Indian Chief Chopper RSD

Indian Chief chopper Sands : au nom du père

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Roland Sands est le fils d’un grand nom de la custom culture sur base de Harley-Davidson. Son nom est Perry Sands qui fonde en 1970 à Paramount un petit atelier du nom de Performance Machine (PM).

Le Californien se fera un nom en proposant des étriers double pistons (1972) qui améliorent le freinage indigent des machines de Milwaukee puis un produit révolutionnaire dans le monde du chopper : des jantes en aluminium (1975). Ces produits novateurs rencontrent un grand succès puis le renouveau de Harley-Davidson en 1984 avec le V-Twin Evolution fera du modeste atelier, une solide PME .

Mais tout ceci n’aurait pas été possible sans une moto : une Indian Chief chopper de 1946.

Le chopper Indian Chief de Perry Sands

Indian Chief chopper

Perry Sands attrape le virus du chopper en 1967. Il a 19 ans. L’époque et le Golden State sont l’épicentre de la mouvance chopper. L’époque est comme l’on disait « aux expériences » tant mécaniques que spirituelles grâce aux psychotropes.

D’ailleurs, ce chopper Indian porte le nom de «  Peyote Suffer » soit « bouffée de Peyote ». Le Peyote est un petit cactus qui contient de la mescaline, une drogue hallucinogène. Fin de la parenthèse botanique !

Vintage chopper 70's

En 1969 et peu de temps après avoir créé ce chopper, Perry Sands fait une embardée à 140 km/h sur le Pacific Coast Highway suite à la rupture des roulements de la roue avant. Le Californien s’en tire sans bobo, mais son V-Twin est une épave avec un cadre faussé et un réservoir qui n’est plus étanche.

La restauration du chopper Indian Chief

Indian Chief chopper

Un demi-siècle plus tard, le cadre est retrouvé dans une remise. Roland et Perry Sands décident de redonner une seconde vie à cette moto qui forgea leur destin.

Elle est envoyée dans l’atelier RSD à Los Alamitos. L’objectif est de redonner vie au chopper tout en la conservant la patine du temps.

Le chopper Peyote Suffer V2

Perry Sands (Performance Machines ) & Rolands Sands (RSD)

Contre toute attente et malgré les doutes de Perry, le cadre peut être rectifié sur le marbre. Un réservoir peanut Mustang est soudé sur la poutre centrale puis il est noyé dans de la résine en fibre de verre. Cette pratique dite « molding » était très populaire dans les années 60-70 dans le milieu du chopper.

Un Big Twin Indian qui distille de « Good vibrations »

V-Twin Indian flathead

La Chief de 1946 est propulsée par un V-Twin à 42° de 1200 cm3 fourni par le spécialiste en matière de reproduction de pièces pour les Indian à soupapes latérales : kiwi Indian Motorcycles. Pensez à lire l’histoire d’Indian qui relate la longue carrière de la Chief.

Carburateur Linkert

L’alimentation est confiée à un carburateur Linkert qui adopte un filtre à air on ne peut plus stylé. En effet sur le mushroom, nous trouvons la mention « California Über Alles » ( « La Californie Avant Tout »), titre phare du groupe punk les Dead Kennedy’s.

RSD a parcouru les petites annonces pour chiner les accessoires « period corect » comme le mécanisme de kick ou la magnéto Morris. Bien que privilégiant l’authenticité, l’équipe de Roland Sands Design a dû se résigner à fabriquer l’échappement, le réservoir d’huile et le garde-boue arrière.

Une partie-cycle de Grand Tourisme des 40’s

Indian Chief chopper

Nous trouvons une partie-cycle sensiblement identique à une Indian Chief de 1946 avec à l’avant une fourche Girder et à l’arrière des tubes plongeurs. Les Harley-Davidson de ce millésime sont encore équipées d’un cadre rigide…