1960

Le Scooter Topper entre en production. Notons que c’est le seul véhicule de ce type jamais fabriqué par Harley Davidson.

Le Topper se caractérise par une carrosserie en fibre de verre. Il est mû par un 2 temps de 165 cm3 qui se démarre avec un cordon comme une tondeuse à gazon ! Il sera produit à seulement 3000 exemplaires jusqu’en 1965.

harley davidson topper moppedLes ventes aux USA de petites cylindrées s’envolent.

« La British Invasion » (nom que l’on donne au succès des constructeurs britanniques sur le marché US) oblige Harley-Davidson à prendre 50% du capital de Aeronautica Macchi S.P.A, plus connu sous le nom d’Aermacchi.

Le constructeur italien produit d’excellents monocylindres quatre temps en position horizontale en 250 et 350 cm³. Ils seront vendus aux USA sous le nom de « Harley-davidson » et en Europe sous le nom de Aermacchi ou Aermacchi/Harley-Davidson. Ces motos qui ne sont pas considérées comme des « vraies » Harley font malgré tout partie de l’histoire de la marque.

75 % de la production de l’usine de Varese sera exportée outre-Atlantique. Ces machines sont surtout utilisées pour la vitesse ou le cross.

Parallèlement, la Motor Compagny fabrique des deux temps de 175 cm3 utilisées par les teenagers (moped) : Ils se nomment Pacer, Ranger, Scat ou Bobcat.
Le Panhead subit quelques améliorations : Nouveau frein arrière à tambour et au niveau design, le Big twin reçoit un nouveau capotage de phare en aluminium remplaçant avantageusement l’élément en tôle.

Production : 15.728 ex.

1961

Servi-car de 1963 dans une configuration police. Cet engin économique est né au coeur la grande dépression en 1932. Il prendra sa retraite en 1973. Il a toujours été propulsé par le V-Twin 750 lateral

 

Production : 10.495 ex.

1962

Harley-Davidson prend le contrôle de 60% de la société Tomahawk Boat Manufacturing Company ; une société de construction de bateau en fibre de verre. Harley- Davidson a pris conscience de l’importance croissante de ce matériau dans l’habillage des motos. Dès 1953, Tomahawk produit les pièces synthétiques pour la Motor Co.

Production : 11.144 ex.

1963

Willy G Davidson intègre le bureau du style de la firme de Milwaukee. Il sera le grand ordonnateur du renouveau de la marque dans les années 80.

A l’affût des nouveautés du mouvement custom qui s’amplifie dans les sixties, Willie G Davidson (petit fils du fondateur) donnera naissance à beaucoup de nouveaux concepts : La FX en 1970, le XLCR en 1977, la XR 1000 ou la V-Rod.

Production : 9.863 ex.

1964

Roger Reiman gagne les éditions 1964 et 1965 des 200 miles de Daytona.

Production : 13.270 ex.

1965

Le Sportster passe de 6 à 12 volts, ce qui préfigure la greffe d’un démarreur.
1965 est la dernière année de production du bicylindre Panhead. Plus anecdotique, le démarrage électrique fait son apparition sur les Big Twin. le kick est quand même conservé.

le 21 octobre, George Roeder « aux manettes » d’un streamliner ou cigare motorisé par un moteur Aermacchi de la Golden Wing bât le record du monde de vitesse en 250 cm3 à 177.225 mph (285.3 km/h).

En dirt track, Bart Markel remporte le second de ses trois titres en « Grand National « .

Harley-Davidson abandonne son statut d’entreprise familiale en ouvrant son capital.

Production : 25.328 ex.

1966

1966 est un grand millésime pour la Motor Co qui fait (enfin) évoluer son bicylindre. Le V-Twin reçoit un nouveau haut moteur surnommé Shovelhead en raison de ses caches culbuteurs en forme de tête de pelle. Le bas moteur reste inchangé par rapport au Panhead. On parle de Panshovel.

Production : 36.320 ex.

1967

harley davidson serge gainsbourgLe Sportster XLH se voit doté à son tour d’un démarreur électrique optionnel.

Brigitte Bardot enregistre le 45 tours « Harley-Davidson » écrit par Serge Gainsbourg.

Production : 27.202 ex.

1968

Révolution dans l’univers assoupi de la moto avec la présentation de la première grosse cylindrée nippone : la Honda 750 Four dont la commercialisation débutera l’année suivante.

Harley-Davidson élimine le fameux « mousetrap » qui permet de régler la tension de l’embrayage via un système mécanique placé sur le cadre.

Production : 26.600 ex.

1969

La société American Machine and Foundry Company (AMF), spécialisée dans les loisirs (bricolage, Bowling, jeux, etc.) prend le contrôle du constructeur. Son président Rodney Gott est un grand fan de Harley depuis la seconde guerre mondiale.
Victorieux de l’édition 1968 des 200 miles de Daytona, Cal Rayborn double la mise en 1969 sur une KRTT.

Le pilote de San Diego scelle jusqu’à ce jour le palmarès international de la marque sur circuit. Les 200 miles deviennent la chasse gardée des quatre constructeurs nippons.

En flat track, Mert Lawill gagne l’édition 1969 du Grand National AMA.

Le road movie « Easy Rider » ( voir la genèse  des deux choppers du film) , joué par Dennis Hopper et Peter Fonda, remporte le prix de la première oeuvre au festival de Cannes 1969.

Production : 27.375 ex.