Les Harley-Davidson  Street 500 et 750  sont sans aucun doute les motos les plus marquantes depuis la sortie du Softail Evolution en 1984.

Cette dernière allait relancer la marque avec un moteur fiable et un nouveau style grâce aux deux amortisseurs cachés sous le bloc moteur donnant un look de « rigide ». La conjonction de ces deux éléments redonna un nouveau souffle à la Motor Compagny.

Les Street  500 et Street 750 ( qui ne sont en fait qu’une seule machine si ce n’est la différence de l’alésage des cylindres) sont motorisées par un bicylindre en V liquide (Vade Retro satanas !)  baptisé  « Revolution X« .

Cette moto est loin de faire l’unanimité dans le milieu biker et on peut le comprendre…

Mais est elle destinée aux bikers « hardcore « ? La réponse est clairement : « non ! ».

Il est vrai qu’elle propose des solutions techniques qui sont très éloignées de l’histoire de la Motor Compagny et qui plu est, elle n’est pas « made in USA » mais entièrement construite en Inde.

Bref ,le mythe en prend un sacrés coup !!!

L’objectif de cette moto « low cost » est d’aller prendre des parts de marchés dans les pays émergents du sud est asiatique où la griffe « Harley Davidson » fait là aussi rêver.

street flat track harleyLa Street n’est pas encore dans les show rooms des concessions des pays occidentaux (à l’automne)  que les ricains commencent à la préparer , transformant le vilain petit canard en une bécane  cette fois-ci bien encrée dans l’ADN de la firme de Milwaukee.

L’équipe The Speed Merchant a mis à nu la Street 500 pour en faire un racer de Flat Track qui permettez  moi l’expression , « en jette« .

Les étriers de freins sont des Tokico montés radiaux alors que les jantes en aluminium à rayons inox sont fabriquées par Sun. La coque arrière de la Street a été formée dans une feuille d’aluminium sur laquelle se fixe une selle Bates en cuir. Le réservoir a été modifié pour créer un ensemble cohérent. La Street reçoit un jeu d’amortisseurs Öhlins qui la réhausse.

Cone Engineering fournit l’échappement de deux pouces. Notons que le bras oscillant et la transmission finale par chaîne font partis des autres  modifications majeures apportées à ce flat tracker. La moto a été assemblée en deux mois.


Cette préparation montre que l’on peut faire un engin vraiment original et bien dans l’air du temps sur cette base apte à « titiller du virolos ». Malheureusement, cet exercice de style ne sera certainement pas voué à une quelconque production du coté de Milwaukee ! Cette « Street 500 Tracker » ne sera certainement jamais vu par les manitous du marketing et de la stratégie de la Motor C0mpagny.