’un 1,60 mètres) comme à basses vitesses grâce à des hauteurs de selle comprises entre 643 mm pour l’Indian et 660 mm pour la Harley Davidson et à des centres de gravité placés très bas pour ses deux motos. La hauteur de selle et le centre de gravité très bas facilitent les évolutions à basses vitesses et les manœuvres de stationnement.

Notons que la selle du Forty Eight est plutôt étroite alors que celle de la Sixty qui est digne d’un fauteuil de sénateur.

L’ergonomie de la Forty Eight « datée »  impose une position de conduite légèrement moins naturelle que sur l’Indian.

La garde au sol sur la Scout n’est pas, bien entendu, à la hauteur d’une moto néo-rétro.  Les suspensions Sachs associées à une partie-cycle « bien née » font que ce custom permet d’attaquer les virolos avec une certaine « sportivité ». Cette moto au caractère enjouée pourra vous faire oublier  par moment que vous pilotez un custom.

sportster 48 inidian sixtyLe Forty Eight millésime 2016 a reçu une nouvelle paire d’amortisseurs et un nouveau freinage qui apportent un réel progrès à la tenue de route de la « belle ». Mais les combinés restent limités du fait d’une course de débattement limitée. Entre être belle ou efficace, il faut choisir ! Le freinage du Sportster a progressé en 2016 mais il reste tout de même limité avec un unique disque à l’avant.

En dynamique, l’Indian ne souffre d’aucun défaut rédhibitoire : le freinage est bon et l’ABS fait son travail correctement. L’angle chasse important du cadre, un classique de cette catégorie de moto, assurera une grande stabilité en ligne droite. Le grand guidon permet d’avoir un bon bras de levier en virage.

Le Forty Eight tout comme la Scout Sixty sont équipés de jantes en 16 pouces et chaussés de pneus de tailles similaires (130 pour l’avant et 150 pour l’arrière). Sur l’Indian, on pourra regretter la monte de pneus « Kenda » (monte commune à tous les véhicules du groupe Polaris dont les motos badgées « Victory ») alors que les Harley Davidson sont chaussées en Michelin, bien de chez nous (!) et très nettement supérieur notamment sur le mouillé où il faudra être particulièrement prudent avec l’Indian.

Le Sportster 48 est équipé d’un réservoir de 8 litres qui fait débat. Il participe au succès de ce modèle mais au détriment d’une autonomie ridicule (120 à 140 km grand maximum). Plus pragmatique à ce niveau, la moto de Springfield embarque un « vrai » réservoir de 12 litres qui vous permettra de vous aventurer hors des centres villes.

Au final :

Malgré la norme Euro 4, la Forty Eight (12 290 €) continue à conserver un V-Twin longue course qui génère encore et toujours un caractère bien trempé. Le millésime 2016 progresse en terme de freinage et d’amortissement. De son coté, L’Indian Sixty sera à vous pour la somme de 11 990€.
L’Indian est garantie 5 ans kilométrage illimité ; une première dans le monde de la moto ! Sur ce point, le Sportster 48 marque le pas avec une garantie de seulement 2 ans. Le Forty Eight, de ce coté-ci de l’Atlantique, se vend très bien sur le marché de l’occasion avec une faible décote…