Bobby Hill gagne sur une Indian Sport Scout les éditions 1951 et 1952 du Grand National (GN).

C’est le chant du cygne pour le constructeur de Springfield qui ferme définitivement ses portes en 1953 et de facto la fin du mano à mano entre les deux constructeurs américains. Nul ne sait qui de Harley Davidson ou de Indian aura pris l’ascendant dans cette rivalité sportive qui aura durée près d’un demi-siècle.

Harley Davidson dicte désormais seul sa loi sur les ovales d’autant plus que Milwaukee dégaine dés 1952 un tout nouveau racer dérivé du Model K : la 750 KR.

KR et KRTT (« R » pour « Racing » et « TT » pour Tourism Trophy) se partagent une géométrie de cadre identique avec notamment une fourche hydraulique.
La KR est la version destinée au flat track alors que la KRTT est élaborée pour les courses sur circuit comme les 200 miles de Daytona. La KRTT possèdent simplement un freinage avant et une suspension arrière ; deux éléments absents des KR de dirt.

L’architecture moteur, commune avec le Model K routier, est nettement plus moderne que feu la WR. Le bi-cylindres est toujours un V-Twin à 45°  mais il diffère par une distribution à 4 arbres à came actionnant les 4 soupapes et un ensemble moteur-boîte solidaire (« unit construction » en anglais). Une technique qui sera d’ailleurs reprise sur le Sportster qui sortira en 1957.

harley WR 750 racer

Ce racer va gagner 12 des 13 Grand Nationaux suivants ; bien aidé en cela par la réglementation de l’AMA qui pénalise les bicylindres britanniques plus modernes grâce à leur distribution culbutée. Ces derniers sont limités à 500 cc.

L’année 1954 voit la naissance du Flat Track moderne. Le titre de « Grand National Championship » (GN) n’est désormais plus attribué au vainqueur de la seule course de Springfield mais c’est désormais un championnat fort de 18 courses à travers tout le pays.

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